vendredi 25 mai 2012
Lexpress.mu en page d'accueil | newsletter | archives | rss
header
Météo Avis de décès Horoscope   
header
Christian Doutremepuich : «Le test ADN est une preuve scientifique irréfutable»
Modifier la taille du texte:A | A

Imprimer

Envoyer

Commentaires

Sauvegarder

Noter l'article

Partager et classer cet article

Raj Jugernauth  |  07/12/2010

Vous êtes médecin, biologiste, Professeur d’université, expert en ADN et propriétaire d’un important laboratoire d’ADN à Bordeaux. Selon vous, à quel point un laboratoire d’ADN est-il important pour Maurice ?

Le travail des laboratoires d’ADN n’est pas seulement de déterminer si un homme est ou non, le père biologique d’un enfant présumé, comme nous l’avons fait dans le cas d’Aurore Drossart et d’Yves Montand. Je crois que l’aspect le plus important du travail consiste à identifier des traces biologiques sur une scène d’événements criminels ou délictuels. Il est aussi intéressant de comparer ces traces à des prélèvements effectués sur des suspects ou des résultats d’ADN d’individus se trouvant dans le fichier national en France, ou même international, à travers Interpol.

Qu’est-ce qu’une trace biologique ?

Le sang, les cheveux, tout ce qu’une personne a touché de la main ou du corps, contient des traces biologiques qui nous permettent de trouver l’ADN de cette personne. ADN est l’abréviation d’acide désoxyribonucléique, et vous ne trouverez pas, parmi les milliards de personnes vivant sur terre, deux personnes qui ont un ADN identique. Exception faite des vrais jumeaux. L’ADN d’une personne ne change jamais. C’est une empreinte génétique qui a permis de résoudre des crimes qui auraient pu rester non élucidés. Elle a aussi permis de disculper et d’innocenter bien des suspects.

Comment la base de données d’empreintes génétiques dont vous disposez en France a-t-elle été constituée ?

Tous les condamnés ou suspects ont leur code génétique enregistré dans une base de données. À chaque fois qu’on retrouve des empreintes génétiques sur le lieu d’un crime ou d’autres délits, nous les comparons avec les empreintes que nous avons dans cette base.

Pensez-vous que les crimes non élucidés de Maurice, telle l’affaire Vanessa Lagesse ou l’affaire Nadine Dantier, auraient pu être résolus si Maurice était équipée en personnel et en matériel pour des tests ADN ?

Je vous avoue que je ne suis pas du tout au fait de la situation à Maurice. Mais ce que je peux vous dire, c’est que l’utilisation systématique des tests ADN permettrait à votre police de passer d’une culture de l’aveu à une culture de la preuve scientifique irréfutable. Il vous faut investir dans des équipements ADN...

Lire l’intégralité de l’entretien dans le e-paper

Propos recueillis par Raj Jugernauth

    
Vos Commentaires open close
Autres interviews
Nikhil Treebhoohun : «Les traités ne sont d’aucune utilité si les entreprises ne s’en servent pas»
Le CEO du «Global Institutional Investors Forum» parle des perspectives pour Maurice en termes d’investissements en Afrique. Il décortique les spécificités du continent, tout en évoquant les forces sur lesquelles Port-Louis peut compter pour aller vers «la dernière frontière».
Feroz Dahoo : «Les gains perçus sur les taux de change n’ont pas bénéficié aux consommateurs»
Le Chief Executive Officer de Thomas Cook (Mauritius) estime que nos dirigeants doivent démontrer « leur capacité à maintenir la stabilité sociale et politique » et « éviter des pertes d’emplois ».
Dominique Dherve : «Ces plantes qui reviennent sont des porte-drapeaux»
C’est un projet tout à fait exceptionnel : ramener des espèces endémiques disparues à la vie et les réintroduire dans nos forêts. L’une de ses chevilles ouvrières nous raconte comment quelques cellules d’une graine peuvent sauvegarder une espèce toute entière et bien plus encore. Le Directeur du Conservatoire botanique national de Brest nous en parle.
 [3]
Jean-Claude de l’Estrac: « Je trouve la nation plus forte que beaucoup d’entre nous s’imaginent »
La nation, la citoyenneté, l’éthique. Ces sujets ne sont pas souvent débattus. Jean-Claude de l’Estrac qui a été éditorialiste, auteur d’ouvrages sur l’histoire de Maurice et ministre de la République les aborde et se prononce avec une clarté qui témoigne d’une réflexion approfondie sur ces thèmes à portée sociétale.
 [8]
Bissoon Mungroo, proche collaborateur de Sir Anerood Jugnauth : «Ramgoolam a piégé le MSM avec Medpoint»
Bissoon Mungroo, proche collaborateur de sir Anerood Jugnauth (SAJ) – le seul à avoir été présent au Réduit le jour de l’annonce de sa démission – affirme que les gens ont peur de montrer leur soutien à l’ancien président de la République par peur de représailles. Presque deux mois après la démission de SAJ, il déclare que ce dernier n’est pas déçu du manque de momentum, mais qu’il est, au contraire, en train de labourer le terrain.
 [12]
Actualités|Sports|Génération Y|Mauriciens d'ailleurs|Opinion|Jobs|Immobilier|petites annonces
Contactez Nous | Code de Déontologie | Vos Commentaires | Sitemap
© Copyright La Sentinelle Limited 2010 | Designed & Hosted By: Designed & Developed By 4C plus