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Richard Wooding : «Nos exportations de bière représentent Rs 100 millions»
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Pierrick Pédel   |  21/07/2010

Le CEO de Phoenix Beverages nous parle de la performance de la compagnie sur le marché local et international, et de la diversification de ses activités dans l’océan Indien.

● Vous avez enregistré un recul de vos bénéfices pour les neuf premiers mois de votre année fiscale. Faut-il s’attendre à la même tendance sur l’exercice entier ?

Je voudrais souligner que la performance de nos activités à Maurice est très satisfaisante, et ce malgré l’arrivée d’un nouveau concurrent. Ceci étant dit, nos activités à La Réunion et à Madagascar ont eu un effet négatif, mais nous avons pris des mesures afin d’en réduire l’impact.

● L’arrivée d’un concurrent sur le marché mauricien de la bière affecte-t- elle votre leadership sur ce créneau ?

Non. L’impact du nouveau concurrent sur le marché est minime. Evidemment, les consommateurs ne trouvent pas leurs produits convaincants…

● Comment se portent vos activités à La Réunion ? Quelles difficultés rencontrez-vous là-bas ?

En ce qui concerne La Réunion, nous avons eu un chiffre d’affaires inférieur à nos pronostics sur quelques mois. Mais nous avons redressé la situation au fur et à mesure que nous avons complété notre portfolio et élargi notre gamme. Mais le marché réunionnais est clairement influencé par la conjoncture européenne.

● Quelle est votre situation actuellement à Madagascar ?

Pour Madagascar, la situation reste effectivement bloquée. Nous avons donc pris la décision de réduire nos dépenses, tout en continuant à poursuivre notre stratégie visant à commencer la production de bière, dès que les autorités nous auront livré le dernier permis requis. Nous persistons !

● Vous avez une participation de 20 % dans une brasserie au Sri Lanka. Visez-vous d’autres pays ?

Nous sommes toujours à l’affût de nouvelles opportunités, bien que, pour l’instant, nous n’ayons pas de projets live sur d’autres pays.

● Vous disposez d’une filiale chargée principalement de l’exportation. Quels produits exportez-vous ? Vers quels marchés ? Que représente cette activité dans votre chiffre d’affaires ?

Nous exportons nos bières, principalement la Phoenix, vers plusieurs pays, incluant la Réunion, l’Afrique du Sud, le Zimbabwe, l’Australie, et même mon marché natal, l’Angleterre. Ceci représente un volume de plus de 40,000 hectolitres et un chiffre d’affaires approximatif de Rs 100 millions.

● Le marché des eaux de table est en général très concurrentiel. Qu’en est-il à Maurice ? Quelle est votre part de marché ? Y a-t-il une forte concurrence des eaux étrangères et notamment françaises ?

Le marché de l’eau de table est bien sûr très concurrentiel ici, et nous sommes, grâce à notre marque Crystal, le leader. Nous avons la chance d’avoir un système de manufacture de pointe, et je crois que nous sommes le seul opérateur à utiliser le «reverse osmosis» pour notre production. C’est le système le plus sûr et le plus sophistiqué, qui nous permet de fabriquer un produit de haute qualité et aux normes internationales. La concurrence des eaux étrangères est toutefois très faible.

● Vous développez une activité dans le vin. Comment se porte-t-elle ?

Nos activités d’importation de vin se développent d’une façon très satisfaisante et il y aura bientôt des additions intéressantes à notre gamme. Je tiens à préciser que tous nos vins arrivent déjà embouteillés, principalement de France. Nous sommes aussi contents du développement de notre gamme de spiritueux. Nous avons la chance de commercialiser l’excellent whisky Label 5, qui fait une percée importante sur le marché, et nous avons également d’excellents gin, vodka et porto.

● Vous embouteillez vous-même vos boissons gazeuses comme «Coca-Cola» ou «Fanta». Quel est l’intérêt de cette activité par rapport à une importation directe du produit conditionné ?

Nous fabriquons sur place les grandes marques de la société Coca-Cola, aux normes de qualité du groupe du même nom, qui sont très exigeantes. Cela nous permet d’offrir à nos consommateurs des produits frais, à des prix plus abordables qu’un produit importé.

● Quels sont vos engagements en matière de développement durable ?

Nous avons mis en place une stratégie nous permettant de réduire l’empreinte de notre activité sur l’environnement, notamment en ce qui concerne la maîtrise de l’énergie et la gestion des déchets solides. Par exemple, notre ancienne flotte a été remplacée par des véhicules neufs ayant des moteurs de dernière génération qui sont plus performants. Ces véhicules sont aussi équipés de «pneus verts». Cela contribue à réduire nos émissions de CO2. Notre filiale, la Mauritius Glass Gallery, convertit les déchets de verre en produits artisanaux. Nous sommes aussi un acteur très actif dans le recyclage des bouteilles en polyéthylène téréphthalate (PET) à travers l’Association des Embouteilleurs et Polypet.

Propos recueillis par Pierrick PEDEL

    
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