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Jean-François Dobelle : « La cogestion de Tromelin n’est pas encore en vigueur »
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Deepa BHOOKHUN  |  25/11/2010

L’ambassadeur de France qui vient de prendre son poste à Port-Louis se prononce l’état des relations entre Maurice et la France.

A la lecture de votre impressionnante biographie, votre affectation à Maurice est-elle une promotion ou une punition ?

(Eclats de rire…) Non, ce n’est pas du tout une punition ! Je dirai que c’est une chance. C’est un poste qui est convoité dans le corps diplomatique français, puisqu’il est très passionnant, compte tenu de la densité des relations entre la France et Maurice. Je considère donc cette affectation comme une expérience tout à fait stimulante.

Vous parlez de densité des relations quelles sont-elles au juste ?

D’abord, il y a une relation d’amitié et de confiance qui est très ancienne et profonde et qui s’explique par l’histoire, par la culture. Je rappelle que Maurice est l’un des pays phares de la francophonie. Il y a aussi l’économie, le commerce, le développement et là encore, comme vous le savez, la France reste extrêmement présente à Maurice nous sommes le premier partenaire commercial de Maurice ainsi que le premier investisseur étranger. Et, enfin, nous sommes, via l’Agence française de développement, le deuxième bailleur de fonds de Maurice. De très nombreuses entreprises françaises sont aussi présentes à Maurice.

Il y a aussi des liens politiques entre les dirigeants de nos deux pays qui sont extrêmement étroits, comme le prouve la dernière visite du Premier ministre en France. Il y a vraiment une relation d’amitié et de confiance avec le Président de la République français, Nicolas Sarkozy. Il y a un dernier volet, très important à mon avis, et ce sont les relations entre Maurice et La Réunion.

Une visite du Premier ministre, à la tête d’une importante délégation, n’est-elle pas prévue, très prochainement, à La Réunion ?

Exact. La visite a été reportée de quelques semaines compte tenu de l’agenda très chargé du Premier ministre en décembre. Cette visite devrait se faire entre le 20 et le 30 janvier 2011, mais je ne peux pas encore vous préciser les dates.

C’est vraiment un tournant historique dans les relations entre les deux îles-soeurs, comme on les appelle, parce qu’à ma connaissance, c’est la première fois qu’un Premier ministre de la République mauricienne se rendra en visite offi cielle à La Réunion dans un cadre bilatéral. Nous attendons donc beaucoup de cette visite.

Le statut de premier partenaire économique et commercial que tient la France n’estil pas menacé par la Chine et l’Inde ?

Non, je ne pense pas. Pour être plus précis, quand je vous dis que nous sommes le premier partenaire commercial de Maurice, je prends en considération les importations et les exportations. Si l’on raisonne en termes de clients ou de fournisseurs, la France est le deuxième client de Maurice après le Royaume-Uni. En termes de fournisseurs, la France est le troisième après l’Inde et la Chine, avant l’Afrique du Sud. Mais, si vous totalisez les importations et les exportations, nous sommes le premier partenaire commercial de Maurice !

 

Propos recueillis par
Deepa BHOOKHUN

 

 


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Par:-joelle
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