| | Accalmie à Rodrigues | | | | Modifier la taille du texte: | A | | | A | | |
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| | Par:- Benoît Jolicoeur
On 13/01/2011 |
Les tensions avaient assez duré. Depuis le mois de décembre nous vivons dans un climat politique conflictuel. Il y a d’abord tout ce qui a entouré l’arrestation de l’ancien chef commissaire Johnson Roussety, la guère ouverte au sein du Mouvement Rodriguais (MR) , les départs au sein de l’Organisation du Peuple de Rodrigues (OPR),les spéculations et tractations avant l’accouchement non sans douleur du présent conseil exécutif.
Indépendamment de leurs couleurs politiques, les Rodriguais étaient nombreux à exprimer leur raz le bol devant cette situation d’instabilité qui a duré trop longtemps. Il semble que l’accalmie du moment avant la grosse tempête est bien accueillie. Tout en reconnaissant qu’il y a aussi une impatience pour la tenue de nouvelles élections régionales.
Il faut d’abord se dire que ce que nous vivons n’a rien d’exceptionnelle dans une démocratie. Les tentions politiques existent aussi à Maurice et ailleurs dans le monde. L’instabilité politique n’est pas une spécificité rodriguaise. Mais il nous faut apprendre a tirer des leçons d’une expérience malheureuse afin d’avoir des repères pour agir à l’avenir.
Force est de constater que les deux premiers gouvernements de l’autonomie n’ont pas pu arriver jusqu’au bout de leurs mandats respectifs avec le même chef commissaire. La quatrième année a été fatidique pour Serge Clair et pour Johnson Roussety. Les deux sont réputés pour leur forte personnalité et leur caractère imposant. Les deux sont reconnus pour leur détermination à défendre Rodrigues dans des contextes différents, tout en ayant deux styles différents. Les deux sont critiqués pour leur manière de traiter avec mépris des fois certains collaborateurs, en voulant imposer un style ou une décision.
Gaetan Jhabeemissar dit vouloir dynamiser l’esprit d’équipe. C’est une bonne intention qui va dans le sens de la responsabilité collective. Un élément essentiel dans la pratique de la démocratie. Tout être humain à d’abord besoin d’être valoriser dans ce qu’il fait. Tout être humain a besoin d’espace ou il peut développer au maximum ses potentiels. C’est l’absence de ces éléments qui engendrent frustrations et conflits.
Johnson Roussety a parlé récemment de gestion dictatoriale et de structures obsolètes des partis politiques. C’est souvent les situations confuses à l’intérieur des partis qui plongent le pays dans l’instabilité.
Si les évènements que nous vivons pouvaient nous aider à prendre conscience de l’importance de bien soigner la manière de gérer les groupes humains. Oui cela aussi s’apprend. A moins que certains croient qu’ils ont toujours raisons dans ce domaine. C’est la condition pour que les accalmies successives soient de coute durée.
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| tambour | | | -Monsieur Benoit Jolicoeur met dans le même bateau Serge Clair et Johnson Roussety. Je crois qu’il fait fausse route. Il y a une grande différence entre Serge Clair et Johnson Roussety. Nous connaissons tous quelle est la formation de Serge Clair. Nous connaissons tous son cheminement. C’est quelqu’un qui a su associer la politique et la spiritualité. C’est quelqu’un qui déteste ceux qui font la politique pour leur intérêt personnel. Il reste fidèle à la formation qu’il a reçue. S’il a fait de la politique c’est pour que les rodrigues et rodriguaises soient des hommes et des femmes responsables. Malheureusement il y a certains qui ont fait de la politique avec Serge Clair, non pas pour être au service des Rodriguais, mais pour se servir soi-même, chercher le pouvoir, la grandeur et s’enrichir au dépend des pauvres de Rodrigues. Ceux qui quittent l’OPR jettent la pierre sur Serge Clair parce que tout simplement il n’ont pas essayer d’assimiler pourquoi Serge Clair et les fondateurs de l’OPR ont mené le combat pour l’autonomie de Rodrigues. Ils ont profité de la souffrance des autres pour s’asseoir. Et M. Benoit Jolicoeur accepte ce qu’ils disent pour du pain bénit et se permet de porter un jugement sur Serge Clair
| | | fightman | | | yes benoit.le calme avant la tempete.la facon ki sa zaffer la in tourne li legal mais pa moral.nou make an abuse of democracy.nou bizoin bann leaders pou rodrigues avancer.bann vrai leaders defann zott lidee contre vents et marees pa servi bann gimmicks pou maiontenir zott pouvoir.dommage pou rodrigues avec malheureusement la complicite de maurice pour perdurer ene situation immoral | | | TaZar | | | Tant mieux - en attendant le prochain cyclone. | | | maturite politique | | | Merci pour ce ton de sagesse tres encourageant Benoit. Pour que l’autonomie retrouve ses lettres de noblesse nos principaux leaders doivent pouvoir abandonner certaines habitudes car en politique l’humilité est beaucoup plus porteuse que l’arrogance. Qu’ils cessent d’éloigner des camarades qui ont du caractère et de la personnalité pour s’entourer des béni-oui-oui adorateurs ineptes: car c’est du choc des idées qui jailli des étincelles. Qu’ils aident à la libération des énergies créatrices du Rodriguais envers qui ils doivent également faire preuve de moins d’impulsivités. Une relecture par tout un chacun de la réflexion ‘Réussir l’Autonomie’ des Évêques Catholique et Anglican en l’An 2000 s’avère être nécessaire en ces moments difficiles de notre histoire politique. En janvier 2004 le Premier Ministre de Maurice Paul Berenger disait ceci devant le succès éclatant de l’autonomie: "Mo profondément content du succès de l’autonomie. Rodrigues pé donne ênne leçon de réussite. Enne leçon qui pena prix". C'est dommage que seulement sept ans plus tard un sentiment de ras le bol et d’échec envahi le peuple rodriguais. En Rodriguais patriotique nous devons avoir la profonde conviction qu’il ne faut pas pour autant désespérer de cette situation car presque tout les peuples qui veulent se prendre en charge passent obligatoirement par des moments de crises durant différentes étapes de l'évolution de leurs statuts politique. Ces crises aident aussi à mieux découvrir les capacités et les limites. Maurice elle même a vécu des crises beaucoup plus pires après son indépendance: guerre civile et bain de sang. Le gouvernement d’alors et toutes les personnes de bonne volonté ont réajusté certaines choses, mais a aucun moment il n'a été question de remise en question de l'indépendance de Maurice par les Britanniques ou par qui que se soit. Pour cette raison chaque Rodriguais, a commencé par les leaders politiques, les dirigeants et membres de l’ARR ainsi que les parlementaires devront tout mettre en œuvre pour que personne ne touche à notre autonomie qui contrairement a l’indépendance de Maurice n’a pas été obtenu sur un plateau. C'est bon de se le rappeler: l'autonomie de Rodrigues est le fruit de plus d’un quart de siècle de combat sans relâche. Maurice et Rodrigues peuvent au contraire sortir grandi de cette crise. Comme le disait notre regrettée Antoinette Prudence: « l’autonomie est une grande chance pour Maurice ». Frères politiciens de Rodrigues, surmontez vos différences dans l'intérêt suprême de ce peuple rodriguais qui a généreusement placé sa confiance et sa destinée entre vos mains capables. Mettons une fin à l’autodestruction car l’autonomie c’est plutot l’auto-construction avec l'incontournable autodetermination comme notre ultime destin!
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