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Nicolas Hulot : « Rodrigues compte parmi les grandes beautés du monde »
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Benoit Jolicœur  |  05/11/2010

L’écologiste de renommée internationale, Nicolas Hulot, est de passage à Rodrigues. Il trouve que l’île compte parmi les plus grandes beautés du monde. L’animateur de l’émission Ushuaïa sur TF1 s’est confié à Benoit Jolicoeur de l’express Rodrigues. 

On vous voit à la télévision. On connaît votre combat. Mais qui est Nicolas Hulot?

Je suis quelqu’un de simple. Je ne crois pas que je sois quelqu’un de très compliqué. J’aime bien rire. J’aime bien avoir des gens autour de moi qui me font rire. Parce que je trouve que la vie est parfois difficile et qu’il faut garder de la place pour l’humour. Il ne faut surtout pas se prendre au sérieux. J’espère avoir un petit peu cette qualité.

J’aime les grands espaces, les animaux, j’aime aussi les hommes. J’aime les relations dans les petits groupes. J’ai un peu peur de la foule. C’est pourquoi à Rodrigues, je suis très heureux parce que c’est resté à l’échelle humaine.

Il y a également votre combat pour la protection de l’environnent ?

Depuis 20 ans, parallèlement à mon métier, je me suis engagé dans le combat environnemental. Au début, c’est parce que j’avais envie de protéger la nature. Apres je me suis aperçu que c’est un combat beaucoup plus complexe et que c’est un combat pour protéger aussi l’humanité.

D’ou vient votre amour de la nature ?

Il y a une transmission presque génétique. Mon père adorait les fleurs, jardiner et cultiver. Mais vous pouvez aimer la nature sans avoir du tout conscience de la responsabilité de l’homme vis-à-vis de la nature. Parce que sans la nature l’homme ne peut pas vivre.

C’est au fur et à mesure de mes voyages que je me suis rendu compte que la nature était merveilleusement belle et très fragile. Je me suis rendu compte que les impacts causés par l’humanité en général étaient plus forts que ce que j’avais soupçonné. Les choses peuvent aller très vite. Je me suis rendu compte qu’en détruisant la nature, l’homme est en train de couper la branche sur laquelle il est assis.

J’ai eu beaucoup de chance. J’ai pu voyager j’ai nagé avec les baleines j’ai pu aller dans l’Himalaya j’ai pu aller au pôle nord et au pôle sud. Maintenant, je sens qu’il est temps que je paye ma dette vis-à-vis de la nature qui m’a donné autant de plaisir. Une manière de la payer, c’est de m’engager pour que l’homme et la nature se réconcilient et qu’ils cessent d’être en permanence en conflit.

Quel bilan faites-vous de ces années d’engagement ?

Depuis 20 ans que je suis dans cette lutte, la conscience écologique a progressé. Chacun est maintenant convaincu que l’écologie n’est pas une petite affaire. Globalement, la majorité de personnes de la planète est consciente qu’il est important de protéger l’environnement. C’est le côté positif.

Une fois qu’on est tous d’accord pour dire que ça va mal, il faut agir. Et c’est là que ça ne va pas encore très bien. On n’est pas encore à la hauteur dans le combat au niveau des changements climatiques ainsi que la destruction des écosystèmes et l’érosion des ressources naturelles. Tout cela est en train de s’accélérer. C’est une preuve que malheureusement cette prise de conscience n’a pas encore beaucoup d’effet.

Il faut un changement en profondeur de l’ordre du monde ?

Dans la plupart des pays, y compris aux Etats-Unis, on ne remet pas en cause le modèle économique qui nous a mis dans cette situation. Ce qui fait qu’on continue à détruire les ressources. Parce qu’on est dans la culture de «toujours plus». Il faut savoir que la planète n’agrandit pas et qu’au bout d’un moment, cela ne va pas tenir.
 
Il y a aussi tout le débat par rapport l’agro carburant pour remplacer le pétrole. Qu’en pensez-vous ?

J’ai une conviction très forte : le premier usage de la terre, c’est pour donner à manger aux gens. C’est la priorité des priorités. Si on doit faire un peu d’agro carburant, c’est pour les agriculteurs. Mais, de mon point de vue, cela ne doit pas aller tellement au delà. Parce qu’après, c’est la compétition d’usage des sols. Il deviendra plus intéressant de fabriquer du carburant pour que les gens puissent continuer à voler en avion ou à rouler en voiture et empêcher d’autres d’avoir de quoi manger. Si on doit fabriquer du carburant autrement qu’avec le pétrole, il y a plein d’autres solutions. Il faudra utiliser toutes les énergies alternatives. C’est pour cela qu’il faut mettre beaucoup d’argent dans la recherche. Et des îles comme Rodrigues, Maurice et La Réunion ont une capacité d’avoir une autonomie totale sur l’énergie.

Mais la première priorité pour tout le monde, y compris à Rodrigues, c’est de lutter contre le gaspillage d’énergie : ampoule à basse consommation, appareil en veille, éteindre les lumières inutiles. C’est le premier geste que le citoyen, le responsable politique et économique doit faire. Même si demain il y a de grandes découvertes au niveau de la technologie de l’énergie renouvelable, la première obligation, c’est d’économiser l’énergie. Il y a trop de gâchis.
 
Quel est votre constat de la situation au niveau de l’environnement à Rodrigues ?

Je veux être très prudent. Je suis venu à Rodrigues trois fois dans cette année dans le cadre d’une année sabbatique, où je prends un peu de repos. J’ai donc un peu un regard extérieur qui n’est pas un regard averti et informé. Evidemment, j’ai rencontré des gens qui me parlent des problèmes de surpêche, de déboisement. Mais ceci ne fait pas de moi un expert qui me fait poser un jugement sur Rodrigues

J’ai un sentiment très fort que c’est une île qui est un trésor de beauté naturelle mais qui est surtout un trésor de beauté humaine. Il règne ici une atmosphère qu’on ne trouve quasiment plus dans le reste du monde. On trouve ici des hommes , des femmes , des enfants qui ont une joie de vivre et de la spontanéité. Tout cela doit cacher des difficultés, des cas de misère. Mais on ressent quand même qu’il y a une harmonie ceci parce que je pense justement qu’il y a un bon équilibre entre l’homme et la nature.

J’ai beaucoup voyager je peux comparer. Rodrigues compte parmi les grandes beautés du monde. Pas simplement les paysages. C’est un tout, cette magnifique symbiose entre l’homme et l’environnement. Cela vaut tout l’or du monde.
 
Quels sont vos souhaits pour cette ile ?

Que cette île consacre toute son énergie à la fois pour conserver son authenticité, sa simplicité et, en même temps, qu’elle ne reste pas repliée sur elle-même. Qu’elle ne stagne pas. Qu’elle trouve un équilibre dans son développement. Il ne faut pas avoir les yeux plus gros que le ventre. Il faut que Rodrigues reste à son échelle.

Une fois qu’on bascule dans l’excès, on ne revient pas en arrière. Quand on dénature une île, on dénature aussi l’âme humaine. Le constat que je fais c’est que ça va très vite dans le monde entier. J’ai vu des lieux merveilleux comme Rodrigues. En revenant après dix ans , j’ai constaté que même le regard des gens avait changé. En ce qui concerne le développement, il vaut mieux y aller tranquillement. Essayer d’avoir une vision qui ne s’arrête pas à cinq ans ou dix ans. Il faut se poser la question : qu’est-ce qu’on veut que Rodrigues devienne ? Quelle image on aura de Rodrigues dans cinquante ans ? Quels sont les problèmes sociaux et comment les résoudre à long terme ?

Propos recueillis par  Benoit Jolicœur


 

    

Commentaires

Par:-mimi
le regard des gens peut avoir changé après 10 ans, et les gens ont souvent faim, tout simplement,
Par:-gg
Faut pas prendre rodrigues pour une ile n'importe quoi, y compris ses habitants. les rodriguais sont hyper sympa, mais malheureusement il y a des gens qui profitent de la gentillesse des rodriguais... je suis rodriguais et je sais ce qui se passe a maurice ou en europe. je pense qu'ils ont l'argent si je me trompe pas, alors que nous les rodriguais on a du coeur et on est riche de joie etc... et merci de me comprendre pour ces gens qui disent des choses qui fait beaucoup mal a rodrigues et vous pouvez etre rassuré, on vit super bien malgré qu'on dit autres choses sur nous et encore merci de me comprendre.
Par:-Videau Catherine
Je trouve que les propos de Mr Robertson sont cohérents face à ceux des deux autres. Abat les fausses idées reçues sur Rodrigues et son peuple! Arrêtons cette hypocrisie comme quoi Maurice se soucie du bien être social et écologique de ce pays voisin. Et j'apprécierai que vous publiez mon avis sur ce sujet. D'avance merci! Catherine
Par:-Francesco Robertson
Je ne peux m'empêcher de répondre aux commentaires a la fois provocante qu'humiliante fait par deux lecteurs qui apparemment déteste rodrigues, mon ile trop jalousée par des ignares qui ne connaissent pas notre histoire. ----------------- Le ...commentaire de Mireille: Par:-Mireille Méfions-nous de l'impérialisme français. Ils procèdent de manière très subtile pour pouvoir bien s'installer. Le soi-disant "grand socialiste Bernard Kouchner" est Ministre des affaires étrangères dans un gouvernement "ultra-droite" en France avec l'autocrate Sarkozy. Ne croyez -pas trop dans les propos du soi-disant "grand écologiste international" Nicolas Hulot. Le peuple français a fait beaucoup de dégâts et crimes au Maghreb, en Afrique et dans les îles caraïbes et antillaises. Rodrigues est notre territoire national: protégeons-le et soyons toujours vigilants face aux français, anglais et américains qui ont toujours été des alliés historiques pour voler et piller les richesses des autres peuples du monde. Cette époque doit maintenant finir et à nous de profiter équitablement du monde et des ses richesses!!! Fodé pas per zot!!! --------------------------- Ma réponse: L'impérialisme français, le colonialisme Anglais et l'Occupation mauricienne sont les uns plus abominables que les autres. Mireille: Vous dites " Fode pa per zot!" Vous donnez la une dimension politique a ce débat plutôt écologique et c'est pas mauvais. A mon humble avis, l'impérialisme français, le colonialisme anglais et l'occupation mauricienne sont tous plus abominables que les autres. En 1638, un conseil d’administration siégé à l’île avoisinante de la Réunion, régissait déjà Rodrigues en tant que domaine français. Rodrigues demeura une colonie française jusqu’à ce que les troupes britanniques prissent l’île d’assaut en 1809. C’est avec la baïonnette au bout du fusil que les Anglais eux-mêmes prirent Rodrigues des mains des Français; cependant, l’administration mise en place pendant leur règne fut ANNULEE au moment même de leur départ. Elle fut alors gouvernée comme territoire britannique à propre titre jusqu’au 30 mai 1814, lorsque son administration fut transférée à l’ île Maurice. Certains ont justifié l’intégration automatique de Rodrigues au sein du territoire indivisible de Maurice comme une conséquence naturelle de la décision britannique de cataloguer Rodrigues comme dépendance de cette colonie, propre à être administrée comme une partie de Maurice. Donc, tout démembrement de territoire avant l’indépendance aurait été contre la loi internationale. Si nous suivons cette logique, nous devons alors aussi reconnaître que tout régime imposé par les forces impériales lie les générations futures à perpétuité. Le défaut dans l’argument contre le démembrement est qu’il est basé sur la fausse prémisse que Rodrigues était une possession légitime de Maurice avant l’indépendance. Tel ne fut jamais le cas. L'île Maurice n’a jamais découvert Rodrigues comme terra nullius; elle n’a jamais conquis Rodrigues; les Anglais n’ont pas saisi Rodrigues des mains des Français en 1814 dans le but de la céder à Maurice; les Rodriguais n’ont jamais abandonné leur souveraineté et leur intégrité territoriale en faveur d’une Pax Mauritiana. De plus, la nation rodriguaise n’a jamais consenti à faire partie de l’île Maurice ou d’être gouvernée par elle. Il n’y eut jamais de onzième commandement qui accordât aux Anglais le droit divin de léguer à perpétuité notre vie, nos terres et notre pays à l’île Maurice. Notre peuple n’a jamais été la propriété privée de quiconque; nous n’avons jamais été du bétail propre à être passé des mains d’un propriétaire à l’autre. La simple vérité, si dure qu’elle soit à digérer pour l'Angleterre et Maurice, est qu’à la fin du régime colonial, Rodrigues avait une population, que l’île appartenait à cette population et n’était pas une terre vierge propre à accaparée par le tout venant. Quelle que fût la complicité ou le commerce, dont nous fumes bien entendu exclus, entre la Grande Bretagne et son ministre pour les affaires coloniales fut un acte illégal et immoral. C’est le geste d’un pirate qui, à son départ, récompense son esclave en lui faisant don à son tour de son propre esclave. Ce fut un acte effronté, par lequel les intérêts d’un pays furent sacrifiés aux ambitions territoriales d’un autre. Maurice ajouta 130.000 miles de notre zone économique exclusive à son territoire, et notre peuple perdit sa patrie et sa dignité. Le Royaume-Uni, Maurice et la communauté internationale le comprennent très bien, comme moi, comme vous, comme nous tous – c’était répréhensible à l’époque; ce l’est encore aujourd’hui! Au lieu de jouer au 'big-brotherism' envers Rodrigues vous feriez mieux de savoir qui sont les soldats qui entraînent la police paramilitaire mauricienne en ce moment même sur la colline de Candos. Le peuple rodriguais est assez mure pour s'autodeterminer sans l'hypocrisie de la clique politique dynastique mauricienne et sans le paternalisme dénigrant d'autres mauriciens un peu trop fier de leur statut de colon.. Par:-Xaviera@Mireille. Je ne vois pas trop quelles richesses on peut voler et piller à Rodrigues. Le gandia? La Police se charge de repérer et arracher les plants illégaux et de traquer les trafiquants. Les fruits de ...mer? Ils de plus en plus rares, quoique un restaurant de Port-Mathurin serve illégalement des «cinq doigts, palourdes et conoconos» illégalement pêchés, si l'on en juge l'énorme tas de coquillages à l'arrière du resto (fait rapporté dans un hebdo local du 4 novembre 2010). Quant à profiter des richesses des autres, ça oui, on sait très bien le faire à Rodrigues. ----------------------------------------------- Ma reponse: La Cruelle Verite @ Xaviera: Pourquoi cette hargne a l'égard de Rodrigues et de son peuple? Cette ile est la croute du globe terrestre agee de plus 2.5 millions d'annees que Dieu a fait mienne et que je défendrai bec et ongle des basses attaques provenant des ignard de votre genre. "Quant à profiter des richesses des autres, ça oui, on sait très bien le faire à Rodrigues." La vous provoquer et insultez injustement tout un peuple en ecrivant ce genre de negativite meprisante. Qui profite les 200,000 km carrees de la mer (Zone Economique Preferentielle) entourant Rodrigues qui contribuent enormement a l'economie nationale mais que la clique dinastique politique mauricienne ne comptabilise pas separement dans le PIB au nom de la politique coloniale? Rodrigues, ce pays marque par le pillage et la domination politique etrangere profite les richesses de qui en ce bas monde? Savez vous que le premier siecle de la colonisation a suffit pour ravager l'ile et que c'est l'imperialisme francais, anglaise et mauricien qui a completement devastes nos ressources? En moins d'un siècle, le grand oiseau solitaire a disparu et les tortues ont été dévastées, cible des marins de passage et des colons affamés. Les tortues prenaient 30 à 40 ans pour grossir et pouvaient vivre de 200 à 300 ans. Il y avait des troupeaux de 2000 à 3000 bêtes. De 1735 à 1791 Rodrigues etait une station pour l'exploitation des tortues. Alfred North-Coombes a calculé que pendant quelque 40 ans, de 1732 à 1771, il y a eu 280 000 tortues qui ont été emportées, sur les bateaux des îles qui effectuaient deux voyages par an, pour être consommées. Apres l'extermination des tortues et des solitaires rodrigues a continuer d'etre le grenier de l'Ile Maurice jusqu'aux secheresses de 1970. Durant toute son existence, les ressources de cette ile ont ete les causes du peu d'attention que Rodrigues a eu de la part de ses colonisateurs successifs, y compris Maurice. La personalite rodriguaise a ete toujours sujet a la negligence, a l'indifference et a la domination politique. Pour preuve, Rodrigues a connu quatre années, quatre mois et trois jours d’esclavage de plus que Maurice par pure indifférence des autorités coloniales de l’époque. Alors que depuis le 1er février 1835 les esclaves de Maurice avaient déjà évolué vers une condition d’apprentissage, ce n’est qu’en juin 1839 que ceux de Rodrigues furent libérés. Les autorités n’avaient pas cru l’avénement de l’abolition importante pour Rodrigues et ce n’est que par pure coïncidence qu’Honoré Eudes, qui rentrait à Rodrigues, fut chargé de leur passer la nouvelle. Ce qui intéressait les autorités coloniales d’alors, c’était comment mieux se servir de Rodrigues en cas de débordement post- abolition chez eux à Maurice. Deux ans apres l’émancipation definitive des esclaves, Rodrigues est restee sans aucune autorité locale pour diriger, pour controler les abus de toutes sortes et pour prévenir a un eventuel bouleversement social. En fait l’ile est resté 17 ans de 1826 à 1843 sans un administrateur local, livrée à elle-même. Si ce n'est pas la negligeance coloniale, qui est responsable donc si de nos jours Rodrigues est classifiee troisieme pays au monde dont la flaure et la faune ont ete les plus devaste? D’ailleurs la femme du gouverneur Napier –Broome, Lady Barker, qui fut un écrivain, avait ecrit ceci sur l’etat de l’ile la dans les souvenirs (Colonial Memories) publie en 1904 après sa visite a Rodrigues le 28 juin 1881: “ a most distressful dependency of Mauritius." Consequence de l'absence et du mise a l'ecart intentionelle par Maurice de Rodrigues a la table des negotiations de Lancaster House a Londre de 1961 a 1967 autour de la decolonisation des colonies britanniques qui avait pourtant une population plus nombreuse que certaines zones eletorales mauricienne et malgre que que Rodrigues demandait à se faire représenter a l’Assemblée Législative mauricienne depuis 1915, le vote rodriguais a 97% contre l'annexion de fut simplement ignore en 1967. qu'après le départ des Anglais en 1968 Rodrigues fût réduite à un fief mauricien où la marginalisation devint vite la norme institutionnelle. En comparaison avec les Mauriciens sur l'ile Maurice, nous nous trouvâmes vite face à un taux de chômage, un coût de la vie et une mortalité enfantine plus élevés, à un taux de scolarité primaire et d’alphabétisme et un niveau de vie plus bas. La discrimination, la domination et l’exclusion devinrent communes et flagrantes. Depuis l'occupation mauricienne dehumanisante que l'imperialisme europeen, Rodrigues, l'ile jalousee, est devenu le malade de l’Océan Indien, branché en permanence à une infusion intraveineuse d’assistance economique au lieu d'etre lacher par le kleptocrate étranger en echange a sa souverainete pour prendre les decisions souveraines sur son economie, son systeme educatif, sa securite sociale et ses relations diplomatiques. C'est incroyable qu'en 2010, au lieu de comprendre le cri de liberte du peuple rodriguais et les messages d'appreciation de Jean paul II, de Nicolas Hulot ou de l'Abbe Jocelyn Gregoire et d'enquêter sur l’impact de la négligence coloniale sur le présent et l’avenir de Rodrigues, nous faisons face a autant d'incomprehension de la part de la classe politique dynastique de Maurice et de certains intoxiques communaux. Quoi qu'il en soit, Rodrigues est fier de cequi lui reste comme richesse ecologique. au lieu de nous critiquer injustement ce serait souhaitable de reconnaitre notre contribution dans la preservation de l'environnement mondial en tant etant que pays ne produisant aucun gaz a effet de serre voir limitant le rechauffement de la planete. Nous meritons au contraire une compensation d'au moins 2% des revenus national des grandes puissances pollueurs qui furent jadis les pilleurs de nos richesses et nos ressources presqu'epuisees car le developpement durable c'est aussi la reduction des inegalites entre les peuples dans la solidarite et dans la reconnaissance des tords causes aux aux autres dans passe..
Par:-Xaviera
@Mireille. Je ne vois pas trop quelles richesses on peut voler et piller à Rodrigues. Le gandia? La Police se charge de repérer et arracher les plants illégaux et de traquer les trafiquants. Les fruits de mer? Ils de plus en plus rares, quoique un restaurant de Port-Mathurin serve illégalement des «cinq doigts, palourdes et conoconos» illégalement pêchés, si l'on en juge l'énorme tas de coquillages à l'arrière du resto (fait rapporté dans un hebdo local du 4 novembre 2010). Quant à profiter des richesses des autres, ça oui, on sait très bien le faire à Rodrigues.
Par:-Mireille
Méfions-nous de l'impérialisme français. Ils procèdent de manière très subtile pour pouvoir bien s'installer. Le soi-disant "grand socialiste Bernard Kouchner" est Ministre des affaires étrangères dans un gouvernement "ultra-droite" en France avec l'autocrate Sarkozy. Ne croyez -pas trop dans les propos du soit-disant "grand écologiste international" Nicolas Hulot. Le peuple français a fait beaucoup de dégats et crimes au Maghreb, en Afrique et dans les îles caraîbes et antillaises. Rodrigues est notre territoire national:protégeons-le et soyons toujours vigilants face aux français, anglais et américains qui ont toujours été des alliés historiques pour voler et piller les richesses des autres peuples du monde. Cette époque doit maintenant finir et à nous de profiter équitablement du monde et des ses richesses!!! Fodé pas per zot!!!
Par:-viveka
Je veux être très prudent. Je suis allé à Rodrigues trois fois dans cette année dans le cadre d’une année sabbatique, où je prends un peu de repos. J’ai donc un peu un regard extérieur qui n’est pas un regard averti et informé. On est loin de ces experts, consultants ... merci
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