| | Où est le rêve ? | | | | Modifier la taille du texte: | A | | | A | | |
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| | Par:- Rabin BHUJUN
On 21/11/2010 |
Mauritius, c’est un dream ! Si le concept « Mauritian dream » est revenu quatre fois dans le discours de vendredi de Pravind Jugnauth, on peine un peu à comprendre clairement à quoi renvoie l’idée du ministre des Finances.Certes, l’on peut nous rétorquer que ce rêve consiste à amener notre économie à produire Rs 1 000 milliards de richesse nationale dans les années 2020. En permettant alors à chaque Mauricien de contribuer Rs 600 000 à cette création de richesse. Oui, mais comment réaliset- on ce rêve ?
Depuis l’indépendance, à chaque décennie, nous avons découvert des ministres des Finances aux styles et philosophies différents. Post 1968, c’est l’interventionnisme de l’Etat qui a, seul, soutenu l’économie. Dans les années 80, c’est une stratégie de croissance industrielle qui a pu fonctionner. Il y a déjà 20 ans, l’accent mis sur la tertiarisation et la modernisation de l’économie a permis au pays d’entamer une nouvelle phase de développement. Enfi n, les années 2000 ont été marquées par la création ainsi que la restructuration de plusieurs pôles économiques.
Durant chaque période, les ministres des Finances les plus emblématiques - sir Veerasamy Ringadoo, Vishnu Lutchmeenaraidoo ou Rama Sithanen - ont marqué de leur empreinte l’action économique de l’Etat. Ringadoo, c’était « l’Etat qui fait tout » . Lutchmeenaraidoo : le dirigisme raisonné adossé à une stratégie de croissance par la consommation. Sithanen : une certaine conception du libéralisme fondée sur l’ouverture économique notamment à travers les investissements étrangers.
Pravind Jugnauth avait semblé avoir trouvé sa philosophie en 2004 avec son projet « Duty- Free Island » . Une réinterprétation de la croissance par la consommation. Dont les deux moteurs étaient l’affl ux massif d’investissements étrangers et le pouvoir d’achat importé de centaines de milliers de touristes. Mais depuis vendredi, Jugnauth semble s’être un peu égaré.
Aux yeux du grand public, le budget ressemble pourtant à un exercice d’équilibre réussi. Lors duquel le ministre des Finances n’a pas renié les mesures jugées bonnes de son prédécesseur. Tout en truffant néanmoins son discours d’annonces davantage politiques qu’économiques ( voir pages 8- 9) . Du coup, l’ensemble paraît décousu. Comme si tout le discours de vendredi avait été construit autour de quelques mesures « rêvées » par Pravind Jugnauth depuis quelque temps déjà.
La prouesse à réussir, semble- t- il, était donc d’intégrer toutes les annonces du ministre des Finances dans une vision globale. Et là, c’est un peu raté. La réintroduction d’abattements fi scaux, l’annulation de la « National Residential Property Tax » , la création d’un ambitieux plan d’accès au logement pour aussi bien les plus bas salaires que les ménages de la classe moyenne supérieure est une chose. Mais encore faut- il que toutes ces mesures soient parfaitement solubles dans une grande vision économique d’ensemble, susceptible de produire des résultats concrets.
Mais « Mauritian Dream » ne semble pas être le premier acte menant à l’inauguration d’une nouvelle phase de croissance économique dans le pays. Celle- ci demeurera d’ailleurs sensiblement la même – 4,2 % du Produit intérieur brut – en 2011. Parallèlement, les chances que le budget Jugnauth attire le même volume d’investissements directs étrangers en 2011 que cette année – Rs 11 milliards – sont quasi nulles. On semble bien loin du rêve chiffré de Pravind Jugnauth pour les années 2020…
La question se pose donc d’elle- même. Et si ce budget 2011 n’était qu’un outil politique visant à tourner la page Sithanen ? Une sorte de solution du milieu en attendant de trouver une vraie vision susceptible de ne pas seulement sonner juste aux oreilles des électeurs.
Mais également de déclencher les grands mécanismes économiques pouvant amener le pays sur la trajectoire de croissance de 10 %. Comme les économies les plus performantes du monde.
Il se peut bien que nous ayons écouté vendredi le brouillon du « rêve » d’un Pravind Jugnauth. Qui semble avoir eu trop peu de temps, entre mai et novembre, pour formuler sa vision et sa stratégie économiques. Si le budget 2011 obéit à une forte motivation politique, attendons donc novembre 2011 pour connaître les vraies idées économiques de Pravind Jugnauth. Entre- temps, le ministre des Finances peut se satisfaire de l’année de sursis qu’il s’est lui- même octroyée.
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| loloki1@yahoo.com | | | les gens pauvres sont satisfaits avec le budget mais beaucoup de gens touchant du 13e mois 14e et meme 15e mois se sentiront toujours pauvres ...bien sur, enfin les gouts et les couleurs ne se discutent pas ... | | | Farouk | | | - Franchement, je reste sceptique quant à l'application réelle des mesures budgétaires annoncées. Trop souvent, les ministres des Finances annoncent en grande pompe de grandes ambitions pour le pays, mais avec la bureaucratie lourde et la procrastination permanente des fonctionnaires et dirigeants, on verra à peine 25% des mesures annoncées être concrétisées à la fin de 2011 !!! De toute facon, un budget n'est pas un programme gouvernemental bis... Si Pravind croit qu'il met en chantier le plan d'action du gouvernement pour les 5 ans à venir, il se trompe lourdement. Si Navin a pu se débarrasser de Sithanen comme une vieille chaussette, il peut en faire de même avec Pravind et ses soi-disant mesures 'populaires'... C'est cela la politique à Maurice! | | | M | | | - C'est simple. Pour faire avancer le pays dans une économie ouverte sur le monde, il faut construire les capacités techniques, commerciales et intellectuelles qui font cruellement défaut. C'est ce que le budget 2011 prévoit. Le budget prévoit aussi la réorientation de nos institutions clés. Ce rêve a une direction claire. Le ministre l'a énoncé par ces trois facteurs du succès dont la productivité, la diversification des marchés cibles et le social. J'espère que cela ouvre les yeux à certains. | | | Starbright | | | The Mauritian Dream should be a national ethos of the republic of Mauritius in which freedom includes a promise of the possibility of prosperity and success.Life should be better and richer and fuller for everyone,with opportunity for each according to ability of achievement, regardless of social class or circumstances of birth.But until then , please keep on dreaming. | | | MBCTV | | | Except that the crux of the matter is very much a party political one! Very much in line with the concept of ‘’coalition government’’ .Not to mention the clash of personalities, leadership…leaders etc.. A look back at the period 2000-2005,illustrates this clash of ideas, personalities perfectly. Berenger chose not to rock the boat in order to allow the MMM/MSM coalition government in place to reach the end of its constitutional mandate.The MSM in between 2000 and 2005 has done everything in its power to block constitutional and electoral reform, much to the annoyance of the MMM. .To date the Sachs/Tandon report remains untouched. Pravind Jugnauth and Navin Ramgoolam are on the same wavelength, when it comes to constitutional and electoral reform…that is NO REFORM AT ALL!
With regards to the present coalition government, Pravind is playing the wise guy and is going along the so called Ramgoolam’s vision. Pravind Jugnauth does not want to do the hard job only to find himself booted out ,at the end if not before the present government’s mandate. A little bit like Sithanen! No wonder the private sector that has ,on the whole welcome Budget 2011,is calling for early and fast implementation of the measures announced. .The private sector has sensed the unease that’s crawling around the coalition.. It must be remembered that the number of elected Labour MP’s is down to 27 as opposed to 35 in the previous government. .Jugnauth has even dared removing he NRPT tax, voted in by the tandem Sithanen /Ramgoolam. The question is whether once again Mauritius will be held hostage till the 2015 election or will Jugnauth allow Ramgoolam to claim all the credit, for all the hard work,that he Pravind will have put in.RE- THE ‘DREAM BROUILLON’ as Rabin Bhujun puts it.
Should Mauritius insist for a government of national unity, instead,to really push itself forward?
| | | Baltazar | | | Peut-on semer sur une terre aride en période de sècheresse et espérer une bonne récolte ? Seulement quand on croit aux miracles. Dream Mauritians, dream ! You have nothing to gain or to lose. The winner for the next lapse of 5, 10, 15 years will be Navin Ramgoolam. Unless you stop believing in miracles. | | | Auguste | | | Entre des discours rhétoriques et la réalisation des programmes économiques pour faire avancer le pays, il y a hélas un écart énorme. L'actuel ministre des Finances est ministre parce qu'il est le chef d'une famille politique. Idem pour le Premier ministre. Il suffit d'être fils d'un ancien pour se qualifier d'office pour le poste de ministre. Mais qu'en est t-il de leur capacité de gérer le pays? Nulle. Ils sont là où ils sont tout bonnement parce qu'il y va de leur intérêt personnel. Tout le reste: visionnaire, administrateur, patriote, motivés pour le bien général, c'est du hocus pocus. Quant au rêve de faire venir des touristes par millions, simple question: où les loger? Facile à prononcer des beaux discours, le fond reste tout autrement. Dommage qu'il soit ainsi. A qui la faute? La population. Elle a ce qu'elle mérite. Elle se plaint de ce qui passe, sans pour autant qu'elle exerce son pouvoir de renvoi. Ah! Si seulement il y avait une population homogène...! | | | IntelloLimité | | | Ce budget porte vraiement l'empreinte de Navin Ramgoolam car il y a une consistance indéniable. Lors du premier budget 2006 par Rama Sithanen, le but ultime était de réaliser tous les reves en 2015 - soit le lont terme de ... 10 ans. Il y a eu le chiffre de 2 millions de touristes etc.... Pour le nouveau gouvernment de Navin elu en 2010, le cap a guetter est maintenant logiquement 2020, toujours le long terme de 10 ans. Puisque le gouvernement a un peuple docile, pourquoi faire autrement? La première carotte a marché, pourquoi pas la seconde? Espérons que l'on va prendre la carotte autre part. | | | Vernon | | | Les imbeciles qui se reconnaitront ont vu la lumiere a travers Sithanen! D'autres feront la meme chose avec Pravin Jugnauth maintenant. | |
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