jeudi 24 mai 2012
Lexpress.mu en page d'accueil | newsletter | archives | rss
header
Météo Avis de décès Horoscope   
header
Bhavik Desai « Les investisseurs étrangers reviennent à la Bourse de Maurice »
Modifier la taille du texte:A | A

Imprimer

Envoyer

Commentaires

Sauvegarder

Noter l'article

Partager et classer cet article

K. B.  |  05/07/2010

Le Research Analyst ches Axys Stockbroking Ltd commente l’évolution des cours à la Bourse de Maurice.

 

La Bourse locale est en hausse constante, à l’opposé des grandes places internationales. Comment expliquez-vous cette tendance ?

A Maurice, les compagnies listées ont déclaré des dividendes supérieurs à ce qu’on attendait. La Mauritius Commercial Bank (MCB)versera des dividendes similaires à l’année écoulée, en dépit du fait que ses profits sont en baisse. Et Ciel Textile, évoluant dans une industrie manufacturière en contraction, a généré ses bénéfices. Ce sont là des signes positifs qui attirent les investisseurs et, par ricochet, ont une incidence sur l’indice boursier.

Sur le plan international, les marchés sont sensibles. Une annonce, aussi anodine qu’elle soit, peut tirer la Bourse vers le bas ou le haut. Lors du sommet du G20 (regroupant les 20 plus grandes économies mondiales), le président américain a plaidé pour le maintien des enveloppes d’aide afin de relancer l’économie. En face, ses homologues, surtout européens, mettent en place des mesures d’austérité.

Et aussi, il y a cette inquiétude sur la santé des banques de la zone euro. Du coup, les marchés ont chuté légèrement.

Est-ce que tous les titres ont contribué à cette hausse de l’indice ?

Un échange de 100 actions sur une valeur pourrait avoir des incidences sur le prix. Si sa capitalisation est faible, l’impact sur l’indice sera moindre. En cumulant plusieurs titres en croissance, le Semdex peut croître d’une faible marge, sur plusieurs jours, comme ce fut le cas la semaine écoulée.

Mais il a suffi que la MCB et New Mauritius Hotels (NMH), qui ont les plus fortes capitalisations, chutent d’une roupie, et Sun Resorts de deux roupies, jeudi, pour que l’indice tombe de sept points.

Mais, ce ne sont pas, par ailleurs, tous les secteurs qui génèrent des profits et déclarent des dividendes…

Généralement, dans le pays, les gens investissent dans des valeurs sûres telles que les banques et les hôtels, ou dans des titres comme Rogers et Ireland Blyth Limited. En ce qui concerne les hôtels, ils sont en difficulté relative, avec la crise affectant le tourisme mondial, et les signes de reprise ne sont pas aussi nets.

Ceci étant dit, les hôtels ne sont pas de mauvais investissements. Si un investisseur cherche un retour rapide sur les placements, disons sur trois mois, il devrait chercher ailleurs. Car les valeurs hôtelières sont à être conservées pendant 18 à 24 mois, pour engranger des bénéfices. La situation dans laquelle ils se trouvent est inhabituelle. Cela leur prendra du temps pour s’en sortir.

Mais les hôtels le feront, comme toujours. D’ailleurs, NMH n’a perdu que 1,9 % en un an, ce qui explique sa résilience.

Est-ce que nous assistons à un retour des investisseurs étrangers ?

L’intérêt pour Maurice était déjà là. Avec la crise, les étrangers sont partis pour deux raisons principales. D’une part, ils ne savaient pas comment réagirait Maurice, considérée comme une économie émergente. Et de l’autre, ils récupéraient de l’argent pour les balancer sur d’autres marchés, pour une durée déterminée.

Nous assistons aujourd’hui à une stabilisation. L’investissement net de l’étranger a été positif ces 15 dernières semaines. Il est de retour sur les portefeuilles de titres. A mon avis, la tendance se maintiendrait. Certainement, on aurait des chutes pendant une semaine ou deux. Mais, elle repartira vers le haut.

N’est-il pas temps d’inciter les épargnants à investir en Bourse ?

A titre personnel, je dirai que les Mauriciens sont toujours conservateurs quand il s’agit de fructifier leur argent. En Inde, les places boursières ont atteint de nouveaux sommets avec l’émergence de la classe moyenne, ce qui a, de fait, augmenté la liquidité sur les marchés.

A Maurice, l’indice boursier a augmenté de 46,91 % tandis que les placements bancaires sont rémunérés à 4,75 %, pouvant atteindre 6 % pour des dépôts sur le long terme. A ces personnes ayant des économies, je leur proposerai de placer 5 % dans les valeurs boursières, de jouer avec. Si la personne ne s’y trouve toujours pas, elle peut se retirer tout aussi facilement. Il faut être patient et s’attendre, comme le font les banques, à ce que les intérêts bancaires soient versés sur leurs comptes chaque trimestre.


Propos recueillis par K. B.

 

    
Vos Commentaires open close
Autres interviews
Nikhil Treebhoohun : «Les traités ne sont d’aucune utilité si les entreprises ne s’en servent pas»
Le CEO du «Global Institutional Investors Forum» parle des perspectives pour Maurice en termes d’investissements en Afrique. Il décortique les spécificités du continent, tout en évoquant les forces sur lesquelles Port-Louis peut compter pour aller vers «la dernière frontière».
Feroz Dahoo : «Les gains perçus sur les taux de change n’ont pas bénéficié aux consommateurs»
Le Chief Executive Officer de Thomas Cook (Mauritius) estime que nos dirigeants doivent démontrer « leur capacité à maintenir la stabilité sociale et politique » et « éviter des pertes d’emplois ».
Dominique Dherve : «Ces plantes qui reviennent sont des porte-drapeaux»
C’est un projet tout à fait exceptionnel : ramener des espèces endémiques disparues à la vie et les réintroduire dans nos forêts. L’une de ses chevilles ouvrières nous raconte comment quelques cellules d’une graine peuvent sauvegarder une espèce toute entière et bien plus encore. Le Directeur du Conservatoire botanique national de Brest nous en parle.
 [3]
Jean-Claude de l’Estrac: « Je trouve la nation plus forte que beaucoup d’entre nous s’imaginent »
La nation, la citoyenneté, l’éthique. Ces sujets ne sont pas souvent débattus. Jean-Claude de l’Estrac qui a été éditorialiste, auteur d’ouvrages sur l’histoire de Maurice et ministre de la République les aborde et se prononce avec une clarté qui témoigne d’une réflexion approfondie sur ces thèmes à portée sociétale.
 [8]
Bissoon Mungroo, proche collaborateur de Sir Anerood Jugnauth : «Ramgoolam a piégé le MSM avec Medpoint»
Bissoon Mungroo, proche collaborateur de sir Anerood Jugnauth (SAJ) – le seul à avoir été présent au Réduit le jour de l’annonce de sa démission – affirme que les gens ont peur de montrer leur soutien à l’ancien président de la République par peur de représailles. Presque deux mois après la démission de SAJ, il déclare que ce dernier n’est pas déçu du manque de momentum, mais qu’il est, au contraire, en train de labourer le terrain.
 [12]
Actualités|Sports|Génération Y|Mauriciens d'ailleurs|Opinion|Jobs|Immobilier|petites annonces
Contactez Nous | Code de Déontologie | Vos Commentaires | Sitemap
© Copyright La Sentinelle Limited 2010 | Designed & Hosted By: Designed & Developed By 4C plus