jeudi 24 mai 2012
Lexpress.mu en page d'accueil | newsletter | archives | rss
header
Météo Avis de décès Horoscope   
header
Vite des entrepreneurs sociaux !
Modifier la taille du texte:A | A

Imprimer

Envoyer

Commentaires

Sauvegarder

Noter l'article

Partager et classer cet article

Par:-  Malenn Oodiah

On 23/02/2010

L’éradication de la pauvreté absolue (EAP) doit être un des chantiers prioritaires à l’agenda national. Nous pouvons y arriver au bout de dix ans moyennant que nous réunissions certaines conditions. D’abord, réussir l’articulation et le plug in des initiatives déjà en cours. Ensuite, avoir une réelle vision stratégique et les outils pour la décliner dans le concret, dont un institut pour former des entrepreneurs sociaux.

Sur le front de la lutte contre la pauvreté extrême, nous avons déjà perdu dix ans. L’absence de résultats concrets est à l’origine du programme d’EAP du budget 2007-2008. Deux ans après, ce programme n’a pas tenu ses promesses. Au lieu de faire un bilan critique pour le relancer sur de meilleures bases, les autorités semblent avoir préféré la fuite en avant.

Dans le dernier budget, on a rendu obligatoire la contribution de 2 % des profits des entreprises à leur politique de CSR et mis sur pied un National Corporate Social Responsibility Committee (NCSRC). Depuis, la confusion s’est installée en l’absence d’une réelle compréhension tant de la problématique de la lutte contre la pauvreté que celle du CSR.

Le montant nécessaire à l’éradication de la pauvreté sur une période de dix ans a été évalué à Rs 10 milliards. Quelque 7157 familles. Le financement devait être comme suit : Etat 70 %, soit Rs 700 millions, et entreprises 30%, soit Rs 300 millions par an. Le mode opératoire pour lancer l’EAP reposait sur le principe du pairing groupe d’entreprises clusters de pauvreté avec un Coordination Working Group au niveau de chaque cluster pour dégager un plan d’action, partager les ressources et les savoir-faire afin d’assurer la synergie Etat-entreprises-ONG. Il faut tout faire pour réaliser le potentiel de ce modèle.

Le CSR ne peut être réduit à la lutte contre la pauvreté. Le montant total provenant des 2 % au CSR s’élèverait à plus de Rs 800 millions pour 2010.

Sur la base d’une participation des entreprises à hauteur de 30 % à la lutte contre la pauvreté sur les Rs 1 milliard qui doivent y être consacrées annuellement, cela représente Rs 300 millions. Il faut laisser les entreprises consacrer le reste, soit Rs 500 millions, à d’autres volets de leurs politiques de CSR qui répondent à de réels besoins.

S’il veut être efficace comme facilitateur, le NCSRC devrait initier un ambitieux programme de formation d’entrepreneurs sociaux pour encadrer cette lutte sur le terrain. Allons-y donc pour la mise sur pied d’un institut pour la formation de ces entrepreneurs sociaux. K. Seeboo, le CEO du NCSRC, connaît les ouvrages de David Bornstein, Comment changer le monde et de C. K. Prahalad, The Fortune at the Bottom of the Pyramid - Eradicating Poverty through Profits. Deux formidables références et sources d’inspiration!

 


Commentaires

Par rabin
Mar 02, 2010
Les pauvres n'ont pas besoin que des donations.Le plus important c'est leur donner leur dignite qui veut simplement dire:EGALITE DE CHANCE .
Par Triptophan
Feb 24, 2010
The founders of the Institute of Social Development and Peace of Mauritius ( R.Kassenally and S. Bunwaree of the University of Mauritius) have been promoting the idea of voluntary engagement as one means of empowering people. I do hope that their endeavour does not remain another fruitless academic exercise. Do we need to spend more time and resources in order to train “Social Entrepreneurs” without the existence of a frame-work and philosophy for their role? In Europe there are massive funds devoted to social entrepreneurship. In Mauritius we have to rely on only our own human resources within our community networks if we are serious about making a difference to our quality of life. There was a time in this country when local community leaders (natural leaders) gathered the youth in a spirit of cooperation and friendship. There were youth clubs and sports clubs ran voluntarily all over the country. We also know of the Young Farmers’ Club, Boys and Girls Scouts. Those were opportunities when the youth of all religions shared common aims and visions. There are out there in local communities many people of talent , of myriad abilities and natural leaders who could revive the enthusiasm that used to exist before competitive education changed the mindset of the present generation, although our priorities have shifted because of demographic change (e.g people living longer).
Par Triptophan
Feb 24, 2010
The founders of the Institute of Social Development and Peace ( R.Kassenally and S. Bunwaree of the University of Mauritius) have been promoting the idea of voluntary engagement as one means of empowering people. I do hope that their endeavour does not remain another fruitless academic exercise. Do we need to spend more time and resources in order to train “Social Entrepreneurs” without the existence of a frame-work and philosophy for their role? In Europe there are massive funds devoted to social entrepreneurship. In Mauritius we have to rely on only our own human resources within our community networks if we are serious about making a difference to our quality of life. There are out there in local communities many people of talent , of myriad abilities and natural leaders who could revive the enthusiasm that used to exist before competitive education changed the mindset of the present generation. There was a time in this country when local community leaders (natural leaders) gathered the youth in a spirit of cooperation and friendship. There were youth clubs and sports clubs ran voluntarily all over the country. We also know of the Young Farmers’ Club, Boys and Girls Scouts. Those were opportunities when the youth of all religions shared common aims and visions. We do have the potential to make a difference through voluntary effort although our priorities have now shifted mainly because of demographic changes ( e.g people living longer).
Par Jean Chung
Feb 24, 2010
Dpenser Rs. 100,000. par famille pour les sortir de la pauvrete coute trop surtout quand le succes n'est pas garanti. Cet argent peut etre mieux depense ailleurs
Par azad
Feb 23, 2010
HELP ME IF YOU CAN I FEEL BAD, SAD, BUT UNFORTUNATELY MR OODIAH ZOTE SOURDE NEVERMIND U KNOW WHERE THEIRS IS WILL THERE IS A WAY.PATIENCE.
Vos Commentaires open close
Actualités|Sports|Génération Y|Mauriciens d'ailleurs|Opinion|Jobs|Immobilier|petites annonces
Contactez Nous | Code de Déontologie | Vos Commentaires | Sitemap
© Copyright La Sentinelle Limited 2010 | Designed & Hosted By: Designed & Developed By 4C plus