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Yusuf Aboobakar: «Les candidats seront libres de signer ou pas le Code»
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Amrish Bucktowarsing   |  11/02/2009

Le président de l’Electoral Supervisory Commission analyse les données autour du Code de conduite électoral.

Après avoir présenté le Code de conduite électoral pour la partielle au No. 9, Yusuf Aboobakar explique l’accueil que le document a reçu, ses implications et les prochaines étapes de l’Electoral Supervisory Commission dans la mise en place de ce Code.


Vous avez présenté le Code de Conduite électoral le 10 février à la presse. Quelle réaction avez-vous eu, depuis, de la part des partis politiques ou encore des instances régionales comme la SADC?

Autant que je le sache, le Mouvement Socialiste Militant se réunit le 11 février pour discuter du code, selon ce que le Commissaire électoral m’a dit. Et je sais aussi qu’Alan Ganoo se dit satisfait des articles du Code. A ce jour, je n’ai eu que des échos positifs. Nous n’avons rien médiatisé encore concernant les autres instances internationales. Les quelques rares critiques que nous avons reçues concernent plus la dimension «volontaire» du code. Des gens nous disent que le code n’a pas de force légale entre autres, mais il ne s’agit que des critiques positives. On est aussi conscient de la nature constitutionnelle de certains droits des candidats. C’est pour cela que nous avons voulu centrer certains articles sur le candidat lui-même. Par exemple, on ne peut empêcher un groupe spécifique d’inviter un candidat à prendre la parole lors d’une fonction restreinte. Mais par contre, on essaie de demander aux candidats de ne pas réunir certains groupes hétérogènes et de tenir des discours dépendant de l’assistance.

Quelle est la prochaine étape? Peut-on dire que nous entendrons de vous à nouveau le samedi 14 février, après l’enregistrement des candidats pour le Nomination Day afin de savoir qui a adhéré au code ou pas?

Oui, nous allons le faire ensemble avec la presse, comme cela se fait d’habitude. Je vais présenter un papier aux candidats, dans lequel ils diront avoir pris connaissance du Code de conduite électoral et qu’ils disent y adhérer publiquement. Ils seront libres de signer ou pas.

Et dans le cas où certains ne signent pas? Vous allez venir de l’avant pour les dénoncer?

La presse sera là de toute façon. Vous saurez de toute manière qui a signé ou qui n’a pas signé. Il se peut même que vous le sachiez avant moi!

A partir de là, vous allez sillonner la circonscription avec votre équipe. Comment vous êtes-vous organisé pour vous assurer que le code soit respecté?

A l’Electoral Supervisory Commission, nous sommes une équipe de sept. Nous allons distribuer le travail et constituer des équipes selon les circonstances. Mais il est clair que nous ne pourrons pas tout faire à nous seuls. C’est pour cette raison que j’ai lancé un appel à tout le monde. Nous ne sommes pas comme des détectives à tout observer! Notre statut tient en deux lignes et demie dans la Constitution. Il faut que des gens viennent dénoncer les pratiques qui vont à l’encontre des principes établis par le Code de conduite. Pendant chaque élection, nous avons des gens qui viennent nous dire certaines choses. Mais, je tiens à leur rappeler que ces délits sont inscrits dans la loi. Qu’ils viennent de l’avant officiellement et portent plainte à la police. C’est facile de dire certaines choses et de formuler des accusations. Mais il faut qu’ils viennent de l’avant. Et je compte sur la collaboration de tout le monde pour cela.

A travers ce code, c’est surtout une culture que vous tentez de changer. Outre les politiques, pensez-vous que l’électorat est prêt à ce changement?

Je pense que l’un entraînera l’autre. Si nous réussissons à responsabiliser les candidats politiques, cela aura inévitablement un impact sur l’électorat. Le Code de conduite est aussi un outil aux candidats pour contrer certaines pratiques auxquelles une partie de l’électorat est habituée. C’est un cycle que nous avons voulu briser. Et si un parti politique décide de le faire, les autres seront forcés de les suivre.


 

    

Commentaires

Par:-Rash
Ki nou p casse la tete avec code de conduite ki volontaire et ki penan aukaine force legale kan ESC mem pa p capave enforce sa ki legale - e.g depense par candidat/parti. Depi election fine declarer, sa mem pli gran problem ESC - code de conduite.
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