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Paul Jones (CEO de Naïade) : «On voudrait se positionner sur le 4 à 5 étoiles»
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Karen Walter  |  14/02/2011

Après une précédente année dans le rouge, quelles ont été vos stratégies gagnantes ou les circonstances qui ont contribué à cette reprise du groupe Naïade ?

Depuis mon arrivée en octobre, le travail a été sans relâche. Mon premier objectif a été d’analyser la distribution il nous était impératif de consolider nos relations avec tous nos partenaires. Le but était de revoir nos relations avec nos partenaires principaux et optimiser les ventes. Nous avons diversifié nos marchés aujourd’hui les Chinois constituent les premières arrivées touristiques aux Maldives par exemple. Aussi, à Maurice, nous avons réduit notre dépendance sur quelques marchés et segments, c’est une bonne façon de réduire les risques. Ces stratégies ont clairement payé. Notre part de marché a évolué entre 18% et 35% dépendant des hôtels.

Après la vente des murs de Le Récif à la Réunion, c’est au tour de Le Tropical de quitter votre cercle d’établissements hôteliers. Est-ce que cela fait partie de votre plan d’action afin de lever le Rs 1 milliard visé pour faire face à l’endettement de Naïade ou à une réorientation stratégique ?

Il s’agit pour nous de continuer notre stratégie de restructuration. A long terme, on voudrait se positionner sur le 4 à 5 étoiles. Le Tropical n’entre pas dans la stratégie de long terme du groupe. Le conseil d’administration et la direction travaillent aussi sur la cession d’autres actifs non stratégiques qui permettront au groupe de se focaliser sur ses segments d’activités porteurs et de réduire son endettement. Nous avons bien l’intention de vendre les murs de Le Récif mais ce n’est pas encore finalisé.

Qu’en est-il du « Rights Issue » d’un montant de Rs 450 millions à Maurice et de Rs 390 millions à l’hôtel Diva aux Maldives, que le groupe comptait effectuer dans le cadre de sa restructuration financière ?

Vous noterez que la majeur partie des actionnaires ont souscrit à l’offre ce qui est un signe très encourageant et un gage de confiance. Naïade a procédé à une émission de droits pour 27 777 777 actions ordinaires et des 50 000 000 d’obligations convertibles à 9%. Le premier versement de l’émission des droits de souscription de NRL (actions et obligations convertibles) pour un montant de Rs 500 M a été reçu en décembre 2010 et a été utilisé afin de réduire la dette bancaire, en ligne avec le plan de restructuration. La deuxième tranche de ce versement sera reçue le 31 mars prochain. En ce qui concerne Diva, aux Maldives, une assemblée spéciale est prévue le 21 février pour voter le Rights Issue. Cette émission de droits sera suivie par nous pour un montant de US $ 5,2 M et Naïade a décidé de souscrire aux actions à hauteur de US $ 5,3 M.

Quelles sont les autres options que vous avez déjà identifiées afin de vous repositionner dans le secteur hôtelier?

Pour des raisons stratégiques, nous ne pouvons évidemment pas dévoiler nos projets à court terme pour le groupe, mais nous pouvons vous dire que nos différentes équipes travaillent d’arrache-pied sur tous les fronts. La vision globale pour Naïade est de devenir la référence dans l’industrie hôtelière à Maurice et dans la région. Nous avons plusieurs hôtels afin qu’ils répondent aux différents besoins de la clientèle, mais nous ne faisons jamais de compromis sur la qualité. Our focus is quality !

Nous remarquons une vaste opération de recrutement dans vos hôtels en ce moment, est-ce que les critères d’embauche sont aujourd’hui beaucoup plus rigides que dans le passé ? Si oui, quels changements ont été apportés ?

Mon style de leadership a toujours été basé sur l’égalité des chances pour moi, il n’y a rien de plus valorisant pour l’employé que de savoir que sa société va le juger que sur sa performance et son attitude et rien d’autre. Je suis toujours à la recherche de gens qui ont cette soif de connaissance et qui partagent leur enthousiasme à toute l’équipe. On évolue dans un secteur où le facteur humain est primordial. I like those who walk the talk.

Propos recueillis par Karen Walter

    
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