jeudi 24 mai 2012
Lexpress.mu en page d'accueil | newsletter | archives | rss
header
Météo Avis de décès Horoscope   
header
José Thérèse: «La plupart des élèves de l’Atelier Mo’Zar sont diplômés du London Royal School of Music»
Modifier la taille du texte:A | A

Imprimer

Envoyer

Commentaires

Sauvegarder

Noter l'article

Partager et classer cet article

Béatrice HOPE  |  29/12/2008

José Thérèse, fondateur et directeur de l’Atelier Mo’Zar, nous dresse le parcours et les projets du centre de musique.

Les élèves de l’Atelier Mo’ Zar sont talentueux. Comment faites-vous pour les garder, pour qu’ils ne soient pas récupérés commercialement?

Les professeurs de l’Atelier Mo’zar sont là pour former les élèves. Notre but n’est pas de les retenir. Nous voulons qu’ils gagnent leur vie en faisant de la musique. Si une fois formés, ils trouvent un emploi, nous aurons atteint notre objectif. D’ailleurs, nombre de nos élèves ont fait de la musique leur métier. Certains sont employés dans des groupes qui jouent dans les hôtels de l’île et d’autres à Dubaï. Quelques-uns ont rejoint des groupes locaux et artistes locaux tels que Cassiya et Gérard Louis. Il y a même un de nos élèves qui est musicien dans un cirque nommé Africa Circus! Parfois, nos anciens étudiants, devenus professionnels, sont nos invités lors des concerts. Depuis octobre 2008, nous participons à un projet avec l’aide de l’Empowerment Programme. Dès qu’un de nos élèves est prêt pour embrasser une carrière professionnelle, il est placé dans l’orchestre d’un hôtel.

Combien de professeurs enseignent la musique à l’Atelier Mo’Zar?

Nous sommes à trois professeurs réguliers et trois autres intervenants, dont le saxophoniste Ernest Wiehe.

Quel pourrait être l’avenir de l’Atelier Mo’Zar?

L’Atelier Mo’Zar connaît des soucis financiers en ce moment. Ce n’est pas évident. Nous recherchons des sponsors, car la construction de l’école Mo’Zar à Mer Rouge démarrera fin février 2009. Pour la création de ce vaste espace artistique, qui pourra accueillir 300 à 400 élèves, nous bénéficions du soutien du Rotary Club de Port-Louis.

Que gagnent les jeunes à fréquenter l’Atelier Mo’Zar?

La majorité des élèves de Mo’Zar n’ont pas réussi académiquement. Nous avons une liste d’attente de 800 personnes. C’est pour dire à quel point ces jeunes foncent sur nos cours. Ils veulent avoir une identité, réussir. L’Atelier Mo’Zar est un espoir pour eux, une seconde chance. En 1996, j’ai fondé l’Atelier Mo’Zar pour reprendre en main des gamins qui ont échoué aux examens du Certificate of Primary Education (CPE) ou venant de régions défavorisées. Ce genre d’élèves représente 65% de notre quota au recrutement. En 12 ans, le centre a formé environ une cinquantaine de musiciens de haut niveau. Actuellement, 125 élèves suivent nos cours et la plupart d’entre eux, anciens et actuels, sont diplômés du Royal School of Music.

Quel soutien recevez-vous des autorités publiques et des entreprises privées?

L’Atelier Mo’Zar n’a rien reçu de l’Etat jusqu’à présent, et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir fait des demandes. J’ai essayé de me débrouiller en sollicitant l’aide des entreprises privées. Rogers, la Fédération Espoir et Développement (FED), La Sentinelle et l’Hôtel Labourdonnais sont quelques-uns des parrains que nous avons eu la chance d’avoir. Pour couvrir le reste de nos frais, nous jouons ici et là.

    

Commentaires

Par:-kris ramasawmy
Not suprise hat you had no response from the Government. Had it been an enterprise from which they could suck in money from you, you would have had numerous phone call.
Vos Commentaires open close
Autres interviews
Feroz Dahoo : «Les gains perçus sur les taux de change n’ont pas bénéficié aux consommateurs»
Le Chief Executive Officer de Thomas Cook (Mauritius) estime que nos dirigeants doivent démontrer « leur capacité à maintenir la stabilité sociale et politique » et « éviter des pertes d’emplois ».
Dominique Dherve : «Ces plantes qui reviennent sont des porte-drapeaux»
C’est un projet tout à fait exceptionnel : ramener des espèces endémiques disparues à la vie et les réintroduire dans nos forêts. L’une de ses chevilles ouvrières nous raconte comment quelques cellules d’une graine peuvent sauvegarder une espèce toute entière et bien plus encore. Le Directeur du Conservatoire botanique national de Brest nous en parle.
 [3]
Jean-Claude de l’Estrac: « Je trouve la nation plus forte que beaucoup d’entre nous s’imaginent »
La nation, la citoyenneté, l’éthique. Ces sujets ne sont pas souvent débattus. Jean-Claude de l’Estrac qui a été éditorialiste, auteur d’ouvrages sur l’histoire de Maurice et ministre de la République les aborde et se prononce avec une clarté qui témoigne d’une réflexion approfondie sur ces thèmes à portée sociétale.
 [8]
Bissoon Mungroo, proche collaborateur de Sir Anerood Jugnauth : «Ramgoolam a piégé le MSM avec Medpoint»
Bissoon Mungroo, proche collaborateur de sir Anerood Jugnauth (SAJ) – le seul à avoir été présent au Réduit le jour de l’annonce de sa démission – affirme que les gens ont peur de montrer leur soutien à l’ancien président de la République par peur de représailles. Presque deux mois après la démission de SAJ, il déclare que ce dernier n’est pas déçu du manque de momentum, mais qu’il est, au contraire, en train de labourer le terrain.
 [12]
Rekha Issur-Goorah : “Where there is proposed reform, there is resistance”
It was an unpretentious, calm and down-to-earth registrar that we met to try and shed some light on the polemic which has rocked the university this week. She agreed to give her side of the story. A side which is little known.
 [7]
Actualités|Sports|Génération Y|Mauriciens d'ailleurs|Opinion|Jobs|Immobilier|petites annonces
Contactez Nous | Code de Déontologie | Vos Commentaires | Sitemap
© Copyright La Sentinelle Limited 2010 | Designed & Hosted By: Designed & Developed By 4C plus