| | La réforme qui ne se fera pas | | | | Modifier la taille du texte: | A | | | A | | |
|
| | Par:- Nazim Esoof
On 27/01/2010 |
Un certain consensus politique s’est dégagé sur la nécessité d’interdire les leçons particulières jusqu’à la IVe au primaire. On serait quasiment unanimes à reconnaître la pertinence de cette démarche. Cependant, sans jouer au rabat-joie, il faut rappeler que ce n’est qu’une goutte d’eau dans un océan. Que le vrai réformisme ne se manifeste toujours pas dans un système éducatif dont le principal mal, c’est de produire les inégalités les plus criantes que ce pays puisse engendrer.
Car le diagnostic reste le même: l’objectif égalitaire du système éducatif atteint des résultats contraires. Nous avons hérité d’une structure éducative ségrégative et nous continuons à reproduire ce modèle décennie après décennie.
Je l’ai déjà souligné. Nos dirigeants politiques, quels qu’ils soient, se montrent toujours moins pusillanimes lorsqu’il s’agit de réforme économique. Ils trouvent toujours, dans ce dernier cas, la volonté politique pour mettre en place la réforme.
Mais dès qu’on passe à d’autres réformes, comme celles de l’éducation, de la fonction publique et de l’Etat entre autres, toute cette volonté politique disparaît. Les groupes corporatistes qui gravitent autour et à l’intérieur du système paralysent les velléités réformistes. Mais, il n’y a pas que cela. Il y a surtout cette peur de s’aliéner des bassins d’électeurs.
Et concernant la réforme du système éducatif, changement de gouvernement ou pas, la mascarade continue: ils affirment tous mettre l’enfant au cœur du système… | |
|
|
|
|
|
|
|
| PLOUM PLOUM | | | Bahloo et Democrat, there is ONE and ONLY ONE WINNER in the proliferation of casinos and maisons des jeux, and that is the OWNERS OF THE CASINOS. For them it is a licence to print money and sadly it is , as evidenced from many countries, it is money from the poor that are exchanged. Look at the people, always a well organised lobby, that push for liberalisong gambling laws here in America. They are always the same groups. Look at what happen to our First nations and Google Jack Abramoff! | | | ERIC BAHLOO | | | José Philibert l'a bien résumé, le système, s'il comporte certaines inégalités qu'il faut à tout prix gommer (on ne peut laisser les récalés du CPE sur le carreau par exemple et se contenter que de 6000 à 7000 de HSC holders par an seulement), n'est pas aussi "INEGALITAIRE" que cela. Croire que l'on va mettre tout le monde au même niveau, c'est un leurre, une ineptie. | | | democrate | | | L’analyse de Nazim sur l’approche du gouvernement en matière de réforme est édifiante. A première vue, il y a une antinomie entre la réforme économique et la réforme sociale (éducation, fonction publique, Etat-Providence). Mais, au fond, l’approche du gouvernement dans sa globalité s’inspire d’une philosophie de droite cohérente. Dans le domaine économique, le gouvernement a adopté un néo-libéralisme débridé qui encourage la libre entreprise sous toutes ses formes. Le laisser-faire économique est nourri à coups d’incitations fiscales généreuses (réduction de l’impôt sur les sociétés en général et congé d’impôt pour certaines activités économiques) et soutenu par un assouplissement des règles et procédures permettant l’octroi de permis, licences et autres droits d’exploitation sans aucune anicroche administrative. Une des manifestations les plus évidentes de cette politique est la prolifération des casinos et maisons de jeux à travers le pays. En somme, l’objectif est de rendre les affaires plus faciles, peu importe les conséquences sociales d’une modernité sans foi ni loi. Dans le domaine social, puisque l’Etat ne veut pas définir l’intérêt général, des discours de substitution, notamment ethnicistes, ont pris le dessus. Ces discours simplificateurs escamotent les vrais enjeux dans les domaines de l’éducation, de la culture et de l’administration publique. Toute velléité de réforme dans ces domaines se heurte à l’opposition agissante des forces organisées (syndicats d’enseignants, sociétés socio-culturelles et autres lobbies sectaires). Le pays se modernise économiquement, mais les structures sociales restent figées dans les carcans des préjugés et des privilèges. Le conservatisme des couches sociales aisées empêche une réforme démocratique de l’éducation qui menace leur dominance dans la société. L’éducation élitiste permet la reproduction des classes sociales qui perpétue l’existence des élites vivant en lévitation de la société. Le corporatisme des syndicats d’enseignants accrochés aux leçons particulières, source de rente considérable, fait fi de l’avenir précaire des recalés du CPE. Le statu quo dans le domaine social conforte les privilégiés dans une société inégalitaire. | | | joy | | | Vous l'avez soulignez deja! Ah!!! Surement vous aussi vous aviez 'mis l’enfant au cœur du système…'. C'est toujours facile de s'asseoir dans son coin et de 'koz gran-gran kozé'. | | | Jose Philibert | | | L'humain est différent de l'un à l'autre et c'est ce qui rend inégales les performances des uns et des autres. L'objectif égalitaire est utopique. Blâmer le système ou les dirigeants n'y changera rien. Le créateur lui-même a fait les hommes et femmes et enfants différents dans leur personne et leurs potentiels aussi que dans leurs conditions de vie. Bien sûr on peut viser à "brigde the gap" mais on ne pourra pas l'éliminer. La différence est naturelle, il est inconvenant de s'en plaindre.
Par ailleurs les résultats de l'enfant en fin de cycle au CPE ou après dépendent largement de ce qu'il a vécu dans sa tendre enfance. C'est là qu'il vaut bien d'y accorder plus d'attenion par un accompagnement aux parents nécessiteux en ce qu'il s'agit des conditions minimales de vie en terme de conforts, d'alimentation aux petits, des sons médicaux, des espaces de développement sensorielles et physiques, des jeux etc. Si l'enfant est permis de se developper de grandes capacités de reception dès le départ, il assimilera plus quand viennent les moments d'apprentissage. Mais si l'enfant n'est permis de developper qu'une capacité d'assimilation limitée au départ, il ne pourra à l'avenir assimiler plus quoi que l'on fasse. La cause des échecs est là… de ce qu’on a fait de l’enfant dans sa tendre enfance.
Donc c'est au depart entre l'age 0 à 3ans qu'il faut armer l'enfant en lui permettant de se developper une plus grande capacité d'assimilation. Le reste suivra ....
| | | Sylvain J | | | Oui, reforme economique est trs engagée mais reforme electoral on n'a du mal....Nos politiciens ont dans la tete leur notions qu'ils sont en politique que pour une ideologie cachée et communale, car c'est leur seul 'gagne pain' et leur faim insatiable de ouvoir poliique. | | | Baltazar | | | Une réforme du système éducatif est inutile. C'est le système social qu'il faut absolument réformer dans l'immédiat pour donner plus d'égalité à nos enfants qui, à leur tour, à l'avenir, dàprès l'évolution, vont s'orienter vers leur propre réforme. C'est l'équilibre social qui apportera plus de chances égales. Ces projets de " cassé ranzé " n'apporteront rien. Nous avons tous été éduqués par les Francais et les Anglais. Est-qu'une réforme à la mauricienne aideront les futurs étudiants à l'étranger ? Est-qu'une réforme aidera à consolider nos liens avec l'Europe? Avec la globalisation, les langues internationales vont continuer à dominer. Les pays du tiers monde voulant se réformer seulement pour des raisons internes risquent de rater la course ou même de s'isoler. Réformer pour reculer. NON MERCI ! | | | J-C Leblanc | | | je vois un pays qui a fait beaucoup de progrès, sortir d'un niveau africain de pauvreté ek qui est parvenu a un niviea tres bon, a la hauteur de nos tigres asiatiques et meme europeeens .... tout cela grace a notre systeme d'education et en partie grace a nos leaders - tous issus de notre systeme. Pourquoi changer un systeme qui a produit le progrès du pays et nos tetes pensantes?
| | | Jean Chung | | | La réforme dans le système éducatif ne pourra se faire sans l'engagement des parents. Le but est de mettre un terme au cercle vicieux de la ségrégation. | | | Burn-it | | | Ce projet sur les heures supplémentaires + les Rs 2200/mois de plus pour les profs, ne sont-elles pas elles-mêmes des lecons particulières déguisées? | | | mohammad | | | pli bon ki on tir zenfan 6 eme so manzer ar n system ultra competitif, et en plis pa donn li manzer dans la cantine.
mo demann moi si 1 piti africain pa pli better off ki 1 moricien.mais mo pran plaisir get bann ti mauricien pass la dans.nou tou ti 1 victim ek pou ena beaucoup encore. | | | alain jeannot | | | All employees are liable to their employers. They need to perform and satisfy their employer’s customers. Hence the employer regularly measures the employee’s performance through customers’ satisfaction . At schools .when students fail ,are teachers answerable for that? Claiming that private tuitions for a child in std 2,3 and 4 to be a right tantamounts to an insult to so called free education. Cooperation is needed at all levels to ensure that our children are freed from private tuitions at least up to std 4,hence giving them the opportunity to live their childhood .Education is important but it cannot hijack all other aspects of a child’s development. This is as unacceptable as the pressure being exerted to abort reformative measures. | |
|
|
|
|
|
|
|