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Raj Tapesar : «La Bourse devrait continuer à progresser »
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Pierrick PÉDEL  |  05/01/2011

Le Managing Director de MCB Stockbrokers commente le bilan  de la bourse de Port-Louis en 2010 et fait part de ses  attentes pour l’année en cours.


● Quel bilan tirezvous de l’année boursière 2010 ?

En termes de performance, c’est un bilan très honorable malgré un contexte international marqué par des turbulences, notamment en Europe. Les volumes de transactions ont été satisfaisants avec une moyenne quotidienne de Rs 45 millions.

On a pu constater que les entreprises cotées, à l’image de Naïade ou de Savannah, ont utilisé la Bourse pour se refinancer. 2010 aura donc été une année positive tant en termes d’animation que de restructurations.

Y a-t-il eu des surprises ?

La grande surprise, c’est le rôle joué par les valeurs de second rang. Auparavant, les blue chips tiraient le marché mais, en 2010, ce sont les sociétés présentant une plus faible capitalisation qui ont soutenu la tendance. Ainsi, le SEM-7 (indice qui regroupe les 7 plus grosses capitalisations, NdlR) n’a progressé que de 1,7 % sur l’année alors que le SEMDEX, qui est un indice plus large, s’est envolé de 16,6 %. Sans parler du SEMTRI, l’indice de rendement total, qui a gagné 20 %. Cela veut dire que les
transactions ne se concentrent plus uniquement sur les grandes valeurs et que les «mid cap» commencent à jouer un rôle non négligeable.

A noter aussi que les actionnaires mauriciens sont désormais plus conscients de leurs droits. Ils sont notamment plus présents et moins passifs lors des assemblées générales. Ce qui pousse les compagnies à une meilleure gouvernance.

On constate d’ailleurs que les sociétés cotées mettent plus l’accent sur la création de valeur pour l’actionnaire.

Qu’en est-il des déceptions ?

On peut déplorer qu’il n’y ait pas eu de nouvelles introductions en Bourse. On attend toujours Mauritius Telecom. En revanche, il y a eu un retrait de la cote important, celui de British American Investment (BAI).

La Bourse de Port-Louis n’est-elle pas trop dépendante des investissements des opérateurs étrangers ?

Les investisseurs étrangers représentent 30 % à 35 % du volume traité à la Mauritius Stock Exchange (SEM). En 2010, ils ont procédé à Rs 3,5 milliards d’achats et à Rs 2 milliards de ventes, ce qui donne Rs 1,5 milliard d’achats nets. C’est une composante importante de l’activité de la Bourse et une source importante de commissions pour les brokers, mais je ne parlerais pas de dépendance.

Les non-résidents semblent plébisciter le cadre réglementaire favorable de Maurice avec l’absence de taxe sur les dividendes et les plus-values. En outre, ils donnent une vision et une dimension internationales au marché mauricien.

Propos recueillis par Pierrick PÉDEL

(Lire l’intégralité de l’entretien dans le e-paper)

 

    
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