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Vijay Ramgoolam : «Le PMSD a trop de pouvoirs»
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  |  29/01/2011

● Ce n’est pas la première fois que l’on vous révoque ou que vous vous brouillez avec des gens. Pensez-vous avoir un problème relationnel ?

J’imagine que vous parlez de mes problèmes avec les ministres Soodhun et Jeetah. Je suis un fonctionnaire avec des convictions et des principes. Et quand je pensequ’il y a un problème, j’attire l’attention du ministre là dessus et le conseille.

● Donc, vous n’avez pas de problèmes relationnels ?

Ce que vous appelez problèmes relationnels découle de l’objection de ces gens quand vous vous exprimez.

● Un fonctionnaire n’a-t-il pas un devoir de réserve ?

Il a un devoir de réserve par rapport à la presse et au public. Mais pas envers son ministre. Il est plutôt de son devoir d’exprimer son opinion.

● Mais, il doit reconnaître que c’est le ministre qui décide...

Oui, bien sûr. S’il vous demande de faire quelque chose, vous ne pouvez refuser, sauf si c’est illégal. Le problème, c’est que quand vous donnez votre opinion à certains ministres, ils pensent que vous êtes en train de contester leur autorité.

● Vous vous êtes brouillé avec le président de l’association des PME, avec des clients de la SMEDA et, récemment, avec les membres du Board de la SMEDA. Quel est le problème ?

Il est normal d’avoir des prises de bec avec des membres d’un Board ! C’est le cas dans tous les conseils d’administration. Le ministre Michael Sik Yuen s’est servi de cela comme prétexte pour me révoquer.

● Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

Je ne sais pas ce qu’ils sont allés dire au ministre, tout ce que je sais c’est que le ministre n’a jamais demandé au président du Board, Varen Andee, ce qui s’est passé à cette réunion du conseil d’administration. Les détails ne l’intéressent pas. Il utilise cet incident comme prétexte parce qu’il a un agenda.

● Quel est cet agenda ? Nommer un de ses amis à votre place ?

Je ne sais pas, mais j’ai entendu des rumeurs à ce propos. Je demande au ministre, à son PS, Asha Burrenchobay, et au Permanent Assistant Secretary, Mubarak Boodhun, de venir dire publiquement ce qu’ils me reprochent. Ils en seront incapables.

● Je n’avais pas l’impression que le poste de directeur de la SMEDA était un siège éjectable.

Ils ont invoqué l’article 113 de la Constitution qui a été voté en 1982. Celui-ci dit que quand il y a un changement de gouvernement et que le nouveau gouvernement estime ne pas pouvoir travailler avec les personnes en poste parce qu’elles sont trop loyales envers l’ancien régime, il peut les licencier.

● Ils vous accusent de trop de loyauté envers l’ancien régime ?

C’est ce qui est dit à l’article 113 ! Ce qui m’étonne, c’est que c’est le même Premier ministre qui est à la tête du pays !

● Mais pas le même gouvernement.

Peut-être, mais il faut situer le contexte.

Quand on dit gouvernement différent, on parle d’un parti différent qui gagne les élections et d’un nouveau Premier ministre.

● Vous considérez-vous comme un travailliste ?

Oui.

● Ne trouvez-vous pas bizarre qu’un travailliste soit révoqué alors que le PTr est au pouvoir ?

C’est ce que tout le monde est en train de dire.

● Que veut dire tout cela alors ? Je croyais que le PMSD n’avait aucun pouvoir dans ce gouvernement ?

Je crois au contraire qu’il en a trop !

● Et c’est le PMSD qui a un problème avec vous ? Ou bien les rouges utilisent le PMSD pour vous faire partir ?

Je ne sais pas, je ne sais même pas pourquoi j’ai été révoqué.

● N’oublions pas que c’est sous un gouvernement travailliste que Jeetah vous avait renvoyé...

Et n’oublions pas qu’après le remaniement ministériel en 2008, le Premier ministre avait remplacé Jeetah par Mahen Gowressoo.

Et, le Premier ministre m’avait personnellement demandé de reprendre mon poste.

● Pensez-vous que Michael Sik Yuen a pris seul la décision de vous révoquer, sans en parler au Premier ministre ?

Selon mes informations, la question n’a pas été soulevée au Conseil des ministres.

● En 2008, quand Jeetah vous a demandé de «lev pake ale», un groupe de lobbyistes sectaires vous avait soutenu. Vous ont-ils laissé tomber ?

Je leur ai dit que je ne voulais pas qu’ils me soutiennent. Je n’ai besoin de personne pour me défendre. Je tiens à préciser que ce sont eux qui sont venus vers moi, pas le contraire.

● Vous avez laissé entendre que vous comptiez vous joindre au MMM. Pourquoi ?

J’ai dit que j’allais faire de la politique. Le MMM étant dans l’opposition, c’est un choix parmi d’autres. Je ne vais pas faire de la politique par frustration ou pour devenir ministre je veux aider le pays parce que j’estime que j’ai une expertise et une expérience longue de 39 ans. Je veux faire de la politique autrement. Si je vois que le MMM a les mêmes convictions que moi, pourquoi pas ?

● Je croyais que la seule conviction du MMM était de rejoindre le gouvernement...

Je ne peux arriver à cette conclusion sans leur parler. Une impression n’est pas nécessairement la vérité. Si je vois que cela ne va pas marcher, je pourrai toujours créer une troisième force. Avec des gens sincères, car je pense qu’il faut une personne forte et compétente pour régler les problèmes du pays. Par exemple, j’ai mis 2 h 20 pour aller de Souillac à Port-Louis. C’est un scandale.

● Vous dites que Navin Ramgoolam n’est pas compétent pour diriger le pays ?

Ce n’est pas ce que je dis. Je ne fais que dire qu’il y a des choses inacceptables qui se passent.

● Maintenant que vous pouvez vous exprimer, dites-nous ce que vous pensez de l’affaire MedPoint.

Je ne pourrai commenter là dessus maintenant, mais il n’y a qu’à écouter ce que les gens disent.

● Pourquoi ne pouvez-vous rien dire ?

Il y a une différence entre ce qui est légal et moral.

● Cela vous étonne qu’un gouvernement travailliste accepte cela ?

Je ne sais plus ce en quoi ce gouvernement croit ou non.

● Depuis quand vous considérez-vous comme un travailliste ?

Quand j’ai eu des ennuis avec Soodhun en 2004 et qu’il a fait résilier mon contrat à la BOI pour m’envoyer au ministère de l’Industrie.

C’était un manque à gagner de Rs 15 000 par mois. J’ai réalisé qu’on ne pouvait pas faire confiance au MMM et au MSM.

Vous avez alors changé de camp et êtes devenu travailliste ?

Oui, en croyant que nous allions avoir un meilleur gouvernement. J’avais l’espoir que quand les travaillistes arriveraient au pouvoir, les choses allaient marcher. De 2005 à 2010, beaucoup de choses ont marché. C’était un plaisir de travailler avec Mahen Gowressoo. Il disait toujours oui quand il y avait des projets pour aider les petites gens.

● Maintenant que les rouges vous ont déçus, il y a une possibilité que vous virez au mauve ?

Oui, mais avec l’assurance que les choses soient différentes.

 

    

Commentaires

Par:-jack
meme zafer r dinesh ramjuttun sa.li pu fini couma dir bulldozer in passe rli
Par:-le patriote
mr ramgoolam est ce qu'on appelle un cheval de troie en jargon informatique ce qui veut dire qu'on peut pas critiquer certaines choses si on a pas été a l'intérieur du système ou si on a pas travaillé pour le système,les gens voudraient que vijay ramgoolam soit un yes man ce n'est pas le cas,d'ailleurs son accrochage avec des incompétents comme jeetah et les autres soodhun en disent long ,je me rappelle que la veille des élections en 2010 il disait qu'il y a tellement de choses qui ne marchent pas bien ,comme disait un auditeur ,si l'ile maurice avait au moins 10 comme lui qui crache la vérité l'ile Maurice serait autre.si mr rammgoolam avait envie de mener la belle vie comme certains, il l'aurait déjà fermé en 2001 et en 2007car il savait ce qui l'attendait ,a bon entendeur salut.
Par:-NAM
LI bien sagrinen ki dimoine ki frustre ek pouvoir ki p rod changement. To to korek kan ti monsieur le directeur, mais aster la narien pa bon pour monsieur la. trajet soillac a port-loius vine so battaille ... GOD BLESSE!
Par:-Cannonball
SI Le PMSD a trop de pouvoirs!!! LE LION DOIT RUGIR
Par:-Nash 2
Li pe decouvert l'Amerique lors map sa bougre-la.Et li pou alle faire politique par revanche personel et non par conviction.Encore ene adherent de rodere boute united party.Cry the beloved country.
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