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Nazim Esoof  |  05/01/2009

Le président de l’Association des enseignants du français, récemment créée, explique les objectifs de cette structure.

A quoi sert l’Association des enseignants du français?

L’objectif est de créer un forum, un espace pour ce qu’on pourrait appeler une mutualisation des compétences que développent les enseignants sur le terrain. Des enseignants ont souvent des questions. Mais d’autres ont des réponses, acquises à la suite d’un certain nombre d’activités et d’échanges. Les uns tirent profit des connaissances des autres.

Comment concrètement fonctionne l’association?

Nous proposons trois types d’activités. On organise des séminaires en faisant venir des spécialistes étrangers. Par exemple, en décembre, Patrick Avet Rochex était à Maurice pour animer un atelier de travail sur la littérature enfantine. Ensuite, sur une base mensuelle, nous tiendrons un atelier qui touche à un aspect de l’enseignement du français à Maurice. Par exemple, le 24 janvier prochain, on aura un séminaire sur le roman de Françoise Sagan, «Bonjour Tristesse». Il s’agira, entre autre, de savoir si le texte est adapté au contexte mauricien. C’est une interrogation qui vient directement des enseignants. Enfin, nous diffuserons auprès des enseignants un certain nombre de matériels documentaires à partir de la revue Le français dans le monde. A partir des articles de cette revue, on aura un contenu sur lequel on pourra intervenir.

Il s’agit donc d’une plate-forme qui va permettre aux enseignants du français de se rencontrer et de discuter entre eux?

C’est, en effet, un espace d’échanges. Mais il s’agit aussi d’assurer une sorte de formation continue pour les enseignants du français. Actuellement, nous comptons une vingtaine de membres. Vu le nombre de demandes d’adhésion, nous passerons assez rapidement à une cinquantaine de membres. Ceux qui sont intéressés à se joindre à nous peuvent écrire à la secrétaire de l’association, Mariam Timol, à l’adresse suivante: 16 rue Ohsan, Beau-Bassin.

    
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