vendredi 25 mai 2012
Lexpress.mu en page d'accueil | newsletter | archives | rss
header
Météo Avis de décès Horoscope   
header
Eric Ng : «Des mesures du budget ont relancé l’inflation domestique»
Modifier la taille du texte:A | A

Imprimer

Envoyer

Commentaires

Sauvegarder

Noter l'article

Partager et classer cet article

Gilles Ribouet  |  24/02/2011

Les syndicats font front contre la flambée des prix des denrées de base. Cette envolée n’est-elle dépendante que de la conjoncture internationale ou y a-t-il des éléments internes qui peuvent l’expliquer ?

Cette flambée des prix alimentaires est due, pour l’essentiel, à la hausse des prix internationaux. Les inondations, les sécheresses et d’autres intempéries dans nos pays fournisseurs, comme l’Inde, le Pakistan et l’Australie, ont un impact direct sur la production et, en conséquence, sur les volumes d’exportation des denrées de base. Lorsque l’offre chute, le prix grimpe automatiquement face à une demande supérieure. L’île Maurice est dépendante de ces aléas climatiques vu qu’elle importe une très grande partie de ses consommations d’aliments. Ce sont des chocs exogènes qui sont hors de notre contrôle.

En revanche, certaines mesures prises dans le dernier budget ont aussi relancé l’inflation domestique. Les taxes sur la production locale ont obligé les fabricants à monter leurs prix. Ces hausses de prix sont peut-être exceptionnelles, mais le problème est qu’elles ne seront pas suivies d’un retour à la baisse des prix. Finalement, les augmentations de prix peuvent faire boule de neige en ce sens que les producteurs de services relèvent leurs tarifs pour s’aligner sur la hausse du coût de la vie. Par exemple, un dentiste ou un coiffeur seraient tentés de renchérir sur leurs honoraires...

La hausse des cours mondiaux des matières premières ne reflète pas la réalité, dit Olivier de Shutter, rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation de l’Organisation des Nations unies. Qu’est-ce qui explique cette montée en flèche en quelque sorte virtuelle ?

L’augmentation est bien réelle et n’a rien de virtuel. Simplement, des financiers spéculent à la hausse sur les cours des matières premières. La spéculation internationale n’est pas nécessairement une mauvaise chose, car elle oblige les producteurs à réajuster leur offre en accroissant leurs investissements. Par là, le marché agit comme un signal, révélant des informations sur la rareté relative d’un produit spécifique. Une hausse des cours peut indiquer une reprise de l’économie mondiale... Les spéculateurs ne font qu’anticiper les tendances futures.

Les pays en développement comme Maurice sont-ils donc totalement vulnérables aux dérives spéculatives des grandes salles de marché ?

Ce que vous appelez dérive spéculative n’est qu’une prise de position par rapport à l’avenir. Nous sommes tous des spéculateurs, et ce, dans tous les domaines, financiers et non financiers. Un agriculteur qui pense que la saison des grosses pluies arrivera en mars ne fait que spéculer. Il prendra ainsi des dispositions en assurant ses plantations. Mais s’il ne pleut pas en mars, alors il fera des pertes sur son assurance. Nous devons donc être de bons spéculateurs dans notre propre pays, au lieu de voir ce qui se passe ailleurs dans les grandes salles de marché.

Comment l’île Maurice pourrait-elle contenir l’escalade des prix ?

Essayons au moins de contrôler notre roupie pour atténuer la flambée inévitable des prix internationaux. Une dépréciation de la roupie ne ferait qu’ajouter de l’huile sur le feu. Nous devons aussi développer notre agro-industrie sur une plus grande échelle et en utilisant des technologies de pointe. Ensuite, il convient de libéraliser les importations des produits alimentaires pour permettre une plus grande concurrence dans la distribution.

Entrevue réalisée par Gilles Ribouet

Lire l’intégralité de cette entrevue dans la version électronique de l’express.

 

    

Commentaires

Par:-Jim
Après les arguments politiques de certains députés de l'opposition qui mettaient tout sur le dos de notre ministre des finances, finalement des arguments objectifs qui nous éclairent sur la vraie montée de l’inflation à Maurice et partout dans le monde. A force de favoriser les emplois dans le secteur du service et oublier que nous devons manger pour vivre, nous condamnons les agriculteurs à abandonner les champs. Avec la population mondiale qui ne cesse d’accroître, la demande pour les matières premières ne cessera d’augmenter. Si nous ne faisons rien pour changer notre mode de vie ou augmenter la production des denrées de base, cette inflation ira en s’augmentant. Mieux que les theories depassées de Stigltz
Par:-Tryptophan
Une facteur majeure dans la hausse ANNUELLE des prix et du "cout de la vie" est le 13eme mois et bonis de fin d'annee payes a tous les employes. Ce phenomene personne n'en en parle, pour des raisons qu'on peut facilement deviner. le 13eme mois n'est pas seulement inflationniste, mais aussi une mesure extremement injuste (et anti-socialiste): ceux qui touchent deja beaucouip d'argent gagnent plus, et les travailleurs/laboureurs gagnent presque rien en comparaison. Les sans emplois, alors, gagnent rien. Mais les prix augmentent pour tous les Mauriciens . Les prix ont toujouirs tendences de monter apres la Noel, et restent "en haut" jusqu'au nouvel an, chaque annee, en un cycle qui grandi en progressiosn geometriques. DAN MORIS TOU MONTER< EXCEPTER OU KALSON!!
Par:-Jimmy C
Encore sa economiste la? Li bon pour rempli page. Ti bizin mett so photo plus grand. A force trouve li, ou ava croire li mem stiglitz la ca.
Par:-Trance
Enfin un peu de bon sens: Essayons au moins de contrôler notre roupie pour atténuer la flambée inévitable des prix internationaux. Une dépréciation de la roupie ne ferait qu’ajouter de l’huile sur le feu. Nous devons aussi développer notre agro-industrie sur une plus grande échelle et en utilisant des technologies de pointe. Ensuite, il convient de libéraliser les importations des produits alimentaires pour permettre une plus grande concurrence dans la distribution.
Vos Commentaires open close
Autres interviews
Nikhil Treebhoohun : «Les traités ne sont d’aucune utilité si les entreprises ne s’en servent pas»
Le CEO du «Global Institutional Investors Forum» parle des perspectives pour Maurice en termes d’investissements en Afrique. Il décortique les spécificités du continent, tout en évoquant les forces sur lesquelles Port-Louis peut compter pour aller vers «la dernière frontière».
Feroz Dahoo : «Les gains perçus sur les taux de change n’ont pas bénéficié aux consommateurs»
Le Chief Executive Officer de Thomas Cook (Mauritius) estime que nos dirigeants doivent démontrer « leur capacité à maintenir la stabilité sociale et politique » et « éviter des pertes d’emplois ».
Dominique Dherve : «Ces plantes qui reviennent sont des porte-drapeaux»
C’est un projet tout à fait exceptionnel : ramener des espèces endémiques disparues à la vie et les réintroduire dans nos forêts. L’une de ses chevilles ouvrières nous raconte comment quelques cellules d’une graine peuvent sauvegarder une espèce toute entière et bien plus encore. Le Directeur du Conservatoire botanique national de Brest nous en parle.
 [3]
Jean-Claude de l’Estrac: « Je trouve la nation plus forte que beaucoup d’entre nous s’imaginent »
La nation, la citoyenneté, l’éthique. Ces sujets ne sont pas souvent débattus. Jean-Claude de l’Estrac qui a été éditorialiste, auteur d’ouvrages sur l’histoire de Maurice et ministre de la République les aborde et se prononce avec une clarté qui témoigne d’une réflexion approfondie sur ces thèmes à portée sociétale.
 [8]
Bissoon Mungroo, proche collaborateur de Sir Anerood Jugnauth : «Ramgoolam a piégé le MSM avec Medpoint»
Bissoon Mungroo, proche collaborateur de sir Anerood Jugnauth (SAJ) – le seul à avoir été présent au Réduit le jour de l’annonce de sa démission – affirme que les gens ont peur de montrer leur soutien à l’ancien président de la République par peur de représailles. Presque deux mois après la démission de SAJ, il déclare que ce dernier n’est pas déçu du manque de momentum, mais qu’il est, au contraire, en train de labourer le terrain.
 [12]
Actualités|Sports|Génération Y|Mauriciens d'ailleurs|Opinion|Jobs|Immobilier|petites annonces
Contactez Nous | Code de Déontologie | Vos Commentaires | Sitemap
© Copyright La Sentinelle Limited 2010 | Designed & Hosted By: Designed & Developed By 4C plus