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| | Par:- Pierrick Pedel
On 30/06/2010 |
L’heure n’est guère aux réjouissances. Les révisions à la baisse de la croissance mauricienne se suivent à un rythme soutenu. Ministère des Finances, Bank of Mauritius (BoM), Mauritius Commercial Bank (MCB)... Tout le monde voit la croissance du produit intérieur brut (PIB) s’étioler. Le ministre des Finances Pravind Jugnauth étant le plus pessimiste, puisqu’il a avancé le taux de 3,5 % pour cette année, alors que les autres tablent encore sur un taux de croissance légèrement supérieur à 4 %. De son côté, le comité de politique monétaire (MPC) de la BoM met en garde contre les risques grandissants d’un retour de l’inflation. Parallèlement, le marché du crédit est atone : les banques ne prêtent pas et les ménages hésitent à recourir à l’emprunt. Chez les établissements de crédit, on déplore que les demandes de crédits ne proviennent que de canards boîteux, entreprises comme particuliers. Et on connaît la hantise des banques à éviter les créances douteuses synonymes de provisions coûteuses. La MCB se félicite ainsi de voir dégringoler son taux de «non-performing loans». Au 31 mars 2010, ces créances douteuses ne représentaient que 4,2 % du portefeuille de prêts contre 4,9 % au 30 juin 2009. On ne prête qu’aux particuliers et qu’aux entreprises solvables.
Le problème c’est que, souvent, ces entités en bonne santé n’ont pas besoin de prêt pour financer leur projet. Une entreprise qui dégage du cash-flow l’utilisera pour investir, et le ménage florissant préfèrera piocher dans son épargne pour se payer un voyage ou changer de voiture. Par ailleurs, en période de crise, les particuliers, alertés par la perspective d’une hausse du chômage, préfèrent adopter un comportement de précaution en évitant de se surendetter et en réduisant leur consommation superflue. Même chose pour les entreprises.
On en arrive donc à une situation pratiquement bloquée, où personne ne prend d’initiative.
Car la question centrale, c’est la confiance. Confiance dans l’avenir, confiance dans la solidité de son entreprise, confiance dans ses capacités et son savoir faire, confiance dans sa prise de risque, confiance dans l’autre, confiance dans le gouvernement...
Au fil des ans, on s’est par exemple aperçu que la confiance des ménages était peu à peu devenue un indicateur central des économies. Alors qu’il y a quelques dizaines d’années, on ne jurait encore que par la production.
Aujourd’hui, la consommation est devenu l’un des principaux moteur de la croissance. Et le crédit peut nourrir ce phénomène en dessinant un cercle vertueux. Les Américains l’ont bien compris et l’Etat fédéral, lui même n’hésite pas à creuser des déficits vertigineux.
Certes au risque de créer une dette insurmontable comme l’a prouvé la crise grecque. Mais force est de constater que le crédit est devenu le pilier central de tous les systèmes économiques et quand on grippe le crédit on grippe la machine économique.
C’est pour cela que les pays européens se sont finalement résolus à voler au secour de la Grèce. Pour éviter le blocage, il suffit d’avoir confiance. Une confiance réciproque et on revient à l’échange.
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| Aotearoa NZ | | | Confiance, c'est le maitre mot, Pierrick, mais la responsabilité incombe à l'Etat d'insuffler un atmosphère de confiance.Comment me diras-tu? Je pense que l'Etat devrait voir "le big picture" et travailler de concert avec le secteur privé.Pourquoi ne pas revoir notre système fiscal pour aider les entrepreneurs,car sans investissements ce sera plus pénible de sortir du marasme.Sachant que le gouvernement montre une séieuse envie de trouver les solutions aux problèmes, les banques vont j'en suis sur relaxer les contraintes d'emprunts. La balle est dans le camp de l'Etat,on n'a pas d'autre choix que de faire ....confiance à Jugnauth Jr. | | | Garam Masala | | | Avec respect pour votre opinion, permettez moi de vous dire que vous vous méprenez, M. Pedel, en citant, vous appuyant sur un argumentaire financier et économique faux et tendancieux, comme exemples à suivre les Etats Unis, qui ne survivent que grâce à la colossale épargne et aux créances asiatiques, et l’Europe. Ce sont précisément les exemples à ne pas suivre ! Ces pays ont pendant trop longtemps vécu largement au dessus de leurs moyens en se voilant la face. L’implacable réalité de leurs vraies richesses, moyennes à vrai dire, les a rattrapés, comme on pouvait s’y attendre, et c’est maintenant l’heure de passer à la caisse du FMI et autres. On croyait jusqu'à maintenant le FMI spécialisé dans les rescousses financières, soit dit en passant douteuses, des pays africains et sud-américains ! Décidément, quelle ironie du sort ! Prenons plutôt comme exemple à émuler la Malaisie, qui s’est redressée, avec une célérité qui a rendu pantois les soi-disant ‘experts’ du FMI, sans leur aide et conseils, après la grande crise financière asiatique des années 1997/98, ou même tous les autres pays asiatiques sans exception, modèles de dure labeur, d’éthique de travail, et de culture de l’épargne. A trop vouloir consommer, trop vite, on finit par développer indigestion et constipation. Voila ce que l’histoire économique nous enseigne… | | | Pol Pot | | | Exactement la confiance est tout sauf si on est rentier! Ou comme Paul Berenger (...) qui ne comprend pas le role central de la stabilité monétaire. | |
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