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Un capital menacé
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Par:-  Raj Meetarbhan

On 29/07/2010

Les Mauriciens qui aiment aller à la mer devront-ils un jour se contenter de se détendre sur une plage artificielle aménagée à Mare-aux-Vacoas ou à la Nicolière ? Oui, si les belles plages du littoral continuent à être prises d’assaut par des exploitants et des affairistes de tous acabits.

Déjà, les loueurs de transats et de parasols, ainsi que les colporteurs, menaçaient le confort et le plaisir des familles qui vont à la mer. Désormais, la situation se complique. Les autorités ferment les yeux, quand elles ne participent pas elles-mêmes au détournement des plages qui ont une vocation publique.

Si les cas de Mon-Choisy et de La Preneuse ont été médiatisés, ils ne sont pas les seuls lieux en danger. Selon l’ONG menée par le travailleur social Georges Ah-Yan, des bâtiments commerciaux sont annoncés ou sont en cours de construction sur d’autres plages publiques. Ce dernier dénonce l’illégalité de la plupart de ces développements côtiers et affirme qu’ils sont en contradiction avec l’intérêt environnemental. L’ONG compte entamer une tournée des plages publiques et procéder à un recensement des bâtiments construits dans ces espaces convoités.

Des autorisations d’occupation sont parfois généreusement délivrées aux promoteurs qui ont les bons contacts politiques. Qui ne se souvient du bail de sept ans accordé à l’agent travailliste Jayraj Woochit pour des activités commerciales sur l’îlot Gabriel ? Les visiteurs, incluant les touristes, sont maintenant limités à un petit bout de plage s’ils ne sont pas clients des opérateurs présents sur l’îlot.

Il serait vain de compter sur la Beach Authority” pour un renforcement du caractère public des plages.

Cet organisme avait lui-même autorisé un promoteur à transformer d’anciennes toilettes en restaurant à Mon- Choisy. Ni les collectivités locales ni le ministère des Terres n’avaient délivré les permis requis. Ce ministère a réagi à la vigoureuse campagne de l’ONG menée par Georges Ah-Yan et a sollicité un avis du Parquet en vue de stopper le projet. Il a finalement refusé de déclasser la section de la plage que lorgnait le restaurateur.

Il reste les pressions exercées par les propriétaires des bungalows pied dans l’eau sur les usagers pour entraver leur libre accès à la mer ou la libre circulation le long du littoral. Quand ce ne sont pas des chiens de race, ce sont d’énormes pierres ou des murs érigés illégalement sur la plage qui constituent un obstacle artificiel pour les promeneurs. Cette semaine, un propriétaire de campement a abattu plusieurs fi laos sur la plage de Péreybère par ce que ces arbres qui se trouvaient à côté de son campement attiraient les pique-niqueurs.

Devant l’indifférence persistante des autorités, les Mauriciens devront vraiment se contenter de se promener le long des berges et des réservoirs.

 


Commentaires

Par Raj
Jul 30, 2010
Mon Cher John Marchand Poisson. Merci de nous rappeller une autre grande épisode dans l'histoire de l'AHRIM. Rappellez-vous de l'épisode de dragage monstrueux dans le lagon a Flic en Flac et dans le port en 1996 ? Une seule organisation du secteur privé, l'AHRIM, s'était joint aux pecheurs dans leur bataille contre le dragage de sable dans nos lagons. Autant que je me souvienne, a part les multiples demarches aupres du Gouvernement, et afin de soutenir les pecheurs affectés dans leurs moments difficiles, ce meme Directeur de l'AHRIM avait pu soulever des fonds pour venir en aide a tous ces pecheurs et leurs enfants. Au risque de deplaire a ses membres, l'AHRIM avait meme offert une somme d'argent assez conséquente a chaque pecheur sans distinction pour qu'ils puissent continuer a manger. Et ce alors que les Marchands Poissons avaient eux disparu. En attendant l'AHRIM etait toujours sur le front pour manifester contre la destruction de nos lagons jusqu'a ce que la montrueuse usine de sable placée sur mer quitta le pays. Les pecheurs lui etaient forts reconnaisants. Ils lui ont offert un petit souvenir en signe de reconnaissance mais qui s'etait avere etre un grand moment d'emotion pour ce directeur patriote. C ‘etait du devoir accompli envers son pays !
Par To Ourite
Jul 29, 2010
A Ristouriks. Li claire ki to ti pe porte visieres alor ki sa directeur la ti pe engage li plis ki bisin comme ene vrai patriote pou participe dan developpement nou pays. Li pa ti mette baton dan la roue mais li ti mette la main dan la patte. Li ti meme alle forme bane chauffeurs taxi, offert motocyclettes en cadeau a la police, forme bane guides jardin pamplemousses et tellement ena encore. So travail pou nou l'environement ti reconnaitre mondialement par Nations Unies. Li ti pe leve contre bane ki ti pe rode magouiller dan bane projets hoteliers. Sa oui. Ar li pa ti ena triage. Li ti pe leve ar bane operateurs touris dan so propore camp aussi kan zotte faner et li ti ena raison. Li ti ene patriote visionaire. To ti bizin apprane ar li, Joe !!
Par cassamR
Jul 29, 2010
BEFORE JUMPING ON YOUR HIGH HORSE, travel a littel and go and see what happens in other holiday destinations with beaches etc the world over, see what goes on and what they have , then compare to your local situation and tell us what is the problem , I HAVE doen this the world over and I CAN TELL YOU , mauritius is one of the better ones in this respect... in fact , our beaches miss some of the conveniencence amenities and outlets for the public -- rememebr why people go to the beach and what they need to have a good time.......
Par Patriote
Jul 29, 2010
Politique sa gouvernement la c'est partage la terre et ilots avec banne agents. Meme bane partis l'opposition pas capave faire narien. Zot role se ziste dan parlement pose question et attane kan zotte tour pou vini. Zotte nepli capave mobilise population pou contrer banne action anti-démocratique, bane mesures contre linteret natinal, bane politik protege montagne. Le cas Mont-Choisy fine montrer nou ki quand bane forces vives mobilisé ler la gouvernement agir. Bizin gagne encore dimoune couma Georges Ah Yan, Allly Lazer, Jayen Chellum, salim Muthy, etc pou ki capave mettre pression lor gouvernement pou ki arrete fer dominer avec ti lepep. MMM fine tout letemps critik MBC/Tv mais jamais pas fine mobilise dimoune ki paye redevance pou manifeste contre façon faire sa lorganisme la. Politiciens guette zotte poche avant, Tandis ki travayer social travay avek zot leker pou la population.
Par jacky
Jul 29, 2010
Je vois une prolifération d'amis de plongée sous marine qui ont a coeur le dévelopement du litoral.
Par Risstouriks
Jul 29, 2010
Cher Monsieur Sen, l'AHRIM avait joué un role pas tellement correct pour empêcher certains projets, ou pour mettre "battons dans la roue", même au temps ou ce Directeur sévissait a l'AHRIM. Faut pas avoir la mémoire courte, ni trop sélective!!!
Par Nesta
Jul 29, 2010
A Monsieur Sen. Nous connaissons, bien sur, l'identité de ce Directeur de l'AHRIM que vous mentionnez. Qu'importe son identité. Faut admettre qu'effectivement il avait raison.C'était une brillante idée.
Par John Marchand Poisson
Jul 29, 2010
Cher Raj. C'est un gros problème a multiples facettes. Il y aussi les drames vécus depuis des lustres par les pêcheurs, des gens pauvres qui " pe rode zotte la vie honnêtement"... Tous ces pojrts hoteliers et autres "pieds dans l'eau", ont grignoté l'espace allouée aux pêcheurs. Sans compter les effets de la pollution causée par les hotels et autres projets immobiliers. Voilà. Merci quand même Monsieur Raj.
Par Sen
Jul 29, 2010
The initiative of AHRIM in 1997 proposing the creation of the Beach Development Authority has been lamentably diverted to end up with a Beach Authority that is politically driven and sailing to nowhere. The AHRIM initiative at that time was to offer 5-star beach facilities to the Mauritian public which was always, and rightly so, envious of the gorgeous hotel beaches. It would have been the contribution of the hotel industry towards the creation of decent beach leisure infrastructure for Mauritians. AHRIM carried out intense research works, feasibility studies and even commissioned a professional landscape designer to prepare a plan for Flic en Flac Public Beach to be used as model for other beaches (Belle Mare, Mont Choisy, La Cuvette etc). The press highlighted and praised the AHRIM project proposal. One young professional journalist dedicated a full page of L'Express for an interview with the Director of AHRIM. It was one Raj Meetarbhan. The Director talked about the need to inculcate “une vraie Culture de la Mer” in Mauritians who live in an island but with many not even capable to swim. However, the then Minister of Local Govt was indifferent to the idea and therefore never reacted until the arrival of James Burty David in command of that Ministry. At a meeting with the AHRIM Director, Burty David was over-excited by the initiative and wanted to hold a press conference immediately to announce the project. AHRIM was particularly active on the Ministerial Committee set up to drive the project fwd until Lejongard stepped in as Minister and decided that it was solely his Ministry's initiative and therefore AHRIM should be excluded from the Committee. He gave that laudable project a new political turn and renamed it Beach Authority. Today we have a Beach Authority which is what it is. Far from the noble vision and patriotic drive with which it was initially conceived.
Par Observer
Jul 29, 2010
N'est-ce pas ceux qui nous dirigent qui disaient autrefois 'Putting People First'. De toute évidence ils ne parlaient pas du bon 'peuple admirable', qui accepte tout sans broncher et en re-demande !
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