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| | Par:- Gilbert Ahnee
On 17/08/2010 |
De toute évidence, il faut défendre l’emploi. Si ce dernier est menacé par des taux de change défavorables à la trésorerie des entreprises et susceptibles de compromettre leur capacité de survivre à la crise, alors, sans doute, faut-il accepter d’agir sur la monnaie. Mais suffit-il que les entrepreneurs du sucre, du tourisme et de la zone franche nous racontent leurs déboires pour que nous avalions sans mot dire la pilule de la monnaie faible ?
Nous n’avons rien à gagner à penser systématiquement que nos compatriotes du Syndicat des sucres, de l’Association des hôteliers et restaurateurs de l’île Maurice ou de la Mauritius Export Association sont des profiteurs impénitents, toujours à la recherche de petits profits au change. Ce sont certainement d’honnêtes Mauriciens, pas moins avertis que nous et sincèrement préoccupés de la viabilité de notre projet économique national. Mais il y a une information qui nous manque et, sans doute, faudrait-il que des étudiants en économie se livrent à une étude approfondie pour tenter de répondre à la question posée. La suivante : peut-on chiffrer l’incidence d’une politique monétaire favorable à l’exportation sur le pouvoir d’achat et la consommation des ménages ? Autre question : où se situe le point d’équilibre entre la roupie dite compétitive pour les exportateurs et un taux de change supportable pour ceux qui achètent du lait en poudre, des stylos billes ou des médicaments ? Parce qu’ils sont minoritaires, doit-on exclure du champ de préoccupation les parents qui souhaitent encore payer des études à l’étranger à leurs enfants ?
Etablir un lien de nécessité entre la force d’une économie nationale et la valeur de sa devise sur le marché de changes provoquerait sans doute un haussement d’épaules chez des économistes plus nuancés. Reste qu’une large majorité est susceptible de partager cet avis, d’avoir du mal à comprendre qu’on demande aux salariés de faire des efforts, d’être productifs, sans pour autant arriver à s’offrir un voyage à La Réunion. Alors que nous voyons des milliers de Réunionnais, même ceux occupant des emplois moins qualifiés que les nôtres, dépenser allègrement chez nous. Roupie compétitive, certes, mais frustrations réelles aussi.
Puis ces données venues de Singapour : réévaluation du dollar à la mi-avril 2010. Possibilité d’une croissance s’approchant des 15% pour l’ensemble de l’année. Allez comprendre !
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| Starbright | | | Referring to Europhile: Reunion belongs to the European Union and that's why it's able to use the Euro but unfortunately not Mauritius.Estonia has been a member of EU since 2004 and is qualified to use the Euro. As far as Hongkong is concerned, It's currency is pegged witth the US Dollar but still a US dollar =HK$ 7.75. Keep on dreaming lads. | | | Anis | | | Zoli resumé JKG. Tout est dit... | | | Vazavikz | | | Democrate a raison sur toutes les lignes sauf qu'il omet de mesurer les intrants dans le processus d'exportation. Il faut nous comparer aux petites économies ouvertes.Proner la dépréciation -la roupie s'est deja bien dépréciée dans le temps- ne nous mènera pas dans un cercle vertueux. Au contraire, cela accentuera la descente aux enfers. C'est une question de leadership. | | | Fouf | | | Si Georges est Démocrate, je suis Gandhi! Exactement le genre de stratégie qui nous éloignera davantage de Singapour! | | | Bunkumproof | | | Europhile is making a wise suggestion. Euroisation, dollarisation or any other -isation will come one day or the other. Meanwhile, we can follow in the footsteps of Hong Kong or Estonia in the transition phase by adopting a currency board but with a basket peg instead of a single currency. Those talking about monetary sovereignty are talking through their hats because our monetary policy is de facto tributary of the Fed or the ECB. People must also bear in mind that we are paying high borrowing costs precisely as a compensation for mistrust in rupee. It must be said that banking cartel worsens situation. On the other hand, fiscal policy must become infinitely more accountable and responsible (an Act is needed maybe). Lean and nimble are the keys to sustained expansion. But visionary policies are still eluding us. A sound rupee and enhanced productivity are indeed mutually reinforcing. The writings have been on the walls for a long time now. | | | Ming Chen | | | @ Democrate - man you should sign your real name. Thanks for sharing. Analyse pertinente... | | | democrate | | | Quand un pays choisit un modèle de développement axé sur l’exportation de produits et services (sucre, textile, tourisme, etc.), son économie s’expose nécessairement aux risques de fluctuation du taux d’échange de la devise étrangère (l’euro, dans le cas mauricien) dans laquelle sont libellées les recettes d’exportation. Dépendre aussi massivement de la zone euro pour les exportations entraîne logiquement une baisse de recettes en roupies lorsque l’euro dégringole. Mais l’inverse se produit lorsque l’euro s’apprécie, c’est à dire que les recettes d’exportation en roupies augmentent. Si les entreprises d’exportation ont des difficultés de trésorerie en temps de vaches maigres (euro faible), elles récoltent une manne en temps de vaches grasses (euro forte). Ces entreprises devraient pouvoir intégrer le risque de fluctuation du taux d’échange dans leur planification stratégique. Lorsque le taux d’échange leur est favorable, elles doivent se constituer des fonds de réserve qui serviront à pallier aux difficultés de trésorerie qui surgissent dans l’éventualité d’une baisse de l’euro. Voilà l’aspect micro-économique de la gestion du risque de fluctuation du taux d’échange.
Si l’on examine l’aspect macro-économique du problème, on voit une incohérence structurelle entre le choix d’une économie axée sur l’exportation et le refus de l’Etat de protéger les secteurs d’exportation (sucre, zone franche, tourisme) contre la baisse de l’euro à travers une dévaluation de la roupie. Si l’on veut aider ces secteurs pour préserver l’emploi, il n’y a pas d’alternative à une dévaluation ponctuelle ou graduée. C’est faire preuve de dogmatisme que de refuser d’envisager cette solution, comme le fait le gouvernement, sous le prétexte que les « rent-seekers » économiques sont toujours à la recherche de gains faciles. Il est vrai qu’une dévaluation de la roupie rendrait plus chères les importations, en particulier les produits alimentaires et énergétiques. Mais c’est le prix à payer pour le choix stratégique de privilégier l’exportation aux dépens de la substitution d’importations. Quand on fait un choix économique, il faut en assumer les conséquences. Quarante ans après l’indépendance, le pays importe de plus en plus avec une frénésie de consommation alimentée par le mercantilisme et le matérialisme. La surface cultivable dans le pays se rétrécit comme une peau de chagrin sous les effets conjugués de l’urbanisation croissante, du déclin de l’agriculture, de la spéculation foncière et de la construction sauvage.
D’autres pays qui exportent beaucoup (la Chine, l’Inde, le Canada, etc.) ont su trouver l’équilibre entre le niveau d’extraversion de l’économie et le degré d’autosuffisance alimentaire et énergétique qui leur épargne les effets néfastes de l’inflation importée induite par les dévaluations de la monnaie nationale. La Chine a refusé systématiquement de réévaluer sa monnaie pour réduire son surplus commercial avec les pays occidentaux parce que le gouvernement chinois entend défendre résolument ses secteurs d’exportation qui lui assurent les plus grandes réserves en devises étrangères et, partant, un pouvoir d’achat et d’investissement extraordinaire. Sous le même rapport, le Canada, principal partenaire commercial des Etats-Unis, a appris à vivre avec un taux d’échange qui place sa monnaie dans une quasi-parité avec le dollar américain. Autrefois, les entreprises d’exportation canadiennes trouvaient un avantage compétitif certain avec une monnaie nationale plus faible que le dollar américain et elles ne pouvaient supporter un taux d’échange du dollar canadien supérieur à 75 cents du dollar américain. Avec l’innovation technologique qui assure des gains de productivité, ces entreprises ont su s’adapter à une monnaie locale forte. Et l’inflation au Canada reste très faible (1%) en raison de la capacité de production du pays qui lui assure un niveau élevé d’autosuffisance alimentaire et énergétique.
La planche de salut pour Maurice, ce n’est pas cette vision étriquée basée sur l’exportation tous azimuts ou l’accueil projeté de 2 millions de touristes qui feraient peser plus de pressions sur notre environnement (plus d’hotels à construire avec les infrastructures connexes) et notre balance commerciale (plus de produits alimentaires à importer pour nourrir les touristes), ou encore un développement foncier débridé qui transforme les régions côtières en enclaves de villas de luxe pour étrangers richissimes. Ce n’est pas non plus la braderie d’un pan du territoire national en échange d’un investissement direct extérieur surestimé. C’est plutôt un développement plus équilibré qui exploite aussi les potentialités en matière de production de substitution d’importations sur la voie de la sécurité alimentaire et énergétique. Au lieu de pourfendre les « rent-seekers » et autres moulins à vent au nom d’une démocratisation économique illusoire pour faire diversion aux enjeux importants, les dons Quichottes de la politique devraient réévaluer la stratégie de développement pour apporter plus d’efficience, de cohérence et d’inter-dépendance sectorielle dans le modèle existant.
| | | Ming Chen | | | Well Nota Bene, you are right when you mention "it seems" because I do not blame solely the workforce. The system permits a high level of wrongdoings. I have extremely productive staff who are never sick throughout the year whilst some others will fall sick 21 days annually, amount permitted by law. You are right to say that we are all responsible, but mentality is something very hard to change, old habits die hard. Productivity measurement in all sectors of our nation would see very low score in the public service. When you are dependent of these facilities, it is very frustrating. An application for water connection that takes 10 months to be processed is a perfect example of low productivity, the result being delays on a construction, delays in opening new shops, delays in paying municipal taxes, delays in creating employment. Now trying to find synergy in this hostile environment is a real challenge. | | | europhile | | | Comme a dit l’ex président CLINTON: c’est l’économie! Pour faire simple, production/exportation=travail + profit. Le cours de la roupie []son prix en fonction des autres devises, et qui est tributaire des déséquilibres macro-économiques] est une des composantes de la production. Donc s’il baisse (appréciation des devises) et les salaires restant fixes, le profit augmente. S’il se rehausse (dépréciation des devises) le profit baisse, ceteris paribus.Quoi faire en pareille conjoncture ? Réduire les salaires pour maintenir le profit ? Que non ! Des subsides sont donc réclamés et ce sont les ressources des contribuables qui vont les financer, ce qui constituerait un transfert illicite ! Puisque la Réunion est citée, je dis : adoptons l’Euro comme notre monnaie… | | | Ouyouf | | | Mais non, M. ahnee. Les études quant à l’incidence d’une politique monétaire favorable à l’exportation sur le pouvoir d’achat et la consommation des ménages ou alors le point d’équilibre entre la roupie dite compétitive pour les exportateurs et un taux de change supportable pour ceux qui achètent du lait en poudre, des stylos billes ou des médicaments, existent vraiment. Il suffit d'être étudiant en économie pour le savoir. Tout est une question de priorités pour les décideurs. L'impression que j'ai toujours eu est que le pouvoir d'achats, le lait en poudre, le matériel scolaire, les médicaments et le financement des études à l’étranger sont loin d'en faire partie. Nous sommes vraiment un peuple admirable... | | | sos | | | Moris Nu Pei says "Exchange rate swings can really affect a company's treasury". True. But it cuts both ways. At times there are windfall gains. At times windfall losses. It can indeed dent profits of well-managed companies but lame ducks or fat cats will only sink. And (sadly for workers) these must not be bailed out. | | | Nota Bene | | | It seems that Ming Chen, like many, lays the blame on workers. Right productivity is key. But it can either be created or destroyed. Our leaders, be they political or business, have failed to harness the true potential of the people. In fact, decades of deficient policies have indeed demotivated the workforce. The onus is on everybody. Starting at the top. No vision and strategy, no synergy. And no synergy = spreading "cancer". | | | Ming Chen | | | Le maitre mot pour la sauvegarde des emplois: une productivité accrue. Malheureusement ce n'est pas le cas et il n'y avait qu'a quanitifier le taux d'absentéisme hier pour confirmer cela. | | | Moris Nu Pei | | | Exchange rate swings can really affect a company's treasury. But Mauritians in general cannot continue to bear the brunt. Singapore's dollar is linked to a basket and compared to our ever-depleting rupee it has become a truly global and strong currency. We must stop looking at things from a so depressingly narrow perspective. We will continue to drown in the vicious cycle until we understand how critical rupee stability is for our overall long-term progress. Our real competitiveness is the sum of national productivity. We need a stable rupee linked to a basket of our trading currencies. Government is here to create the conditions to foster that. | | | JKG | | | "certainement d’honnêtes Mauriciens" dites-vous. Réfléchissez sur ces points:
- Pourquoi toujours les memes voix? Pourquoi Woo par exemple n'est pas un éternel pleurnichard?
- Connaissez-vous les péripéties de Bonair? Enquêtez sur les extravagances dépensières des raleurs, vous aurez une idée plus claire.
- Les citoyens subventionnent les rentiers depuis 1982. Assistanat a l'envers a prix fort !
-Singapour n'a pas pour policymakers des enfants endoctrinés par Bretton Woods
| | | Wedo | | | Tout cela a un nom: arnaque | |
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