| | L’homme qui tombe à pic | | | | Modifier la taille du texte: | A | | | A | | |
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| | Par:- Rabin BHUJUN
On 01/08/2010 |
Les deux points de vue s’entrechoquent. Certains pensent que ce sont les hommes qui font les institutions. D’autres affirment que c’est l’inverse qui est vrai. L’arrivée de Megh Pillay à la tête de la State Trading Corporation (STC) nous permettra sans doute de confi rmer laquelle de ces propositions est la plus valable.
Pillay prend la tête d’une institution dont le signe distinctif est son manque de transparence. La STC fonctionne ainsi depuis de nombreuses années. Mais depuis l’arrivée de Ranjit Soomarooah à sa tête en 2004, la perception d’opacité n’a fait que s’accentuer. C’est notamment l’autisme de l’institution autour du « small print » de ses contrats d’approvisionnement – on les compte en milliards de roupies - qui a alimenté toutes sortes de spéculations. Les conditions étranges qui ont mené à la décision de renouveler le contrat de Soomarooah sur une base mensuelle et son départ précipité ont achevé de convaincre la population que la STC lui cache des choses.
Enter Pillay. L’homme sait ce que c’est que d’être en permanence « answerable » à une foultitude d’interlocuteurs. De 1993 à 2005, lorsqu’il a dirigé successivement Mauritius Telecom (MT) et Air Mauritius (AM), Pillay n’a pas seulement rendu des comptes aux politiques qui l’avaient nommé à ces postes de responsabilité. En effet, il a dû composer avec des actionnaires et syndicalistes belliqueux, des partenaires stratégiques hégémonistes et trop intrusifs. Ainsi qu’à nous, ses clients exigeants, soucieux d’obtenir le meilleur service possible. En reprenant la barre de la STC, Megh Pillay doit donc savoir que les Mauriciens attendent des comptes de lui.
On peut raisonnablement penser que le nouveau patron de la STC est en mesure de satisfaire cette exigence de la population. Durant l’année financière se terminant au 30 juin 2008, la STC a géré Rs 29 milliards de revenus. Ces chiffres, Pillay les a souvent maniés quand il était à la tête de deux des plus grosses entreprises du pays. L’homme avait également été appelé à leur tête au moment où elles faisaient face à des défi s majeurs. Il a ainsi négocié avec un certain succès l’entrée de Maurice dans l’ère de l’Internet et permis à MT d’avoir les bonnes cartes en main pour affronter la libéralisation des télécoms. A AM, c’est au moment où l’ouverture de l’accès aérien était débattue avec vigueur que Pillay a eu pour tâche de concilier la mission de service public d’un opérateur aérien national à celui de rentabilité et d’efficience dans un contexte de concurrence.
Le nouveau patron de la STC apparaît donc doté de l’expérience nécessaire pour administrer une institution lourdement endettée et dont le fonctionnement et les choix stratégiques (lait amul, farine turque, hedging) se sont souvent avérés calamiteux dans un passé pas très lointain. Mais voilà, si à MT et AM, Pillay était redevable à une multitude de partenaires, à la STC, il ne prendra ses ordres et ne rendra des comptes qu’au gouvernement.
Il serait intéressant de savoir si, lors de sa conversation téléphonique de jeudi avec Pillay, Navin Ramgoolam lui a également donné comme mandat de redorer le blason de la STC en rétablissant la confi ance des Mauriciens dans l’institution. Si c’est le cas, Pillay devra s’atteler durant les mois à venir à réconcilier la population avec la STC. En faisant la démonstration que toute action ou inaction de la STC…ne cache invariablement des magouilles ou gabegies inavouables.
Mais est-ce seulement là l’une des priorités assignées à Pillay ? On ne le sait pas. Mais même si ce n’est pas le cas, on pourrait s’imaginer que le patron de la STC – en bon professionnel - fasse du rétablissement de la confi ance en l’institution une priorité aussi importante que l’assainissement fi nancier de l’institution. Mais l’on doit malheureusement aussi envisager le scénario pessimiste. Celui où l’institution l’emporte sur l’homme. Pris dans une nouvelle logique et des directives précises, Pillay pourrait sombrer dans le même mutisme et opacité que Soomarooah.
On comprendra alors que c’est l’institution qui fait l’homme. On pourrait même alors aller jusqu’à penser que ce sont ceux chargés de veiller au bon fonctionnement de l’institution – au gouvernement – qui trouvent un certain intérêt à ce que l’opacité prévale là ou se négocient des contrats en milliards de roupies. De là à deviner le pourquoi de cette culture du secret…il n’y aura alors qu’un pas. | |
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| Patriote | | | Megh Pillay, l'homme providentiel ? Time will tell. | | | Charli | | | Mr. Pillay has just been appointed as GM. Everybody knows his competences, esp. those pertaining to the management of people and obviously institutions. I believe we need to give him time and space to prove himself again. Give him 100 jours and then you can comment. I personally think he's the right man in the right place at the right place. Mauritius will no doubt be the winner. PM wanted this change time back but he didn't get the support required. Time has proved him right. | | | Firdosh | | | L'homme qui tombe à pic? Ou bien l'homme ki tombe " pik tete", en faisant un grand plogeon, pour ne plus remonter des eaux profondes d'une STC gangrenée from top to bottom? | | | Basdeo N | | | Zott pe oublier, mo bann freres, ki li pou travail enba enn gouvernement travailliste, ou plutot dominer par parti travailliste, avec MSM et PMSD. La plupart bann majakaro, jouisseurs patentés, et bann ki pa content rann compte, ni dan parlement ( sauf kan zott forcé fer li, et la encore...)ni a la presse. Ki enn individu tout seul, malgré tout so bonne volonté, pou kapav fer? FAIL... Pena simé pou li. Bien chagrin. | | | Carlos. C | | | Réconcilier la population avec la STC et rétablir la confiance des Mauriciens en cette institution, vite dit, mais de là à realiser cet objectif il y un monde de difference. Un des 7 travaux d'Hercules auquel M.Pillay aura a faire face. Il est vrai qu'il est un bon communicateur, un homme de proximité... souhaitons lui bonne chance. | | | Biraj | | | Ces nominés politiques donnent l’impression qu’on les a mis pour ‘assizer manzer’, car cela ne réflète pas la sélection du meilleur candidat après annonce au journal a travers lequel tous pouvait faire acte de candidature et la éelection serait faite a travers d’examens, vérification de CV, etc. Ces nominés et nominateurs auront chacun l’interet d'arroser l’autre avec des compliments. Et on s’interroge comment certaines de nos institutions semi-gouvernementales font des déficits alors que pour le meme type de travail, les institutions privées enregistrent que des profits? Cela malgré le fait que les institutions publiques recrutent generalement des employés mieux qualifiés (SC with 5 credits, HSC, etc)! POUR QUE NOS INSTITIONS SOIENT PLUS PERFORMANTS ET POUR ARRETER LES PERTES FINANCIERES, N’EST-IL PAS TEMPS DE VERSER LES SALAIRES DU NOMINE COMME CI: SALAIRE DE BASE (CHIFFRE RAISONABLE Rs 45 000) + % DE PROFIT ENREGISTRE PAR L’INSTITUTION QU'IL DIRIGE? | | | MBCTV | | | The appointment of Mr Megh Pillay at the STC, proves,first and foremost,that the actual PM has been forced to acknowledge that he has been presiding over a failed government,during the last five years.A failed government due to his bunch of incompetent ministers,crass political appointees and his vile campaign of 'LEV PAKE ALLE'.It is also true to say that most ministries in Mauritius are administered by clans,the latter based to a large extent on castes,religion and indeed political affiliations.So this is one of the major obstacles,that Mr Pillay faces.STC being a government agency,must indeed play the card of transparency. | | | Bissonn.H | | | Il y a quelques années, avec rajesh Jeeta, la STC était devenue une arme contre " certaines compagnies commerciales appartenant a la bourgeoisie traditionnelle ( les blancs)". Ces Blancs qu'il fallait éliminer de la scène économique et commerciale au nom de la démocratisation de l'économie nationale, meme si cela équivaut a privilégier des capitalites étrangers, pas seulement indiens, mais aussi sud-africains, et peu importe si ces derniers soient des plus racistes. Pas faire nanrien beta. Pourvu pa bann local.Espérons qu'avec un nouveau ministre au Commerce et un nouveau patron a la STC, cette politique ridicule ne sera plus de mise. | | | Mukesh.C | | | Cette culture du secret dont vous parlez dans la dernière ligne de votre éditorial est ancrée dans les moeurs non seulement des hommes politiques au pouvoir, mais aussi et surtout au sein de la fonction publique, chez les grands commis de l'Etat. It is so deep-rooted taht even a tsunami won't be able de le déraciner. Et que pourra-t-il faire, ce Monsieur Pillay? | | | Fakruddin | | | Question a l'auteur de ce bel éditorial: . Croyez-vous vraiment, M. Bhujun, qu'il y aura de la transparence, avec l'arrivée de M. Megh Pillay?Alors, qu'il nous donne toutes les informations autour du contrat avec la compagnie indienne Mangalore pour l'approvisionnement de nos produits pétroliers. | | | Gautam Gosh | | | Toute action ou inaction de la STC cache effectivement des magouilles ou des gabegies inavouables.Voilà la vérité, M. Rabin Bhujun. Et surtout n'allez pas croire que le superman va changer cet état des choses. Sans doute avec l'aide de certains journalistes, il pourra créer une certaine perception, pas plus. Le paraitre au détriment de l'être. | | | Kajol Busjeet | | | Le plus grand défaut dont souffre la STC, vous l'avez dit M. Bhujun, c'est son manque de transparence, pour ne pas dire absence totale de transparence. Et là, vous faites preuve de naiveté quand vous croyez que M. Pillay parviendra a se liberer de cette pratique etablie de ne rien dire ou de dire le minimum sans vraiment dévoiler l'essentiel. C'est la tendance avec ce gouvernement, avec son chef et ses sous-chefs... Meg Pillay réussira-t-il a aller contre cette mentalité qui caractérise le pouvoir en place? | | | Dansoo | | | Chers amis. Il faut lui donner sa chance. Cet homme l'a prouvé dans le passé qu'il était capable de piloter les réformes. Souhaitons qu'il ait la marge de manoeuvre necessaire pour mener la STC au bon port. | | | Mamoo-Jee | | | La mo trouver ki tout dimoune pe pomper mem. L'opposition, la presse, y compris. Arrette sa jouer la. Meg Pillay pa enn superman. Et nanrien li pa pou kapav fer, surtout avec le gouvernement actuel et le ministre de tutelle. | | | Thomas S. | | | Il est vrai qu'un adage nous dit que ce sont les hommes qui font les institutions. La STC avait été créée par le gouvernement MMM/PSM pour importer des produits stratégiques. Mais avec le temps, et plus particulièrement sous les differents régimes qui se sont succédé, la STC est devenue une plateforme pour caser certains copains et ...vous pouvez deviner le reste... Meg Pillay, fort de son passage a Mauritius Telecom et Air Muaritius, arrivera-t-il a changer de cap? JE NE LE CROIS PAS. | |
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