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Clensy Appavoo : «Le contrôle des prix n’est pas la solution pour combattre l’inflation»
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Pierrick Pédel  |  20/04/2011

Dans une récente étude de la «Mauritius Employers Federation» (MEF), on pouvait constater l’optimisme des chefs d’entreprise mauriciens. Comment expliquez-vous cet optimisme ?

Tout le monde a confiance dans un nouveau départ économique. Cet optimisme est lié au cadre dessiné par le dernier budget national, qui a annoncé de nouvelles mesures pour relancer l’économie et soutenir la croissance. Il faut également noter que le pire de la crise économique mondiale est derrière nous et que les grandes économies connaissent une reprise. A Maurice, nous constatons un redémarrage, quoiqu’assez lent, de l’investissement, ce qui constitue un signe encourageant. De toute façon, dans les affaires, on est obligé d’avancer. Beaucoup de secteurs ont été obligés de se restructurer et travaillent désormais sur un nouveau modèle de développement. Avec ce «re-engineering», on repart avec plus de confiance.

Justement, comment se comportent les différents secteurs ?

Dans l’agriculture, on connaît toujours des difficultés. On sait d’ores et déjà que la campagne sucrière 2011 va être difficile. Avec la baisse considérable du prix du sucre, le secteur s’est remis en question et on parle aujourd’hui d’une industrie cannière et non plus d’une industrie sucrière. Le tourisme a été affecté par la roupie forte et la baisse des arrivées de touristes. Mais pour 2011, l’industrie hôtelière va sans doute bénéficier de l’agitation en Afrique du Nord. L’Association des restaurateurs et hôteliers de l’île Maurice et la Mauritius Tourism Promotion Authority ont réagi rapidement, et l’offre va être revue et adaptée. Dans la zone franche, nous constatons une reprise. Dans les technologies de l’information et de la communication, l’activité reste soutenue malgré les secousses au niveau des centres d’appels, comme par exemple l’affaire Infinity. Le secteur financier a été le moins affecté par la crise et s’est révélé le plus stable. Dans l’offshore, nous avons toujours cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, avec la menace de remise en cause du traité de non double imposition avec l’Inde. Quant au textile, il reste très dynamique, avec l’objectif de Rs 50 milliards d’exportations d’ici quelques années.

Comment analysez-vous la menace inflationniste ?

Nous sommes dans un contexte de «cost push inflation ». Le problème, c’est le prix des intrants importés. Et il est vrai que le niveau d’inflation a dépassé les prévisions. Mais il s’agit d’une tendance mondiale, avec la hausse des cours des produits alimentaires et du pétrole. Les entreprises sont obligées de répercuter ces hausses de prix afin de maintenir leurs marges qui sont déjà étroites.

Propos recueillis par Pierrick Pédel

Lire l’intégralité de cette interview sur la version électronique de l’express.

 

 

    

Commentaires

Par:-byeaslam
o ti a bien conten si misier apavou ti capave dire moi si ena ban lotel qui dois ceb par million? lexemple bisin vine en haut merci
Par:-Jim
Le dollar s'est déprécié de Rs 35 à Rs 28. Cela compense largement les mouvements des coûts des intrants. Le secteur privé existe pour faire des profits. L’état existe pour ne pas laisser les pauvres gens se plumer. L’état doit agir davantage et casser les monopoles.
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