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Ali Mansoor: « Mes valeurs m’ont permis de faire des choix »
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  |  11/02/2010

iD : En quelle année êtes-vous né ?

Ali Mansoor : En 1957. Et bien entendu, c’est une bonne année.

Vous n’allez pas prétendre que vous croyez en cette sottise qu’est l’astrologie…

Non ! (Rires) C’est juste que je suis cette année-là…

Jouissant de la réputation d’avoir un esprit rationnel, si vous croyiez en l’astrologie, cela aurait été un premier paradoxe.

Oui, mais, en revanche, j’ai découvert l’astronomie au collège du St-Esprit avec le Père Mansfield.

Avec votre ami Bhasker Desai aussi…

Oui c’est mon grand ami…

Ce serait intéressant de faire un reportage sur vous et Bhasker Desai scrutant le ciel…

Avec plaisir, sauf que lui a progressé alors que moi je suis toujours au même point, car j’ai dû aller m’occuper d’autres choses.

Vous avez tout de même un peu progressé dans d’autres secteurs…

Oui, enfi n j’ai dû progresser, mais j’admirais le Père Mansfi eld. Je lui dois, en partie, cette rationalité qui me caractérise. Mes valeurs, c’est auprès du Père Mansfi eld et du Père Adrien Wiehe que je les ai acquises, surtout au Collège du St-Esprit. Là, dans ce collège, ont été renforcées les valeurs acquises auprès de mes parents. Elles m’ont permis de faire mes choix.

Les plus âgés se souviennent que, vers la fi n des années 60, dans le bouillonnement de l’indépendance, votre mère, le Dr Shirin Mansoor et, votre père, le Dr Iboo Mansoor, étaient des avowed unbelievers. Puis, suite à leur rencontre avec le Swami Venkatesananda, ils commencèrent à faire du yoga. Ils découvrent ainsi la Divine Life et finirent par en devenir membres.

À partir de cette expérience de simple vie intérieure, que les positivistes qu’ils étaient jusque-là avaient jugé pure chimère, votre père va découvrir qu’il est musulman, votre mère redécouvre qu’elle est juive… Tout cela entre Six Jours et Kippour…

Au fait, mon père découvre d’abord un attrait pour le christianisme.

C’est bien plus tard qu’il retournera vers ses racines musulmanes. Permettez-moi de préciser une chose bien plus fondamentale : ma mère admirait le Swami Venkatesananda pour ses articles et c’est ainsi qu’elle est allée à sa rencontre.

A cette époque, étant noncroyante, elle lui dit « Swami, comment une personne de votre intelligence peut-elle aussi écrire des articles sur Dieu, alors qu’il existe tant de souffrances sur terre ? » Il ne lui a pas répondu. D’ailleurs, je devrais tirer davantage de leçons de la sagesse du Swami, afin de moins m’exposer à des disputes. Le Swami demanda à ma mère : « Do you believe in doing good ? » Réponse positive. Réplique de l’homme: « C’est suffisant! Si tu crois dans le bien fais en sorte de faire le bien… »

Ceci l’a bouleversée pour ainsi dire et l’a conduite vers la foi et la croyance. Ma mère a également permis à mon père de retourner vers sa foi musulmane.

Le message du Swami était : « Si l’on croît en la bonté de Dieu, on croit aussi qu’il y a des milliers de façons d’aller vers Dieu. Si vous êtes musulman, soyez un bon musulman, si vous êtes chrétien, soyez un bon chrétien. Le message fondamental est la compassion ». Avant de faire quelque chose, il faut réfléchir d’abord. À partir du moment où il apparaît qu’une action quelconque pourrait causer du tort à autrui, il faut la repousser…

Croyez vous en cela ?

Absolument ! Le Père Adrien Wiehe m’a beaucoup marqué en formation morale, au Collège du St-Esprit. Il était aussi mon recteur.

Il y a beaucoup de pères dans votre itinéraire, Iboo, Adrien, Eamon…

Les leçons les plus importantes que j’ai apprises viennent du Swami, mais aussi du Outlook and Mental Framework, du Collège du St-Esprit. Les deux prêchent le même message de tolérance.

Vous croyez au fait que toutes les religions sont porteuses de vérité. C’est une position rationnelle moderne de nos jours. Et cela a toujours été la grandeur de la tradition hindoue. Malheureusement, vos parents étaient issus davantage de l’Unicité que des multiples possibles. Et vous vous retrouvez, you the siblings, entre la Mecque et Jérusalem, enfants des territoires occupés

Absolument !

Ceci étant, approches rationnelles ou traditions matrilinéaires, du fait que votre mère est juive, vous l’êtes également…

Ceci est vrai. Mais je n’ai aucun problème à dire Lailaha illallah Muhammadur Rassool Allah (Il n’y a de Dieu que Dieu et Muhammad est son prophète). Mais finalement, pour moi, il n’y a aucune différence.

Monsieur le secrétaire financier…

Je préfère que les gens m’appellent Ali…

Ça fait un peut chiite ça…

Pfff… la division est facile.

Je préfère penser aux facteurs d’unification. Il y a trop d’esprit de division à Maurice.

Moi, je dis que je suis mauricien! Quand donc les gens comprendront-ils ce que cela veut dire ?

Il faudrait que les gens puissent vous comprendre.Ne pensez-vous pas qu’il faut un peu moins de raideur, paraître plus disponible, rire un peu avec les gens, boire un coup…

Je crois que vous avez raison et que je dois en effet faire un travail sur moi-même, notamment sur la Emotionnal Intelligence.

Même là vous répondez de manière clinique… Les gens qui vous connaissent un peu reconnaissent votre valeur, ils disent que vous êtes exceptionnel, que le gouvernement, grâce à vous, a économisé, voire obtenu, beaucoup d’argent. Mais comment vous faire sortir de cette image détestable de boy-scout aux aguets ? Comment vous mettre en valeur ?

Je le reconnais. Il y a des gens qui disent qu’il est plus facile de faire en sorte de renforcer ses qualités, alors que c’est plus difficile de changer ses défauts. Peut-être ai-je vainement tenté de faire trop de choses en même temps. Mon épouse dit qu’elle ne supporte pas mon BlackBerry et mon ordinateur. Evidemment, si je l’avais davantage écoutée, j’aurai moins fait pour le pays, et pour le gouvernement.

Prenons un engagement.Supposons que le pouvoir actuel soit reconduit, que Sanjay Jagatsingh ne soit pas le ministre des Finances et que Sithanen vous conserve auprès de lui, seriez-vous disposé à faire un «bilan-image» le 12 février 2011 ?

- Je suis prêt !

 

    

Commentaires

Par:-sunil
mo penser kine arrive l'heure pou ki bann marchands ambulants aussi contribiyer INCOME TAX// zot pe roule ene lekonomi parrallel très lucratif, marchands kebab tou sa// zamais ou pa ine pense sa, ali mansoor, kan ou marse dan la ri port-louis ??
Par:-PLOUM PLOUM
Mr Ali- an interesting person!! Some time ago, I attended an International Interfaith conference and one Kippa wearing orthodox jew participant got very interested in where I came from. He had heard of Mauritius as being a tourist destination and that was it. He asked me if there was a Jewish community in Mauritius. For all that I knew at the time, all I could say was that there is a Jewish Cemetery on the island but I dont think we have a Jewish Community as we do not any synagogues. I wish Mr Ali's interview had come earlier , then I could have aswered " Oh, yes, the Finance Secretary ...! But then I could have got myself in hot water for making amalgam between Jews and Finance. The conference was all about being nice to each other. As we are on the this subject let me ask you guys if you have ever noticed a rather big metal structure in the shape of a David Star ( Emblem of the State of Israel and of the Jewish faith), about 5 or 6 metres high, mounted right behind the Statue of our Very own Marie Reine de la Paix? . You have to stand right in front of the statue to notice it. It has been mounted in such a way so as to overlook La sainte Vierge Marie. Actually one day, I decided to have a close look and I discovered that it is in fact mounted on State Land right behind barbed wires. The Metal Tubes structure is massive and well implanted in concrete. The only sign that one can see is that of the Ministry of Land or Forestry ( I cant quite remember which ministry). I have always been curious to know who put the Structure there and what is the significance of it? Surely it was not put there par L'Eglise or some unknown Jewish community? Can some one throw some light on this please?
Par:-Brenda L
Mon commentaire precedent...repondait a la remarque fort pertinente de Gabriel... Le Ali Mansoor ecoppe d'une mise en demeure pour harcelement !!!
Par:-Mahen
"ALONE ARE THE BRAVES'
Par:-aditya
Ali's objective is autrement dit empowerment. Bon courage Ali. We are with you in spirit and letter
Par:-ashok
Il n'y a pas que du fiscal ou financier chez Ali. Maurice se positionne comme centre de la connaissance grace a un centre regional du FMI et le Centre Multidisplinaire d'Excellence. Le pense que les medias ont une responsabilité de sensibiliser sur ces choses au lieu. Ali, persistez et signez sinon le secteur public sera une affaire des fonctionnaires bureaucrates.
Par:-Jose Philibert
Ali, je ne sais si les influences ont été les mêmes, mais mon parcours a été d'une certaine façon similaire en ce ce qu'il s'agit des rencontres. Elève du CSE j'étais très proche du RP Mansfield et Adrien Wiehé fut mon directeur spirituel personnel. Par la suite je cottoie Rama Sithanen depuis de longues années et votre père Ibou m'est un très bon ami avec un profond estime mutuel. Je connais moins votre mère quoique je lui ai parlé et rencontré en quelques occasions. Il faut de tout pour faire un monde et il y a de tout dans un monde. C'est bien l'interaction des éléments de ce tout qui apporte l'évolution, normalement positive mais parfois des reculs. Une grande cause de divergence c'est l'absolutisme dans l'expression des interlocuteurs sur un sujet. Il y a des nuances en tout. Les généralisations font du tort. Puis-je me permettre d'inviter nos lecteurs à penser à ces propos: " In wrting and speeches, when using absolutes, you are asking to be proved wrong.” Voilà la raison possible de bien de dérapages et d'incompréhension. JP
Par:-Ti Merdeux
ID ce n'est certainement pas en pratiquant un journalisme du "dernier mot toujours" que vous allez seduire des gens qui ont la jugeotte! En passant, cessez de pontifier!
Par:-Brenda L
Les licences dominicaines par exemple....a la grace de Dieu !
Par:-Clency Kelly
Moi aussi j'ai été très critique envers Ali Mansoor mais en lisant son interview,on se rapproche un peu plus de lui et on le comprend mieux. Il faut qu'il continue dans ce qu'il croit. N'oublions pas que son père,Dr Iboo Mansoor est un très grand social worker,fondateur de Befrienders,que j'ai eu la chance de connaître et pour qui j'ai beaucoup d'admiration. Que Ali persiste dans sa voie s'il y croit.
Par:-Ti Merdeux
"Les gens qui vous connaissent un peu reconnaissent votre valeur, ils disent que vous êtes exceptionnel, que le gouvernement, grâce à vous, a économisé, voire obtenu, beaucoup d’argent.". Voila un journaliste qui ne fait que repeter ce que ses amis lui soufflent a l'oreille. Bravo Alternative pour votre recit beaucoup plus eclairé. NDLR: Vous prenez tous les autres pour des gens incapables d'avoir leur propres opinions et vous avez cette facheuse habitude de faire des insinuations souvent insultantes. Merci.
Par:-Gabriel
I guess that Ali Mansoor will not study Emotional Intelligence by relying himself upon croonies of the Holy Sprit Babes or the Kennedy School of Government Ivy League Komrades or even the renegades of Loyola. Le parcours académique de ces derniers a été financé par les contributions dominicales des petites gens se rendant à l'Eglise régulièrement au nom de la Vocation.
Par:-Alternative
Ali Mansoor a sans aucun doute un esprit rationnel. Formé à la LSE, il a commencé son parcours professionnel sous l’égide de la Banque Mondiale et du FMI, où il a appris les principes de l’économie de l’offre (supply-side economics) dont s’inspire le néo-libéralisme économique du gouvernement de l’Alliance sociale. Croyant fermement aux vertus de la rationalité néo-libérale, il a mis en pratique, avec le plein soutien de son ami Sithanen, les recettes du laisser-faire économique dans le contexte mauricien avec les résultats que l’on connaît. On ne peut ne pas être d’accord avec les néo-libéralistes, mais ils ont une qualité constante : la cohérence dans leur approche. La tentative d’Ali et de Rama de geler les nominations et promotions dans la fonction publique s’inscrit dans la logique économique qu’ils ont introduite à Maurice depuis 2005. Mais le Premier ministre a annulé toute mesure de gel pour des raisons électoralistes une fois réélu, le PM leur donnera le feu vert pour aller de l’avant avec leur stratégie de réforme de la fonction publique. D’ ailleurs, le PM a approuvé toutes les mesures économiques prises depuis 2005 et s’approprie le crédit des résultats enregistrés. Si les économistes néo-conservateurs sont intellectuellement cohérents dans leur approche, ils ont un défaut indéniable : leur refus d’envisager toute alternative (There Is No Alternative) à leur rationalité, peu importe les conséquences sociales désastreuses de leur politique économique. Il est connu qu’en Afrique, les recettes de la BM et du FMI ont décimé des économies entières, pourtant riches en matières premières, en leur imposant un modèle de développement axé sur l’exportation au détriment de la production de substitution d’importations. Des pays africains qui autrefois pouvaient nourrir leur population grâce à l’agriculture font face aujourd’hui à la famine et doivent continuellement solliciter l ‘aide alimentaire de l’Occident. Ces pays, comme Maurice d’ailleurs, ont ouvert leurs marchés intérieurs aux importations à bon marché en provenance de l’étranger, notamment de la Chine. On a fait croire à ces pays qu’il suffirait d’engranger des recettes d’exportation pour se payer les importations de toutes sortes. Or, les termes de l’échange ont évolué historiquement à l’avantage des pays riches et les pays africains ont été incapables de se prévaloir de tout avantage comparé. Même les pays africains riches en pétrole n’ont pu sortir leur population de la misère. Dans le contexte de la mondialisation, le modèle de développement axé sur l’exportation a montré ses limites dans la mesure où les petits pays ne peuvent faire face à la concurrence impitoyable venant de la Chine, de l’Inde, du Brésil et autres géants économiques. Comme dans d’autres pays, le néo-libéralisme a enrichi les élites économiques à Maurice, accentuant les inégalités économiques entre les classes sociales, concentrant les richesses entre les mains de la classe possédante, causant une paupérisation sans précédent des travailleurs et grignotant les gains obtenus par la classe moyenne au cours de deux décennies de développement plus équilibré. Une politique fiscale généreuse pour les riches (15% d’impôt sur le revenu) mais régressive pour les pauvres (TVA de 15%) est une source d’accumulation de richesses pour les premiers et une cause d’appauvrissement accru pour les seconds. Elle a donné lieu à un affairisme effréné dans la société avec son cortège de corruption, de blanchiment de l’argent sale et autres malversations financières. Un Etat prévaricateur laisse tomber son rôle de régulateur social pour permettre l’émergence d’un capitalisme de petits copains qui se voit dopé d’aides financières à la faveur d’une crise temporaire. Le pays est entré de plein fouet dans un univers cruel où la loi des plus forts règne dans le monde des affaires, la politique décide de prébendes et privilèges à accorder aux copains et les pauvres sont laissés à leur sort. Voilà le bilan des néo-conservateurs économiques à Maurice.
Par:-Moris
Simplement je dirais que les valeurs et braves décisions d'Ali Mansoor seront mises au veilleuse pour un certain temps(des élections).Chassez le naturel et il revient au galop.N'oubliez surtout pas que ce sont les arbres droits que l'on fait tomber en premier.....
Par:-MoralScientist
CLICHÉ writes “[]Mauritians] decry the ivory tower style of work that high lucratively paid State officials adopt, and such an attitude does mean that they squarely walk upon the ground realities and bruise very seriously those people they are meant to serve”. He has got it wrong: both sharp intelligence and experience-informed emotion are necessary for useful rationality. Emotion assists the reasoning process, and at times, reasoning may be detrimental to rationality if unassisted by emotion. For example, an overwhelming majority of Economists the world over (over 99%) deferred to the expertise of Wall Street whiz kids during the months and years prior to the Wall Street meltdown (about five years at least from, say, January 2004 to September 2008) that the US financial system was doing fine. Too much reasoning fooled them into the mistake – they thought that the lesson had been fully learn't from the 1998 LTCM debacle and the correction made by ‘financial engineering’ experts trained at Caltech to the flawed LTCM Scholes/Merton binomial option stock trading model, in addition to traders’ chastening following that earlier financial debacle, had immunized the dynamics of the financial system from excesses that were evident to the other 1% of Economists and financial lawyers, among whom, notably, Brookesley Born. Then we had September 2008. Ali Mansour may or may not have been among the 1%. But, it is an insurance policy against future enormous gaffes that we have a highly-effective professional who knows that, after all ‘the heart is in the brain”. CLICHE is counting the pennies lost by him and his friends. The interviewer of L’Express.mu is highlighting the millions of pounds that could have been saved had Brookesly Born’s advice to Alan Greenspan, Larry Summers and Robert Rubin been followed in 1998. The “ground reality” is that, where Greece is almost bankrupt and that fact may throw the Eurozone system into severe dysfunction, Mauritius is flourishing and is the envy of many countries in the world.
Par:-MoralScientist
It is very humbling for me to be exposed to this dimension of Ali's personality. I thought that I was myself fairly rational and intellectually courageous, certainly not unfamiliar with the work of Robert Aumann of the Centre for the Study of Rationality at Hebrew University in Jerusalem. I have sometimes defined myself as "Muslim borderline agnostic", but the more I explore rationality the more I am convinced that I am Muslim and fully rational people would, upon honest reflection, see the Profound Truth in Islam, viewed in the kind of perspective that Robert Wright investigates in his hot-out-of-the-press book "The Evolution of Religions". I have been ruminating about the symbiotic spirituality between the Muslim 9th Century Sufi, Mansour Al Hallaj and the Christian 20th Century Theologian Louis Massignon and will soon have an article ready for possible publication in the Mauritian press. Meanwhile, may I humbly suggest to Ali, in case he has not yet read the books, to read Antonio Damasio's "Descartes' Error" and Andrew Lee Gluck's "Damasio's Error and Descartes' Truth"?
Par:-joe
he must be really confused with such a background
Par:-From: CLICHE.
Ali Mansoor : je dois en effet faire un travail sur moi-même, notamment sur la Emotionnal Intelligence. / Mr Mansooor sure reveals much about himself, yet these fresh input comes at a time when we are all at a crossroads. Any abyss that may have come up between Mr. Mansoor and the Mauritian society may have various reasons, though one may be tempted to decry the ivory tower style of work that high lucratively paid State officials adopt, and such an attitude does mean that they squarely walk upon the ground realities and bruised very seriously those people they are meant to serve. New taxes like NRPT, and the saga at Air Mauritius , the Fuel price fixing, the fixation with international ratings have echoed the beliefs amongst the average citizen that adopting economic policies that suits international world bank and IMF only brings shines and bright but leave their basic and real life concerns by the wayside. Mr. Mansoor may have improves his job prospects as a personnel of the World Bank, but certainly his development recipe smacks of an arrogance that comes very close to : I know Best, and There is No Other Alternative abysmal formula. Mr Mansoor may have trusted in the absolute power of the Head of his ministry, sadly though the 5th year of any Government in office other imperative come to the forefront, and those lofty style of management has to come down to earth with meteoric speed. Mr Mansoor honest and candid remark about his blackberry and long hours with his computer is remarkably commendable. Though the leadership at the ministry of finance being too happy to note the statistical progress reports completely forgets the humane side in everything. The tax on bank savings overthrow the Republic thrift culture and the numerous press reports making pleas for removing the callous tax charges bears testimony that the ordinary citizens never digest the tinkering approach with their conventional values and way of life. Like farming, like family relationships, like the tensions of public political life, economic relations have something to say to us about how we see our humanity. Money is a metaphor like other things our money transactions, like our family connections and our farming and fishing labours, bring out features of our human condition. Monetary exchange is simply one of the things people do. It can be carried out well or badly, honestly or dishonestly, generously or meanly. It is one of those areas of life in which our decisions show who we are. All obvious enough, you may think. But we should reflect further on this – because we have become used in our culture to an attitude to economics which more or less turns the parables on their head. In this new framework, economic motivations, relationships, conventions and so on are the fundamental thing and the rest is window-dressing. Instead of economics being one source of metaphor among others for the realities of self-definition and self-discovery, other ways of speaking and understanding are substitutes for economic assessment. The language of customer and provider has wormed its way into practically all areas of our social life, even education and health care. The implication is that the most basic relation between one human being and another or one group and another is that of the carefully calibrated exchange of material resources the most basic kind of assessment we can make about the actions of another, from the trader to the nurse to the politician, is the evaluation of how much they can increase my liberty to negotiate favourable deals and maximise my resources. In Mauritius – like at any other places- Economic activity is something people do, one kind of activity among others and as such it is subject to the same moral considerations as all other activities. It has to be thought about in connection with what we actively want for our humanity. And questions about what we want will take us beyond ‘pure’ economic categories just as surely as talking seriously about politics or technology will take us outside a narrowly specialised discourse once we want to now what they’re for. Human life is indeed a tapestry of diverse activities, not reducible to each other. It is not the case that all motivation is ‘really’ economic, that all relations are actually to do with exchange and the search for profit. Yet it can be said with some reason that economics in the sense of housekeeping is a background for other things and because of that it is particularly important to keep an eye on its moral contours. Get this wrong and many other things go wrong, in respect of individual character as well as social relations. Mr Mansoor may well bear in mind that the social fabric is as important a feature for a holistic economic development. Wishing him the very best in his new venture in studying emotional intelligence.
Par:-joy
J'ai une seule question et la voici: Qui sont ceux qui ont vraiment apporté quelque chose pour l'economie de notre pays, les syndicalistes ou les gens comme Sithanen et Mansoor? Facile ou difficile a repondre?
Par:-Brenda L
Monsieur Ali Mansoor a beaucoup de courage d'affronter seul les responsabilités qui devraient incomber a un chef /leader, c.a.d imposer des decisions impopulaires.
Par:-Sylvana nee Kisnorbo
Curiousity gets the better of me. I wonder if Mr Ali Mansoor is the same person who as a boy attended BPS???? As a child I was treated by a Dr Mansoor and there was a shy but extremely intelligent and well mannered boy who was in my class. I guess only he can answer that question.
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