vendredi 25 mai 2012
Lexpress.mu en page d'accueil | newsletter | archives | rss
header
Météo Avis de décès Horoscope   
header
Nivedita Nathoo : « Les femmes restent souvent cantonnées aux mêmes activités »
Modifier la taille du texte:A | A

Imprimer

Envoyer

Commentaires

Sauvegarder

Noter l'article

Partager et classer cet article

Pierrick PÉDEL  |  16/03/2011

La «Women Entrepreneur Week» bat son plein. Quel est l’intérêt de ce type de manifestation ?

L’intérêt principal de cette manifestation, c’est de conscientiser les gens. Aussi bien les femmes que les hommes. Il s’agit de faire sortir les femmes de l’ombre, car elles sont très nombreuses à travailler dans de petites structures, dans des secteurs comme la restauration ou l’artisanat, notamment. Grâce aux différents ateliers que propose la Women Entrepreneur Week, les femmes vont apprendre à mieux faire les choses. Elles vont ainsi se familiariser avec le droit, la comptabilité, le marketing, ou encore les facilités proposées par le gouvernement.

Les mentalités ont-elles changé vis-à-vis des femmes entrepreneurs ?

La mentalité est en train de changer. On a compris qu’il fallait donner leur chance aux femmes et leur faire plus confi ance. Les femmes sont beaucoup plus consciencieuses que les hommes. Par exemple, 90 % des femmes remboursent leurs prêts auprès des banques. Ce qui n’est pas le cas des hommes.

Quelles sont les difficultés auxquelles les femmes mauriciennes doivent faire face quand elles veulent se lancer dans les affaires ?

La première difficulté se situe au niveau familial. Les femmes n’ont souvent pas de soutien familial et leur activité de chef d’entreprise affecte la vie de la famille. Et quand l’entreprise se développe, les problèmes grandissent aussi. Pour la femme, le challenge c’est de savoir gérer son temps.

Deuxième problème : il n’y a pas à Maurice de véritable culture de l’entreprenariat. Nous n’avons que trois ou quatre générations d’entrepreneurs. Et nous n’avons pas beaucoup d’exemples de réussites individuelles. Il faut changer d’état d’esprit. Quand j’ai commencé on m’a souvent dit : «Telle personne a pu le faire car elle avait un nom, toi tu ne pourras pas». Mais j’ai pu développer mon activité en persévérant et en travaillant dur. Il ne suffi t donc pas d’avoir un nom et des contacts, quoiqu’un bon réseau de contacts soit important. Il faut d’abord se lancer et démarrer son activité pour pouvoir réussir.

Y a-t-il suffisamment d’informations et de formation pour les femmes qui souhaitent devenir entrepreneurs ?

Il y a beaucoup d’informations et de formations. Il y en a même trop. Mais il faut savoir où aller les chercher. A travers l’Entrepreneurship Support Programme, nous nous efforçons d’aiguiller les responsables des petites et moyennes entreprises, en les informant sur les facilités ou les formations offertes par les différentes institutions du pays. Mais si une personne veut obtenir des informations ou suivre une formation, il faut qu’elle fasse le premier pas.

Interview Propos recueillis par Pierrick PÉDEL

 


(Lire l’intégralité de l’entretien dans le e-paper)


 

    

Commentaires

Par:-arouille
eh oui mme Nathoo, tant que les instances religieuses et gouvernementales offriront aux femmes des cours d'ecoles menageres et de Home economics comment voulez vous que cela change!!
Par:-Tryptophan
...Les femmes sont beaucoup plus consciencieuses que les hommes...Statistiquement parlant, a part des cas exceptionnels, chaque femme qui travaille est deja supportée financièrement par ( au moins ) un homme dans sa famille . S'il est vrai que les hommes sont moins capables de rembourser leurs dettes, c'est parceque les fardeaux de la famille et leurs responsabilités sont bien plus lourds, mais pas parcequ'ils sont pas conscientieux. Statistiquement parlant, les femmes depensent beaucoup plus d'argent dans des achats ( très souvent inutiles) que leurs maris doivent payer.
Par:-Baltazar
Princerakesh a 100% raison. J'ai eu l'occasion d'entendre sur Radio 1 les plaintes d'une dame de Goodlands qui attend plus de 2 ans pour avoir un permis d'opérer son restaurant alors que les autres l'ont dans un jour. Finlay Salesse lui a même proposé ironiquement d'aller en protestation se mettre devant le bureau du Tourism Authority, s'arroser de l'essence pour s'immoler et demander aux responsables qui est le premier prêt à frotter une allumette. J'ai rigolé même si c'est tragique comme je rigole quand j'entends les intentions de Navin Ramgoolam de faire de Maurice un pays moderne. Attendons encore de belle paroles sans actions.
Par:-Princerakesh
I have a young lady friend who has been trying to set her travel agency business for months and to be honest- it is taking her months and months- you just cannot change the way Mauritians work- formalities to get a permit is just amazing and if you know someone- it is done same day while she is waiting for months. How easily you said that there are so many facilities and formation- who gets them??- I wonder if this is the truth!!
Par:-Lélio Wong
Chère Mme. Nivedita, vous êtes jolie et vous avez aussi un joli nom. De quels autre jolis noms et de quel contacts parlez vous ? A L'Ile Maurice il faut prolonger la journée de la femme en semaine. Les enchainements sont visiblement trop nombreux. Difficile à cracker mais possible.
Vos Commentaires open close
Autres interviews
Nikhil Treebhoohun : «Les traités ne sont d’aucune utilité si les entreprises ne s’en servent pas»
Le CEO du «Global Institutional Investors Forum» parle des perspectives pour Maurice en termes d’investissements en Afrique. Il décortique les spécificités du continent, tout en évoquant les forces sur lesquelles Port-Louis peut compter pour aller vers «la dernière frontière».
Feroz Dahoo : «Les gains perçus sur les taux de change n’ont pas bénéficié aux consommateurs»
Le Chief Executive Officer de Thomas Cook (Mauritius) estime que nos dirigeants doivent démontrer « leur capacité à maintenir la stabilité sociale et politique » et « éviter des pertes d’emplois ».
Dominique Dherve : «Ces plantes qui reviennent sont des porte-drapeaux»
C’est un projet tout à fait exceptionnel : ramener des espèces endémiques disparues à la vie et les réintroduire dans nos forêts. L’une de ses chevilles ouvrières nous raconte comment quelques cellules d’une graine peuvent sauvegarder une espèce toute entière et bien plus encore. Le Directeur du Conservatoire botanique national de Brest nous en parle.
 [3]
Jean-Claude de l’Estrac: « Je trouve la nation plus forte que beaucoup d’entre nous s’imaginent »
La nation, la citoyenneté, l’éthique. Ces sujets ne sont pas souvent débattus. Jean-Claude de l’Estrac qui a été éditorialiste, auteur d’ouvrages sur l’histoire de Maurice et ministre de la République les aborde et se prononce avec une clarté qui témoigne d’une réflexion approfondie sur ces thèmes à portée sociétale.
 [8]
Bissoon Mungroo, proche collaborateur de Sir Anerood Jugnauth : «Ramgoolam a piégé le MSM avec Medpoint»
Bissoon Mungroo, proche collaborateur de sir Anerood Jugnauth (SAJ) – le seul à avoir été présent au Réduit le jour de l’annonce de sa démission – affirme que les gens ont peur de montrer leur soutien à l’ancien président de la République par peur de représailles. Presque deux mois après la démission de SAJ, il déclare que ce dernier n’est pas déçu du manque de momentum, mais qu’il est, au contraire, en train de labourer le terrain.
 [12]
Actualités|Sports|Génération Y|Mauriciens d'ailleurs|Opinion|Jobs|Immobilier|petites annonces
Contactez Nous | Code de Déontologie | Vos Commentaires | Sitemap
© Copyright La Sentinelle Limited 2010 | Designed & Hosted By: Designed & Developed By 4C plus