jeudi 24 mai 2012
Lexpress.mu en page d'accueil | newsletter | archives | rss
header
Météo Avis de décès Horoscope   
header
Interview de Patrice Hardy Managing Director de Naïade Resorts
Modifier la taille du texte:A | A

Imprimer

Envoyer

Commentaires

Sauvegarder

Noter l'article

Partager et classer cet article

Pierrick Pedel  |  19/05/2010

«2010 va probablement être la plus mauvaise année pour Naïade »

Naïade a aujourd’hui 20 ans, comment a évolué votre métier sur ces deux décennies ?

Il est difficile de dire comment a évolué mon métier, tant en 20 ans, nous nous sommes développés. Vous savez, quand j’ai repris la direction du Tropical, il n’y avait même pas un ordinateur !

Aujourd’hui, l’informatique est partout. Puis, la commercialisation d’un 3-étoiles est tout à fait différente d’un 5-étoiles. Et ce qui se fait à Maurice est très différent de ce qui se fait à La Réunion, aux Seychelles ou aux Maldives. Alors en 20 ans, il y a surtout eu un fantastique développement hôtelier au niveau de Naïade, et avec cela bien des choses ont évolué.

Votre métier va-t-il encore évoluer ?

Je pense que là ou il va y avoir évolution, c’est au niveau de la commercialisation. Autrefois, les billets d’avions achetés par les clients directement – vols secs - étaient beaucoup plus chers que ceux achetés par les tour-opérateurs et le package revenait donc à meilleur marché. Aujourd’hui, c’est pratiquement le même tarif que ce soit ‘vol sec’ ou package. Et puis, il y a Internet qui progresse à la vitesse grand V, et qui change de jour en jour la méthode de commercialisation.

Vos derniers résultats ne sont manifestement pas bons. Comment expliquez-vous cette mauvaise performance ?

Il y a pas de «mauvaise performance» mais un «mauvais timing».

S’il n’y avait pas eu de crise économique, si nous n’avions pas ouvert autant de nouveaux hôtels entre 2008 et 2009, nous n’en serions pas là. Nous avons choisi de nous développer à Maurice comme à l’étranger, nous l’avons fait avec succès – je veux dire que nous nous sommes établis à Maurice comme à l’étranger avec les bons produits – et il nous faut de la patience – comme c’est le cas même hors crise économique – pour voir nos nouveaux hôtels atteindre leur vitesse de croisière, c’est-à-dire un bon taux d’occupation et un bon revenu moyen par chambre. Tous les hôtels prennent deux à trois ans pour atteindre ce but. Et en temps de crise économique, cela ne va pas changer.

Quelles sont vos perspectives ?

Les perspectives sont les mêmes que celles que nous avions prévues depuis le début de la crise en 2008, à savoir que la situation où nous aurions été en 2009 sans crise, va prendre du retard. 2010 sera probablement la plus mauvaise année pour nous, et je suis très confiant que cela ira bien mieux dès 2011.

Comment peut-on régler le problème de l’appréciation de la roupie ?

Je pense que le problème de la roupie mérite qu’on s’y attarde.

Je ne suis pas là pour faire la leçon à qui que ce soit sur la roupie forte ou pas. Je dis simplement que nous travaillons sur des budgets où l’euro est égal à Rs 45 – et qu’avec cette baisse, les revenus et les profits baissent, et quant aux pertes, elles progressent.

C’est la recette pour faire des économies tant sur le plan opérationnel, avec tout ce que cela implique, que sur le plan investissement et je ne crois pas que cela soit souhaité par qui que ce soit, alors qu’une roupie compétitive permettrait de continuer à employer, recruter, investir et développer.

La desserte aérienne de Maurice est-elle suffisante ?

Je pense que nous avons eu de la chance que la desserte aérienne en général se soit maintenue, même si certaines lignes ont pris la tangente. Et dans le cas de celles-ci, nous voyons encore une fois à quel point Air Mauritius est important pour le pays et l’industrie, et qu’il faut tout faire pour lui donner des moyens de se développer.

Un nouveau ministre du Tourisme a été nommé.Qu’attendez-vous de lui ?

Le nouveau ministre n’est pas un inconnu, puisqu’il a déjà occupé ce poste. Je suis confiant que nous continuerons à avancer ensemble pour le bien de l’industrie et du pays.

Où en est votre plan de relance, qui prévoit notamment une augmentation de capital ?

Le plan de restructuration financière suit son cours, et le Rights Issue sera complété le 31 juillet comme prévu.

Propos recueillis par Pierrick Pedel

 

    
Vos Commentaires open close
Autres interviews
Feroz Dahoo : «Les gains perçus sur les taux de change n’ont pas bénéficié aux consommateurs»
Le Chief Executive Officer de Thomas Cook (Mauritius) estime que nos dirigeants doivent démontrer « leur capacité à maintenir la stabilité sociale et politique » et « éviter des pertes d’emplois ».
Dominique Dherve : «Ces plantes qui reviennent sont des porte-drapeaux»
C’est un projet tout à fait exceptionnel : ramener des espèces endémiques disparues à la vie et les réintroduire dans nos forêts. L’une de ses chevilles ouvrières nous raconte comment quelques cellules d’une graine peuvent sauvegarder une espèce toute entière et bien plus encore. Le Directeur du Conservatoire botanique national de Brest nous en parle.
 [3]
Jean-Claude de l’Estrac: « Je trouve la nation plus forte que beaucoup d’entre nous s’imaginent »
La nation, la citoyenneté, l’éthique. Ces sujets ne sont pas souvent débattus. Jean-Claude de l’Estrac qui a été éditorialiste, auteur d’ouvrages sur l’histoire de Maurice et ministre de la République les aborde et se prononce avec une clarté qui témoigne d’une réflexion approfondie sur ces thèmes à portée sociétale.
 [8]
Bissoon Mungroo, proche collaborateur de Sir Anerood Jugnauth : «Ramgoolam a piégé le MSM avec Medpoint»
Bissoon Mungroo, proche collaborateur de sir Anerood Jugnauth (SAJ) – le seul à avoir été présent au Réduit le jour de l’annonce de sa démission – affirme que les gens ont peur de montrer leur soutien à l’ancien président de la République par peur de représailles. Presque deux mois après la démission de SAJ, il déclare que ce dernier n’est pas déçu du manque de momentum, mais qu’il est, au contraire, en train de labourer le terrain.
 [12]
Rekha Issur-Goorah : “Where there is proposed reform, there is resistance”
It was an unpretentious, calm and down-to-earth registrar that we met to try and shed some light on the polemic which has rocked the university this week. She agreed to give her side of the story. A side which is little known.
 [7]
Actualités|Sports|Génération Y|Mauriciens d'ailleurs|Opinion|Jobs|Immobilier|petites annonces
Contactez Nous | Code de Déontologie | Vos Commentaires | Sitemap
© Copyright La Sentinelle Limited 2010 | Designed & Hosted By: Designed & Developed By 4C plus