| | Le fric qui pue | | | | Modifier la taille du texte: | A | | | A | | |
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| | Par:- Finlay Salesse
On 20/07/2010 |
L’affaire Bettencourt-Woerth-Sarkozy, est riche en enseignements surtout pour nous. Elle regroupe tous les ingrédients d’un scandale politico-financier, à la limite d’un polar de Frédéric Dard avec toutefois un souffle épique que n’auraient pas démenti les amoureux de Balzac, grand médecin-légiste du comportement vis-à-vis du pouvoir et de l’argent. Quand l’Argent entretient une telle relation avec le Pouvoir pour illustrer son pouvoir, nous sommes dans toutes les dérives qui portent atteinte à la démocratie.
Le scénario de cette ténébreuse affaire est tout simple sur un canevas qu’en Europe, Costa Gavras ou Bertrand Tavernier et qu’outre Atlantique Oliver Stone pourraient compliquer à souhait. Une riche héritière qui manifestement n’a plus toutes ses facultés (dénoncée par sa propre fille) victime d’un prédateur sans vergogne aux allures de guru, un tantinet dandy, d’une secte et d’un avocat-gestionnaire, véritable prestidigitateur, capable de faire disparaitre de la liste de son patrimoine une ile dans l’océan Indien, mais extrêmement généreux envers un parti politique dont la courroie de transmission n’est autre qu’un ministre du Budget à l’époque et du Travail aujourd’hui, de surcroit trésorier du parti du locataire de l’Elysée et dont l’épouse travaille au sein d’une de ses filiales. Rassurez-vous, vous n’êtes pas au bout de vos peines : la justice ne pouvait être en reste. Un procureur, ami fidèle du Président et nommé par lui, s’en mêle au départ pour qu’une juge – qui n’est pas de ses amis - n’y fourre pas son nez…mais qui a été contraint, par la pression des médias et de l’opinion, de diligenter des enquêtes avec au bout jusqu’à samedi derniers des gardes à vue. Pour ne pas vous perdre dans ces méandres, retenez le fil conducteur et fiez-vous à votre odorat….de ce fric qui pue !
Nous sommes avec ce scandale politico-financier, qui secoue la France, au cœur du système de financements occultes de partis politique. Et il faut dire que la France n’est pas à son premier scandale quant à cette pratique. En d’autres temps, la gauche, que l’on croyait morale, a été gangrénée par l’affaire Urba, toujours une sale histoire de financement du Parti Socialiste sous Mitterrand à l’époque.
Cette relation incestueuse entre l’argent et le pouvoir, qui permet l’impunité et qui encourage la promiscuité pour la distribution des prébendes, écorche la démocratie. Et elle existe et se pratique depuis des lustres chez nous. Sans que cela semble perturber outre-mesure le gouvernement et l’opposition parce que les deux sont coupables du même délit. Nous avons vu avec quelle impudence insultante les élus de l’Alliance Sociale et du MMM ont fait parvenir à une commission électorale eunuque la liste de leurs dépenses électorales en faussant manifestement leurs factures pour les ramener, avec la complicité d’experts-comptables, sous le seuil légal acceptable. ‘Transparency Mauritius’ s’égosille à chaque élection pour que le financement des partis politiques soit réglementé, pour qu’on sache qui donne combien à qui et surtout qui s’enrichit outrageusement pour n’avoir pas redistribué sur l’ensemble des circonscriptions le fric qui pue, le fric qui corrompt les consciences (comme dirait l’autre) et qui achète les votes. A quand une réforme électorale en profondeur pour éliminer l’odeur nauséabonde de ce fric ?
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| Ouyouf | | | Fatalement, cela éclatera aussi un jour à Maurice. Et alors? Que croyez vous qu'il se passera dans l'ile Maurice communaliste et castéiste?... Ne rêvez pas!!! | | | chitchat | | | Hi Observer. Following the Journalists of the TELEGRAPH exposure of British MP's expenses scandals, some
resigned, many chose to refund their claimed expenses, a few are awaiting courts sentencing. Such a
revelation in Mauritius would have - the journalists damned and the newspaper banned. Mauritius often
compares itself to the US, UK and France, while being at the top of the African league of the commonwealth
group of nations!.For more information please refer to:-WWW.telegraph.co.uk/news/newstopics/mps-expenses/ | | | JC | | | Finlay, on dirait qui to péna sujet pou causé. Qui faire to alle guette ailleurs, dans to pays même éna éne gros mari problème. Rapport Audit ine sortie et dans presque tout ministère éna l'argent qui pue... bé qui faire to pas acusé là? Ki to peur? | | | Premlall | | | Finlay a raison. Tous les démocrates et forces progressistes doivent lutter pour l'établissement et le respect de deux principes de base dans notre pays: la rupture entre la politique et l'argent, et la rupture entre la politique et la religion. | | | Pif Pif | | | Jimmy, la preuve de conflit d'intérêt est évidente sauf que dans la monarchie républicaine, il n'y a pas de textes de loi pour sanctionner! Ce n'est pas TF1 qui va vous éclairer, lol. Lisez plutot rue89, mediapart, bakchich... | | | jimmy | | | Il n'y pas de preuve pour l'instant, cette affaire a montré l'emballement de la presse , un peu comme à Maurice quand Finlay s emballé.Quant aux eéctions a Maurice, elle sont plutot pas mal pour un caillou dans l'océan... | | | Observer | | | Au moins en France, ces affaires louches sont exposées en public, les journalistes font les investigations jusqu'au bout et la justice suit son cours. Pas à Maurice que cela 'risque' de se passer ainsi. | | | Satyawallah | | | Just ask fellow journalists to keep the politicians and their business cronies on their toes -unlike in France- instead of glorifying them (...) and you will see change.... | | | From: Political Will. | | | From : Political Will.
Clean elections. Clean politics. Financement des partis politiques. How welcoming does this subject of clean election is at present times. It must be mind shattering for the average citizen to witness the colossal size of expenses during electoral campaign in the country. Yet the reporting of expenses by candidates and political parties is a mere procedural formality. By force of avoiding to confront the various anomalies , year in and year out we elect candidates that reach the highest post of authority in the country without any process of transparency on their sources of funds during electoral campaign. Political finance questions are squarely in the crossroads of political and governance issues in every society. The resources critical to successful elections simultaneously affect the integrity of public policy and the bond between the political leadership and the citizens. The legislative and regulatory process sanctioning campaign expenditures by political parties and candidates is one of those rare arenas of public policy where everyone engaged in the process of “reform” has the unique expertise provided by their own political campaigns. Just as a citizen’s right to vote in elections in so many societies now are “observed” and “monitored” by the global community, there are now parallel efforts to appreciate and understand the financing of candidates, parties and politics so as to make the process more transparent to all. Yes by all means we read about the scandals in France, Britain and elsewhere, but they are on the forefront to make positive changes, while we keep dallying and postponing real and effective changes. In spite of good intentions, much work remains to be done. Political finance is a vital issue for democracy, governance, and development. No matter how flawless are the country’s elections, how active its civil society, how competitive its political parties, and how responsible its local authorities, the role of money in politics undeniably influences the quality of democracy and governance. Only through greater transparency will one fully understand the extent and nature of this influence. United Nations Convention against Corruption (UNCAC) 136 countries that were parties to UNCAC by 1 September 2009, sufficient information is available to judge their compliance regarding candidate disclosure in 107 countries. Of these, 61 countries or 57% do not have formal disclosure requirements for the income and expenditure of candidates. Political finance is however not only a matter of disclosure. Financially secure political parties and politicians can more easily resist temptations of illegal donations, but undue influence of money in politics can also create vicious cycles of corruption and declining public confidence in the political system as a whole. It’s time to start thinking about practical solutions, the place of po¬litical finance reform in a hierarchy of needs, and its implications for reform priorities.
| | | Boborico | | | France-à-fric! | | | Jean Bernard | | | Comme d'habitude, it's to the point et très bien écrit. Bravo Mr. Salesse | |
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