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Afsar Ebrahim : «Maurice est en retard sur son positionnement en Afrique»
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Pierrick Pédel  |  12/01/2011

L’expert-comptable associé de BDO estime que «le pouvoir financier est passé de l’Occident à l’Orient» et qu’il faudrait «un changement d’attitude envers le business model».


Comment voyez-vous l’année 2011 ?

2011 devrait être une année pleine d’opportunités, malgré de nombreux challenges. Notre principal marché, l’Union européenne (UE), va certainement persister dans sa voie «morose». De plus, on assistera à une «guerre des monnaies», qui influera sur la volatilité des taux de change. L’agro-inflation, résultant du manque de production, alimentera l’augmentation des prix des produits primaires dans l’agro-industrie. Le prix du pétrole peut avoisiner les $100 le baril, le taux d’intérêt peut accroître pour contenir le taux d’inflation et les risques souverains montant en flèche ne sont pas à exclure, d’autant plus que certains pays peuvent se retrouver dans l’incapacité d’honorer leurs engagements de dettes. De ce fait, 2011 devrait être une année riche en événements.

Les turbulences en Europe constituent-elles une réelle menace ?

L’UE va enregistrer un nouveau ralentissement. En effet, le Vieux Continent connaît «un développement à deux vitesses». L’Allemagne reste le moteur de l’économie européenne alors que la France stagne. Les pays composant le PIGS (Portugal, Irlande, Grèce et Espagne), luttent pour régler leurs problèmes de solvabilité. Cela représente une menace majeure, car les mesures d’austérité entreprises auront un impact sur le pouvoir d’achat et la demande. Cependant, Maurice étant un petit acteur, le pays est beaucoup plus agile et flexible pour répondre aux petites commandes et aux plus petites attentes du marché. Cela créera une excellente ouverture pour notre pays afin qu’il se positionne comme le «niche player» et ainsi propose un service de qualité. L’Europe de l’Est reste aussi un marché plein de promesses, jusqu’ici inexploité.

On conseille souvent aux responsables mauriciens de plus se tourner vers l’Asie. Qu’en pensez-vous ?

Ce n’est plus une question de choix mais de nécessité. Le pouvoir financier est passé de l’Occident à l’Orient. La richesse et le pouvoir d’achat y sont en hausse constante. Cependant, au-delà de notre histoire et de notre culture nous reliant à l’Asie, la pénétration de ces marchés demeure compliquée. Cela requiert, entre autres, un changement d’attitude envers le «business model», une évolution au niveau de l’offre de nos produits, une autre conception des services et aussi l’injection d’un budget significatif dans le marketing de nos produits…

Lire l’intégralité de cet entretien sur le e-paper de l’express.

    
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