vendredi 25 mai 2012
Lexpress.mu en page d'accueil | newsletter | archives | rss
header
Météo Avis de décès Horoscope   
header
Sada Reddi: «No. 8: Personne ne fait vraiment le branding de son candidat»
Modifier la taille du texte:A | A

Imprimer

Envoyer

Commentaires

Sauvegarder

Noter l'article

Partager et classer cet article

Nazim Esoof  |  09/02/2009

L’historien Sada Reddi analyse les données de la partielle au No. 8.

Quelles sont, selon vous, les particularités de la partielle à Quartier Militaire-Moka?

Il y a effectivement des spécificités à cette partielle. Autant que je m’en souvienne, c’est la première fois qu’un gouvernement ne présente pas de candidat à une partielle. Cela implique que ce sont les partis de l’opposition qui vont devoir découdre entre eux. C’est aussi une partielle qui arrive un an ou un an et demi avant les élections générales, comme c’est souvent le cas. Enfin, il y a une dimension familiale avec l’oncle et le neveu Jugnauth qui s’affrontent.

Est-ce qu’il n’y a pas un aspect référendaire à cette élection. Un électorat qui est appelé à se prononcer suite à une décision de la Justice?

Il est vrai que l’élément qui déclenche cette élection est l’invalidation du siège d’Ashock Jugnauth. Ce dernier se présente à nouveau devant l’électorat. Mais je ne crois pas que les électeurs vont se prononcer par rapport à la décision de la Cour suprême et du Privy Council. Eventuellement, les plus jeunes, étant un peu plus idéalistes, vont être influencés dans leur choix. Mais les autres tranches d’âge n’y verront qu’une partielle comme une autre.

Quels sont les réels enjeux de cette joute?

En fait, on aura droit à une bataille d’interprétations. Beaucoup d’analyses se feront en fonction du fait que le Parti Travailliste (PTr) soit absent de l’élection. C’est un élément qui manque à l’équation. Donc, quel que soit le résultat, on essaiera de comprendre comment l’absence du PTr a influencé le résultat. On essaiera de voir comment l’électorat travailliste s’est positionné. Et celui-ci aura différentes façons de s’exprimer le jour de l’élection. L’abstention, le vote blanc ou le choix d’un autre candidat. Enfin même si le PTr ne s’est pas formellement engagé dans cette élection, il y a encore beaucoup de choses qui peuvent se produire jusqu’au jour du scrutin.

Cette élection ne serait-elle pas aussi le test qui va déterminer les négociations en vue des futures alliances?

Il est vrai que gouvernement et opposition se livrent bataille à travers deux candidats de proxi. Ce qui signifie que le résultat sera utilisé pour le marketing politique par la suite. C’est une occasion d’évaluer la force des uns et des autres. La circonscription du No. 8 se prête bien au jeu puisqu’elle est une région rurale avec des caractéristiques nationales.

Qui, à votre avis, a le plus à perdre dans cette élection?

En effet, j’entends souvent dire que cette élection pourrait être la fin de la carrière politique de l’un des deux plus importants prétendants. Or, je ne crois pas qu’une partielle puisse être aussi déterminante. Il ne faut pas oublier que sir Anerood Jugnauth avait perdu la partielle de Flacq. Cela n’a pas mis fin à sa carrière pour autant. Cette partielle aura son poids au moment des négociations mais elle ne signifiera pas la fin d’Ashock Jugnauth ou de Pravind Jugnauth.

Quelle est votre lecture de la campagne qui est menée sur le terrain?

Il importe de savoir si les partis ont une bonne stratégie et s’ils les mettent bien en place sur le terrain. Enfin, il faudra voir comment ils vont s’organiser le jour du scrutin. Ce sont des éléments fondamentaux de toute campagne. Celui qui fera le meilleur marketing politique l’emportera. Or, à ce chapitre, je trouve que les partis n’exploitent pas les bons discours. A ce jour, je n’ai pas, par exemple, entendu l’un ou l’autre candidat dire à l’électorat du No. 8 que cette circonscription potentiellement verra émerger un futur Premier ministre. On ne joue pas non plus la carte de l’expérience contre la jeunesse. Ou encore celle de la moralité. Personne ne fait véritablement le branding de son candidat.


 

 

    

Commentaires

Par:-Brede
Mauritius will have go through changes, what Obama described in his speach. For US it took 100 years in Mauritius probably a bit less than million years.
Par:-Anand
Excellent thoughts! I think the thirst to become PM on both side is destroying the real political values in Mauritius. It's high time we all think about Mauritius is being ruined by personal motives of politician.
Par:-Sosie
Tres bonne analyse intellectuelle.Tout de meeme je pense que Pravind est en train de jouer une mauvaise carte-le communalisme-lui qui a mille fois crie haut et fort kil etait contre.Je pense que l'electorat est eclaire,il votera sans doute pour ASHOCK-L'homme d'experience et qui a travaille pour sa cirsconscription.Puis aussi,les gens ne sont pas idiots,ils comprennent tres bien ce que ce Pravind veut dire quand il dit que cette election se jouera entre lui et Paul Berenger.Berenger n'est pas candidat a cette election.Il n'y a pas de place pour ceux qui croient et pratiquent le communalisme.
Par:-joy
Good interview! We are very far, unfortunately, to speak about branding. This election is about two people, who both think that they may become Prime Minister. None of them has clearly shown any leadership. What is Pravind claiming? He says that he will be PM sooner or later and that he will not forget those who will help/support him (His interviews in l'Express and MauritiusTimes). People like to live in the polling area of a PM; they benefit a lot from infrastructures. On the otherhand, we have Ashock, who leads a 'small' party. Without the help of the MMM, it would have been difficult to get elected. Will the MMM offer him the post of PM? It not likely at all as the party knows that Ashock has no support in other areas except in Moka & Quartier Militaire. Will his surname win him the leadership of the MMM or can he pretend for the seat of the PM with a 'small' party? God knows! In his campaign, he is telling that he has given jobs to many people, but he does not say where the money comes to sustain the employment of those he offered a job. If we talk about branding, then I can see that we have to use words like 'cemetery dan ou lendroit', 'travail dan l'hopital pour tous' or 'ene future PM dan ou circonscription'.
Vos Commentaires open close
Autres interviews
Nikhil Treebhoohun : «Les traités ne sont d’aucune utilité si les entreprises ne s’en servent pas»
Le CEO du «Global Institutional Investors Forum» parle des perspectives pour Maurice en termes d’investissements en Afrique. Il décortique les spécificités du continent, tout en évoquant les forces sur lesquelles Port-Louis peut compter pour aller vers «la dernière frontière».
Feroz Dahoo : «Les gains perçus sur les taux de change n’ont pas bénéficié aux consommateurs»
Le Chief Executive Officer de Thomas Cook (Mauritius) estime que nos dirigeants doivent démontrer « leur capacité à maintenir la stabilité sociale et politique » et « éviter des pertes d’emplois ».
Dominique Dherve : «Ces plantes qui reviennent sont des porte-drapeaux»
C’est un projet tout à fait exceptionnel : ramener des espèces endémiques disparues à la vie et les réintroduire dans nos forêts. L’une de ses chevilles ouvrières nous raconte comment quelques cellules d’une graine peuvent sauvegarder une espèce toute entière et bien plus encore. Le Directeur du Conservatoire botanique national de Brest nous en parle.
 [3]
Jean-Claude de l’Estrac: « Je trouve la nation plus forte que beaucoup d’entre nous s’imaginent »
La nation, la citoyenneté, l’éthique. Ces sujets ne sont pas souvent débattus. Jean-Claude de l’Estrac qui a été éditorialiste, auteur d’ouvrages sur l’histoire de Maurice et ministre de la République les aborde et se prononce avec une clarté qui témoigne d’une réflexion approfondie sur ces thèmes à portée sociétale.
 [8]
Bissoon Mungroo, proche collaborateur de Sir Anerood Jugnauth : «Ramgoolam a piégé le MSM avec Medpoint»
Bissoon Mungroo, proche collaborateur de sir Anerood Jugnauth (SAJ) – le seul à avoir été présent au Réduit le jour de l’annonce de sa démission – affirme que les gens ont peur de montrer leur soutien à l’ancien président de la République par peur de représailles. Presque deux mois après la démission de SAJ, il déclare que ce dernier n’est pas déçu du manque de momentum, mais qu’il est, au contraire, en train de labourer le terrain.
 [12]
Actualités|Sports|Génération Y|Mauriciens d'ailleurs|Opinion|Jobs|Immobilier|petites annonces
Contactez Nous | Code de Déontologie | Vos Commentaires | Sitemap
© Copyright La Sentinelle Limited 2010 | Designed & Hosted By: Designed & Developed By 4C plus