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Ricaud Auckbur : «Que personne ne soit laissé pour compte concernant la formation tertiaire»
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Estelle Bastien  |  28/02/2011

«Study In Mauritius» qui vise à encadrer les étudiants a été présenté le vendredi 25 février. Ce service, selon Ricaud Auckbur, directeur au ministère de l’Education supérieure, constitue une passerelle pour le public.

Le ministère de l’Education supérieure a inauguré un nouveau bureau à Ebène, le «Study Mauritius». En quoi consiste ce projet ?

L’ouverture de ce nouveau bureau s’est faite vendredi dernier. Il tombe sous la tutelle du ministère de l’Education supérieure et il a pour but de faciliter l’accès à l’information sur les programmes de l’Enseignement supérieure à Maurice et à l’étranger. Le public aura la possibilité de connaître les ouvertures que les institutions à Maurice proposent et les procédures en ce qui concerne les études à l’étranger.

Pourquoi lancer ce projet maintenant ?

Ce n’est qu’à partir de mai 2010 que le gouvernement a décidé de créer un ministère de l’Education supérieure. Et le moment est propice parce que les résultats du Higher School Certificate viennent d’être reçus. Les parents et les futurs étudiants sont à la recherche de nouvelles possibilités d’études. Ce bureau vise à donner un meilleur service au public.

Votre public ne concerne que les détenteurs d’un certificat du Higher School Certificate ? Qu’en est-il des autres ?

Non. Nous proposons des informations sur les cours qui mènent vers des diplômes ou des maîtrises. Mais nous pensons également à ceux qui n’ont pas atteint le HSC. Nous avons à Maurice une culture élitiste. Par exemple, quelqu’un qui n’a qu’un A-Level peut accéder à des formations supplémentaires. C’est important que les gens sachent qu’il y a des possibilités diverses. La formule classique d’obtenir son HSC, de faire un diplôme et une maîtrise est obsolète. Maintenant on peut faire son SC, suivre des cours supplémentaires pour compléter le HSC manquant et avoir accès à d’autres formations plus poussées. Nous voulons être une passerelle pour le public. Nous voulons nous assurer que personne n’est laissé pour compte. C’est le grand défi du ministère. Si déjà nous arrivons à mieux informer les gens, l’objectif sera atteint.

Nous remarquons également que plusieurs universités étrangères s'affilient aux universités de Maurice ou ouvrent des branches à Maurice. En quoi cela aident nos étudiants ?

Pour suivre des cours à l’étranger, il faut un budget considérable. Il faut compter les frais de formation et les coûts annexes, tels que le logement. Les Mauriciens sont de plus en plus nombreux à vouloir étudier au pays. Avec les partenariats, les étudiants peuvent accomplir le premier cycle de leurs études tertiaires à Maurice et s’ils le souhaitent, les poursuivre à l’étranger. Mais nous avons beaucoup d’étudiants des îles de la région qui viennent étudier à Maurice.

Comment voyez-vous l’avenir de l’Education supérieure ?

Il est clair que nous avons un marché croissant. Les universités offrent davantage de nouveaux cours. Le secteur est très dynamique. Nous prévoyons que le nombre d’étudiants va plus que doubler d’ici à 2020. Et s’il n’y a pas de cours attrayants à Maurice, nos étudiants iront chercher ailleurs. Nous voulons garder nos éléments au pays. D’un autre côté, il faut inculquer la culture de l’apprentissage à vie aux Mauriciens.

Propos recueillis par Estelle Bastien
 

    

Commentaires

Par:-MAQSOOD GULBUL
GOVERNMENT PE GASPILLE L'ARGENT. BANNE INSTITUTIONS EXTERIEURE PE DEJA DONNE ZOTTE SERVICE GRATUIT. CE QUI BIZIN C'EST ENE SERVICE LOCAL POU BANNE COURS LOCALE ET ENE DATABASE POU GAGNE L'INFORMATION LORS BANNE COURS PAYS ETRANGER. MINISTERE BIZIN FRANCHISE SA SERVICE LA. LI POU COUT MOINS ET BANNE DIMOUNE CAPABLE POU MANAGE SERVICE LA.
Par:-Ahmad DEEBEELY
Est-ce que ce monsieur ou le gouvernement peuvent-ils nous dire que font dans la vie les 100 premiers classés en HSC de l'an 2000 à 2005? Combien gagnent-ils par mois? Répondez à ces questions avant de faire du bla bla..
Par:-Ahmad DEEBEELY
Bonjour, Ouvrir un bureau afin de guider les étudiants pour leur études tertiaires, c'est du classique. Il faut reconnaître que les commerciaux des centres de formation font un excellent boulot dans ce sens. Il est inutile de réinventer la roue. L'internet est présent dans tous les foyers. Le problème est bien ailleurs messieurs!!!!! Primo, il faut commencer de doter l'ile d'universités(dans le vrai sens du terme) dont les diplômes sont reconnus dans les quatre coins du globe et à priori dans des pays porteurs d'emplois comme le Canada. Ou encore dans des pays ayant des métiers sous tension (les 'rare skills'). Qui dit internationalement reconnu ne veut pas dire que le sceau mais un développement de personnalité, caractère, savoir faire et maturité du titulaire qui fait honneur à son diplôme. Le monde n'a pas besoin des champions de la théorie et des concepts. Secundo, si le pays veut préserver ses compétences, il faut valoriser les bonnes compétences. Qui est motivé pour faire un Bsc pour être stagiaire dans un ministère pour un salaire de 5000 roupies par mois? Qui veut investir 2 à 3 millions de roupies dans une études universitaire de grande qualité pour se faire embaucher à Maurice pour 10 000 roupies par mois? Car un 'manœuvre maçon' est payé 300 roupies par jour!!! Un 'scavenger' ou 'road mender' municipal gagne le même salaire pour quelques heures de travail par jour. Il vous faut, messieurs les conseillers éducatifs, voir la réalité en face, ne pas créer des faux espoirs chez les parents qui s'endettent parfois pour voir leur enfant être un "gradué" ( doplome universiteur). Parlez la vérité..SVP..par la grâce de Dieu. Laissez la gestion du problème de chômage aux décideurs politiques.
Par:-Tory
Le Ministre Jeetah a fait un bon commencement, et ca vaut la peine de le suivre
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