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Cyril Mayer : «Nos résultats financiers dans le sucre ne sont pas à la hauteur de nos performances»
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Pierrick Pédel  |  26/01/2011

Le managing director d’Harel Frères estime que même si le prix du sucre sur le marché mondial est plus élevé que celui obtenu de Sudzucker, le prix européen finira par s’ajuster.


Comment qualifieriez vous la campagne sucrière qui vient de s’achever ?

Bonne dans l’ensemble. Le «factory area» de Belle-Vue a produit quelque 713 000 tonnes de cannes de bonne qualité, grâce notamment à la décision du Control Board d’augmenter le niveau minimum de pureté à 72 %. L’usine a fonctionné de manière satisfaisante l’extraction a été bonne, à 10, 5%, et 74 700 tonnes de sucre ont été produites et converties en sucres spéciaux de qualité irréprochable. Cette campagne confirme Belle-Vue comme la référence en matière de sucres spéciaux à Maurice. Seule ombre au tableau : les prix bas que nous obtiendrons cette année feront que les résultats financiers de nos activités sucrières ne seront pas à la hauteur de notre excellente performance technique.

Les cours mondiaux du sucre ont flambé. L’industrie locale doit-elle regretter d’avoir signé l’accord d’exportation à prix garanti avec Sudzucker ?

Il est vrai que le prix du sucre sur le marché mondial est plus élevé que celui que nous obtiendrons de Sudzucker cette année, mais c’est une situation nouvelle et surtout exceptionnelle. Je ne pense pas que nous devrions pour autant nous désengager du marché européen qui, à long terme, a été et,à mon avis, restera le marché sucrier le plus stable, tout en étant le plus rémunérateur. De toutes façons, je suis convaincu que si le prix mondial devait rester à ces niveaux de manière durable, le prix européen s’ajusterait en conséquence.

L’industrie sucrière a développé les sucres spéciaux. Quelle est leur part dans le chiffre d’affaires du secteur ?

Ces sucres ont pratiquement été «inventés » à Maurice, il y a plus de quarante ans de cela, et notre groupe en a été le pionnier. Le contrat avec Sudzucker permet à l’industrie sucrière mauricienne de produire jusqu'à 120 000 tonnes de sucres spéciaux en 2010, 110 000 tonnes ont été produites sur une production totale de 452 000 tonnes. Ces sucres sont très prisés à l’étranger et attirent une forte prime par rapport au sucre blanc raffiné. Les sucres spéciaux sont appelés à un avenir très prometteur, dont Belle-Vue sera l’acteur principal.

Lire l’intégralité de l’interview sur le e-paper de l’express.

    
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