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| | Par:- Raj Meetarbhan
On 18/05/2010 |
Il ne faut pas remplacer la rhétorique des discours de campagne par le vacarme d’un Parlement transformé en cirque. Les élections terminées, le nouveau gouvernement en selle, l’heure est aux débats constructifs. D’autant plus que c’est dans un contexte grave que ministres et députés prennent le chemin de l’Assemblée nationale ce matin. Souhaitons que les élus soient à la hauteur des enjeux économiques.
Le monde traverse une nouvelle crise. La tempête qui s’abat sur l’Europe met à mal nos industries d’exportation. Du sucre au textile, en passant par le tourisme, tous sont tributaires des marchés européens. Or, des analystes comparent la profondeur de l’abîme au bord duquel l’économie européenne s’est trouvée vendredi dernier au désastre qu’ont connu les Etats-Unis avec la faillite, le 15 septembre 2008, de la banque Lehman Brothers. Cela annonce des jours bien difficiles pour nos industriels.
Mêmes les entreprises les plus performantes sont affectées. Ali Parkar, président du Groupe Star Knitwear, le fleuron de l’industrie textile, prévient que l’impact de la baisse de l’euro et de la livre sterling sur ses opérations est «sévère». Son groupe se voit contraint de se restructurer et de centraliser ses opérations à Coromandel. «Si l’euro et la livre continuent à s’affaiblir, je crains que cela risque d’être catastrophique pour le secteur du textile. Les risques de licenciement ne sont pas à écarter», renchérit Mukeshwar Gopal, président de la Mauritius Export Association (MEXA).
Parmi les hôteliers, c’est la même consternation. New Mauritius Hotels (NMH), par exemple, affiche des revenus en baisse pour le premier semestre de son année financière. Le taux de la livre sterling et de l’euro ainsi que la baisse de la clientèle en provenance des principaux marchés européens sont notamment mis en cause.
Le secteur sucre connaît, pour sa part, ses pires difficultés depuis qu’elle a entrepris sa modernisation avec la première vague de retraites volontaires en 2001. Des consultations ont lieu au plus haut niveau pour éviter une catastrophe à l’industrie mère, encore trop fragile après de lourds investissements pour diversifier ses opérations. Un spécialiste du secteur estime que la dégringolade du prix par tonne payée aux planteurs est le début d’une spirale infernale qui pourrait conduire à une «mort lente» (voir la Une).
Des expressions fortes sont employées de part et d’autre pour évoquer la dégradation de la situation. On ne sait pas si cette dramatisation est un procédé utilisé à dessein pour forcer le gouvernement à prendre des initiatives, mais il est certain que nul ne peut sous-estimer l’urgence du problème. Dans ces conditions, les parlementaires doivent se rappeler que pour faire avancer le pays, les débats doivent avoir une tonalité plus consensuelle que conflictuelle. | |
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| democrate | | | Quel consensus ?
Analysant l’urgence du défi économique que la crise de l’euro pose à l’économie mauricienne avec notamment une baisse des recettes d’exportation en roupies pour l’industrie sucrière, l’industrie du textile et le secteur hôtelier, le rédacteur en chef de l’Express fait un appel aux députés de la nouvelle Assemblée législative pour qu’ils s’engagent dans un débat plus consensuel que conflictuel afin d’être à la hauteur de nouveaux enjeux économiques du pays.
Cet appel est sans doute louable, mais il repose sur un postulat qui n’a aucune pertinence dans notre système de démocratie parlementaire. Ce postulat veut que le gouvernement et l’opposition abordent les problèmes du pays dans un esprit non-partisan, ce que les Américains appellent une « bipartisan approach ». Aux Etats-Unis, cette approche consensuelle est imposée par un système politique qui contient bien des « checks and balances » sur les pouvoirs de l’Exécutif. Elle devient plus cruciale lorsque le parti du président en exercice ne détient pas une majorité de sièges dans les deux chambres du Législatif (le Congrès et le Sénat). On a vu comment le président Obama a dû faire beaucoup de concessions pour faire passer son projet de loi sur les soins de santé en face de l’opposition des républicains. Le passage de projets de loi dans les deux chambres est subordonné à des compromis mutuels.
Or, l’approche consensuelle n’est pas une qualité du système parlementaire westministérien où un gouvernement, fut-il à majorité simple, peut faire passer son budget sans l’accord de l’opposition. A fortiori, un gouvernement qui rafle deux tiers des sièges à pourvoir avec 49% des suffrages n’a pas besoin du soutien de l’opposition pour légiférer ses mesures économiques. Nous avons un « adversarial political system » arbitré par l’électorat dans lequel le gouvernement et l’opposition ont des rôles différents. Si le gouvernement propose, l’opposition a le devoir de critiquer sur la base d’une politique alternative. Si les deux côtés de l’Assemblée législative devaient à tout coup tomber d’accord sur des propositions de loi ou des mesures fiscales sous le prétexte de l’urgence économique, alors ils partageraient la même philosophie et les rôles s’embrouilleraient. Ce qui donnerait lieu à un imbroglio politique comme celui dans lequel le MMM s’était fourvoyé en essayant de négocier un accord électoral avec un parti de gouvernement qui n’était pas évidemment sur la même longueur d’onde.
Notre système électoral basé sur le « First-Past-the-Post » permet toujours la formation d’un gouvernement majoritaire, qu’il soit issu d’une alliance pré-électorale ou post-électorale. Détenant tous les leviers de commande sous la férule d’un Premier ministre tout-puissant, un tel gouvernement n’a cure des critiques ou des propositions de l’opposition. Après une campagne électorale marquée par le communalisme, l’influence de l’argent et une propagande diabolique, on ne voit pas l’opposition faire des cadeaux au gouvernement ou déborder d’enthousiasme pour se précipiter au secours du régime. D’ailleurs, entre les deux camps, il y a trop de différences de conception pour envisager un consensus quelconque, qu’il s’agisse de la démocratisation économique, de la réforme éducative, de la réforme des institutions, de la lutte contre la corruption et la drogue, de la répression de l’insécurité publique ou de l’usage des terres de l’Etat. En matière d’approche aux problèmes conjoncturels ou structurels de l’économie, tout se tient. On ne peut pas demander à l’opposition de regarder à certains arbres en négligeant la forêt. Ce serait privilégier l’accessoire au détriment de l’essentiel.
| | | Starbright | | | The sudden collapse of Greek economy took everyone by surprise.Greece had healthy economic growth in the 1990s but corruptions had taken a huge chunk of Greece's economic growth. Corruptions cost at least 8% of Greece annual GDP or around US$ 97 billion annually, leading to budget deficit.The pensionable retirement age for some groups at 50, coupled with generous coverage ratios to last earned income,have also put far too much strain on Greece's finances. | | | gecko | | | @Garam Masala - And just who do you think pulls the strings? | | | Sanchita | | | Baltazar, tu aurais préféré que tu sois sous l'emprise d'une metropole? Vois donc la situation chez nos voisins de l'ile-soeur .... pour te prouver que l'independance a permis à Maurice de se tenir sur ses propres pieds...a moins que tu ne te vois point capable de faire face a n'importe quel defi...mais pas nous Mauriciens! | | | Goldenfire | | | Yep in business you have national and international pressures! I do understand that MEXA, JEC and other so called “private sector “bodies will start shouting! Many companies cash in the profits and invest in more promising sectors! No doubt that’s business! But whenever there is an appreciation of the rupee they expect government to intervene! The money market should be a free market, even if you try to artificially control it the market will sooner or later bring it at equilibrium! Yah, about the famous Mr Parker.....how much did he gain when the pound was Rs 68 and 80% of his exports was to the UK? What has given birth to Mr Price? I think that the poor have always been the losers! Whether in factory closures or whenever the gun is put on their shoulders to shoot at government! | | | Baltazar | | | La cloche d'alarme sonne déjà. Attacher et serrer bien les ceintures pour un atterrissage forcé pour éviter le crash. Àprès la Grèce, c'est au tour de l'Espagne, Le Portugal et même La France qui se trouve en difficulté. L'injection de 750 milliards d'Euros de l'UE ne fera que freiner la chute.L'Europe s'est chaché trop longtemps dèrrière l'Amérique, provoquant la chute du dollar. Maintenant c'est le vis versa. Très déplorable pour l'Ile Maurice. Parfois on se demande pourquoi le pays a voulus l'indépendance si on continue à s'accrocher pour s'enchainer avec l'Europe. Et dire qu'on a d'aussi bonne relation avec nos frères de l'Afrique et de l'Asie qui ne sont pas aussi dépendant . | | | Jean Pense | | | Je suis 100% d'accord avec Garam Masala. Souvent on ecrit ce qu'on lit dans des rapports/etudes (concoctes eux-memes a partir des docs de la BM/FMI). Pravind Jugnauth aura interet a faire revenir Dr A.K. Aubeeluck au Ministere des Finances que Rama Sithanen avait enferme dans un placard au Cerne House pour faire de la place a Ali Michael Mansoor. | | | jimmy | | | d un cote on a ecarter les competents comme Rama,vishnu etc et d lautre on a les tamassa,macarena en piste pour le plongeon de la roupie et de Maurice | | | Garam Masala | | | Toutes lamentations (au loup!) font partie d'une strategie bien calculee, Rivalland, President du JEC ayant annonce la couleur au lendemain de l'annonce de resultats des elections generales, pour faire pression sur le gouvernement pour faire glisser la roupie. Au lieu que ces businessman super-competents s'adaptent d'eux-memes a un environnement exterieur difficile, ils veulent sauver leur peau au detriment de la population dans son ensemble et des milliers de salaries surtout, en relancant l'inflation importee, qu'entrainerait surement une depreciation, voire devaluation, de la devise nationale. Ce sont les pauvres et les plus demunis qui paieraient le prix du manque de prevoyance dans la gestion de leur tresorerie de nos 'grans missiers'. Ce serait une trahison de la confiance que le peuple aura place dans le gouverment re-elu. | |
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