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Lalaina Rabemananjara : « On ne peut imaginer que Madagascar disparaisse du jour au lendemain »
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Karen Walter-Kawal  |  21/09/2010

Madagascar est passée de 378 000 en 2008 à 162 000 touristes en 2009. Que fait l’OT en outre des Iles Vanille pour attirer à nouveau les visiteurs ?

Au premier semestre de 2010, on a enregistré 86 000 arrivées touristiques, soit une hausse de 12 % par rapport à l’année dernière. Ce qui est un constat positif. Suite à une subvention budgétaire de 495 000 euros de l’Agence Française de Développement (AFD). On peut ainsi renforcer notre présence sur le marché européen à travers les salons, roadshows. On a aussi recruté une agence de représentation Presse et Marketing en France, Allemagne, Angleterre et Italie, ainsi qu’une agence de communication grand public en France. Ces derniers ont débuté leur activité début mars.

En cette période d’instabilité politique à Madagascar, qu’est-ce que la Grande île a à offrir d’autres en tant qu’adhérent au concept Iles Vanille ?

Malgré la situation politique, Madagascar a quand même une place à occuper dans cette unité océan Indien, pour cibler les marchés émergeants  et aussi développer l’Asie. C’est la destination avec chacune des quatre pôles d’attractions qui lui est propre qui sera mise en avant. Soit, la nature, le balnéaire, les sports et aventures ainsi que la culture et population. Par ailleurs, on souhaite développer d’avantage le tourisme durable.

Est-ce  que Madagascar ne raisonne-t-elle pas en termes de risque, même si le concept Iles Vanille représente une aubaine pour se repositionner?

On veut montrer au monde que chez nous, la politique n’aura  pas d’impact sur le tourisme. Les médias, les opérateurs étrangers peuvent venir à Mada sans problème. Il nous faut redorer l’image de la Grande île via le tourisme. La politique, ce n’est pas un problème éternel. Il s’agit d’une situation que nous qualifions de passager. Les sites touristiques sont toujours là et accessibles. D’ailleurs, on n’a reçu jusqu’à l’heure aucune plainte d’attaque sur les touristes à l’office du Tourisme. On ne peut imaginer que Madagascar disparaisse du jour au lendemain !

    
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