vendredi 25 mai 2012
Lexpress.mu en page d'accueil | newsletter | archives | rss
header
Météo Avis de décès Horoscope   
header
Ramesh Basant Roi : «Il n’y a pas de politique anti-inflationniste crédible dans le pays»
Modifier la taille du texte:A | A

Imprimer

Envoyer

Commentaires

Sauvegarder

Noter l'article

Partager et classer cet article

Pierrick Pédel   |  02/03/2011

L’ancien gouverneur de la Banque de Maurice se montre très critique envers à la fois le gouvernement et de l’institution qu’il a dirigée. La Banque centrale «se contente de prendre des poses» e t le gouvernement «se donne un genre», estime-t-il.

L’inflation a fait son grand retour, avec la flambée des prix alimentaires. Va-t-elle encore progresser ?

Oui, l’inflation est de retour. Et c’était prévisible, dès le premier jour, quand la gravité du séisme financier a été découverte aux Etats-Unis, en 2007. Les pays touchés n’ont pas eu d’autre solution que la fuite en avant pour sortir de la crise. Cela a impliqué une augmentation de l’endettement et une monétisation des déficits. La littérature économique fourmille d’exemples montrant que chaque crise financière est suivie d’une crise budgétaire. Les Etats-Unis et certains pays européens ont eu recours à la planche à billets pour financer le sauvetage de leur économie.

Cette pratique du «print and spend» a pris des proportions astronomiques dans les économies occidentales ces deux dernières années. Le gouvernement irlandais est le dernier exemple en date d’une utilisation de la planche à billets à l’image du Zimbabwe. La banque centrale d’Irlande s’est embarquée dans un programme d’émission de 51 milliards d’euros pour renflouer l’économie. L’émission excessive de monnaie, combinée à l’explosion de la demande d’une classe moyenne grandissante dans le monde et à la hausse des prix du pétrole, constitue le générateur de tensions inflationnistes. Pour reprendre la terminologie de Paul Krugman – prix Nobel d’économie –, je dirais que le cheval de l’inflation est déjà sorti des écuries pour galoper.

Même si la «Bank of Mauritius» (BoM) décide d’intervenir pour contrer les pressions inflationnistes ?

La mission de la BoM est de lutter contre l’inflation, sans mettre en péril la croissance économique. Nous avons vécu une brève période de taux d’inflation exceptionnellement bas, du fait de la récession mondiale et d’autres forces non-monétaires. Un banquier central, qui devrait avoir une vision plus ou moins fiable de l’inflation à 18 mois, et qui se fait surprendre par une flambée des prix en décembre, voit son rôle réduit à une peau de chagrin. C’est une question de crédibilité. La BoM a d’autres chats à fouetter.

Certains estiment que c’est la politique économique du gouvernement qui porte en elle des germes inflationnistes. Qu’en pensez-vous ?

Ils auraient parfaitement raison s’ils incluaient la BoM dans l’équation. Lutter contre l’inflation, c’est le combat de la BoM. Mais comme ces généraux qui se trompent de guerre, le gouvernement est trop occupé à créer son propre ennemi et à combattre le mauvais adversaire. Il n’y a pas de politique anti-inflationniste sérieuse et crédible dans le pays. La BoM n’a pas de politique, elle se contente de prendre des poses. Le gouvernement n’a pas de programme, il se donne juste un genre.

Propos recueillis par Pierrick Pédel

Lire l’intégralité de l’entretien dans la version électronique de l’express.

    

Commentaires

Par:-Patriot
To Milton. There was no need to be sorry for a supposed slip. It has been just slips throughout from you. Now just read your own Milton's message to Milton again. Don't you see this Milton's hat fits Milton perfectly. Cheers again !!
Par:-Patriot
To Milton. Hmmm ! "..sophism is not my cuppa". Admittedly, sophism is your arrogant clinking glass. " I would rather let you enjoy...". Simply cheap...as always !
Par:-Milton
Sorry for the slip, I meant Patriot. Patriot, here is an overdose of my "effortless sense of superiority": I am afraid sophism is not my cuppa. I would rather let you enjoy the enlightening company of the likes of Ramesh Basant Roi and Rama Sithanen.
Par:-Milton
Milton, here is an overdose of my "effortless sense of superiority": I am afraid sophism is not my cuppa. I would rather let you enjoy the enlightening company of the likes of Ramesh Basant Roi and Rama Sithanen.
Par:-Patriot
To Milton. Your effortless sense of superiority is very revealing indeed. Who cares whether you are in or out of the patriotic club which is Mauritius and the members its people. Like it or not, the hat fits Mauritius well. You seem excited at bheegle's comments that the blame for the MCB/NPF saga should be conveniently placed on the shoulders of Basant Roi whilst the main culprits of the scandal have themselves walked away freely and now joyfully enjoying an actively juicy "retraite" within the same bank. Surely, your cherished Governor, notorious at bedside manners, should at least be cheering his costly sparkling wines with them to celebrate his many "achievements", whilst you feint to ignore with a good dose of comfort the dark political forces at play in such cases. Here, a little knowledge is more than dangerous. You may try to bathe the devil with the best of detergents to give it some kind of appeal, but a devil is. Unless you are yourself the devil in hiding. As inflation scorches the docile public deep to its born, let another round of costly wine bathe the arrogance of the man. Cheers !!
Par:-Kiran Canoo
Instead of criticising each other for their commentaries, instead can this this be used as a platform to critically analyse the contents ex-BOM chief interview instead of criticising the man himself. And please come up with some good and thought after ideas/suggestions
Par:-Milton
Patriot, if the hat fits you wear it my dear! How sad I am not part of your so patriotic club. Anything to add about bheegle's point dear Patriot. kathradaFMM, ever came across the saying a little knowledge is a dangerous thing? I invite you to get a copy of Krugman's tutor Dornbusch "Keys to Prosperity: Free Markets, Sound Money, and a Bit of Luck" for a start.
Par:-Patriot
N'en deplaise aux aigris tels que Stiglitz et Milton, Ramesh Basant Roi est un « no non-sense professional ». Il sait de quoi il parle pour avoir fait ses preuves alors que d'autres ont la critique trop facile et l'esprit negativement tordu dans l'eternité. Les admirateurs de Bheenick pensent toujours qu’ils sont les meilleurs etres humains de la planete, a l'image de leur idole avec son esprit archaic et une langue tronconneuse a l'egard d’autres professionels . Avec leur parfaite maitrise de l’art de creer une inflation galopante, ils trouvent toujours moyens de critiquer afin de masquer la grossiereté de leur connaissance en gestion et leur vision blindée de l’economie. Merci Ramesh Basant Roi.
Par:-bheegle
Basant Roi a lui-même perdu toute sa crédibilité dans l’affaire MCB/NPF et il ferait mieux de se taire... ou nous décrire fidèlement et en détail comment il avait vécu sa gouvernance pendant les semaines suivant la découverte de cette fraude massive. L’Histoire le vaut bien...
Par:-KathradaFMM
I believe that the BoM has conflicting goals. On the one side there is an issue of inflation (inflation targeting being the primary goal, accordingly to BoM's mandate) and on the other there is a persistent issue of the appreciation of the Mauritian Rupee against our trading currencies (Euro and USD mainly). Hence, the stance of the BoM to eliminate excess liquidity of those two major foreign monies in Mauritius in order to curb supply. It would seem that the BoM is actually more preoccupied with the currency stability. If that is the case, the public at large should be made aware of this new fact. However, it is important to know that no central banks in the world have indefinitely been able to target currency stability, on the long run at least. It is important that Mr. R. Bheenik review his copy and assess the perennity of such a policy. In light of the popular unrest in the world, which sparkled with food price inflation, it is important that the Minister of Finance indicates to the Governor the path to follow with regard to the BoM's mandate (if it remains inflation targeting) while maintening and respecting the BoM and Mr. R Bheenik's independence.
Par:-LIWANPO
THERE ARE MAURITIAN NATIONALS IN THE UK WHO ARE HIGHLY QUALIFIED AND CAN MANAGE THE BANKING SECTOR OF OUR COUNTRY VERY WELL. WHY ARE THEY NOT GIVEN THE CHANCE?
Par:-Stiglitz
Wasn't he the guy who kept wanting our rupee depreciated for no reason whatsoever??? Please, give us a break!!!
Par:-Milton
Aap ka naam joker bhi! Il n’y a pas de politique anti-inflationniste sérieuse et crédible dans le pays, look who's talking, a baron-wallah!
Vos Commentaires open close
Autres interviews
Nikhil Treebhoohun : «Les traités ne sont d’aucune utilité si les entreprises ne s’en servent pas»
Le CEO du «Global Institutional Investors Forum» parle des perspectives pour Maurice en termes d’investissements en Afrique. Il décortique les spécificités du continent, tout en évoquant les forces sur lesquelles Port-Louis peut compter pour aller vers «la dernière frontière».
Feroz Dahoo : «Les gains perçus sur les taux de change n’ont pas bénéficié aux consommateurs»
Le Chief Executive Officer de Thomas Cook (Mauritius) estime que nos dirigeants doivent démontrer « leur capacité à maintenir la stabilité sociale et politique » et « éviter des pertes d’emplois ».
Dominique Dherve : «Ces plantes qui reviennent sont des porte-drapeaux»
C’est un projet tout à fait exceptionnel : ramener des espèces endémiques disparues à la vie et les réintroduire dans nos forêts. L’une de ses chevilles ouvrières nous raconte comment quelques cellules d’une graine peuvent sauvegarder une espèce toute entière et bien plus encore. Le Directeur du Conservatoire botanique national de Brest nous en parle.
 [3]
Jean-Claude de l’Estrac: « Je trouve la nation plus forte que beaucoup d’entre nous s’imaginent »
La nation, la citoyenneté, l’éthique. Ces sujets ne sont pas souvent débattus. Jean-Claude de l’Estrac qui a été éditorialiste, auteur d’ouvrages sur l’histoire de Maurice et ministre de la République les aborde et se prononce avec une clarté qui témoigne d’une réflexion approfondie sur ces thèmes à portée sociétale.
 [8]
Bissoon Mungroo, proche collaborateur de Sir Anerood Jugnauth : «Ramgoolam a piégé le MSM avec Medpoint»
Bissoon Mungroo, proche collaborateur de sir Anerood Jugnauth (SAJ) – le seul à avoir été présent au Réduit le jour de l’annonce de sa démission – affirme que les gens ont peur de montrer leur soutien à l’ancien président de la République par peur de représailles. Presque deux mois après la démission de SAJ, il déclare que ce dernier n’est pas déçu du manque de momentum, mais qu’il est, au contraire, en train de labourer le terrain.
 [12]
Actualités|Sports|Génération Y|Mauriciens d'ailleurs|Opinion|Jobs|Immobilier|petites annonces
Contactez Nous | Code de Déontologie | Vos Commentaires | Sitemap
© Copyright La Sentinelle Limited 2010 | Designed & Hosted By: Designed & Developed By 4C plus