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La politique et le statut d’un ancien président sont-ils incompatibles?
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Lindsay Prosper  |  25/01/2010

Un ancien président de la République de Maurice peut-il faire de la politique active ?

Cassam Uteem :- Absolument. Il n’y a aucune loi qui empêche un ancien président de Maurice de le faire. Cela se fait ailleurs.

On pourrait citer, entre autres, le cas de Valéry Giscard d’Estaing, qui a été député à l’Assemblée Nationale après avoir été Président de la république française.

En raison de la polémique que l’éventuel engagement d’un ancien président dans la politique active suscite – polémique qui d’ailleurs ne vous a pas épargné - ne faudrait- il pas élaborer une législation en vue de préciser ce qu’un ancien président peut et ne peut pas faire ?

-Je suis en faveur de l’institution d’un comité de tous les partis dont l’objectif sera de se pencher en profondeur sur la fonction du président de la république pendant la durée de son mandat et après.

Vos prises de position ne dissimulent- elles pas un projet d’engagement dans la vie politique active ?

Je n’ai jamais déclaré que je serais candidat dans une quelconque élection.

Par contre, cela fait un bout de temps depuis que je réfléchis sur la pertinence d’un engagement dans la vie politique active. Peu importe l’aboutissement de ma réflexion je vais continuer à donner mon avis sur tout ce qui touche à la société mauricienne, y compris la politique, lorsque cela s’avère nécessaire.

En cas d’un retour à la vie politique active, un ancien président doit-il automatiquement perdre les privilèges dont il jouit ?

Pas du tout. Il existe des précédents.

Les Premiers ministres feu sir Seewoosagur Ramgoolam et sir Anerood Jugnauth sont respectivement revenus en politique en 1982 et 1995 après une défaite électorale.

On ne leur a pas demandé d’abandonner leurs privilèges en tant qu’anciens premiers ministres. Il en est de même pour d’anciens fonctionnaires qui s’engagent dans la politique active. Je ne comprends pas pourquoi cette même règle ne devrait pas s’appliquer à un ancien

Président de la république au cas où il s’engage dans la politique active.

-Imaginons que vous vous engagez en politique, vous êtes élu député et êtes nommé ministre.Le maintien de vos privilèges présidentiels est-il justifié ?

Absolument. Toutefois, la loi prévoit qu’un ancien Président ne peut prendre un emploi rémunérateur. Si je suis donc dans ce cas, je reverserai mes allocations parlementaires ou ministérielles au sein d’un fond destiné à combattre la pauvreté.

Pourquoi êtes-vous résolument contre le retour d’un ancien président à la politique active ?

Karl Offman: - Je tiens à préciser que l’expression de mon opinion ne s’inscrit pas dans la mouvance d’une quelconque polémique contre qui que se soit. Quand une personnalité politique choisit volontairement de renoncer à la politique active pour assumer la haute fonction de la responsabilité présidentielle,  elle a une obligation d’éthique de réserve pour le restant de ses jours par rapport à la politique active et politicienne.

Ce n’est pas une question de droit et de légalité. Cela relève d’un engagement solennel de celui qui fait ce choix. C’est mon opinion.

Voulez-vous insinuer que la retenue qu’un ancien président devrait s’imposer lui enlève le droit et la liberté de s’exprimer ouvertement ?

Pas du tout. Le statut que confère la fonction de président de la république à un citoyen impose des obligations morales qui vont au -delà de la durée de son mandat. D’où la nécessité d’observer une certaine retenue après un mandat de président.

Cela implique entre autres que l’intéressé garde une certaine réserve discrète lorsqu’il a des choses à dire.

Il ne doit pas s’exprimer comme le ferait le membre d’un parti politique.

Il ne doit pas le faire en public. Il n’est pas difficile de trouver une formule ou une plate-forme où un ex-président peut faire entendre sa voix.

Lorsqu’un citoyen accepte la position de président de la république, il choisit d’être au-dessus de la mêlée. Il observe une neutralité totale. Il n’a certes pas de pouvoir exécutif. Il a un pouvoir moral. Même si aucune loi ne l’y oblige, il a le devoir d’observer cette neutralité dans ses faits et ses gestes au-delà de son mandat.

Une autre école de pensée estime que le renoncement à ses privilèges devrait suffire pour mettre fin à l’obligation de retenue en matière politique à laquelle un ancien président est tenue de respecter. Qu’en pensez-vous ?

On peut considérer ces privilèges comme l’expression de cette obligation morale attachée à la fonction de président au delà du mandat du titulaire. Pour assouplir ma position à ce sujet, je pourrais tenter de me souscrire à une formule aux termes de laquelle, un ancien président élu député ou nommé comme ministre puisse temporairement renoncer à ses privilèges présidentiels le temps que dure son mandat de député ou de ministre. Je dois malheureusement avouer que cette formule n’a pas suffisamment de vertu et de substance pour justifier une remise en cause de la neutralité qu’un ancien président est tenue d’observer.


 

    

Commentaires

Par:-Ene Nouvo Lekip
Pou Reza ki ou pe faire commentaire. Laisse li bat so le zel. Ou peur li ene fils a papa? arrete met zote piti dans politik. Ban bon salo sa!
Par:-jimmy
yes he can but i think he knows that he cannot go on a political meeting with state car and neither have his electoral bills paid by his state pension.Quand on a l habitude de manger au restaurant pas toujours facile d aller a la cantine de l assemble hehehe lollll
Par:-Bulldog
P trop politise et ethnitise sa debat la ki ti ene locasion en or pou bane intelo exprime zot point de vue. Soyons honete. Est ce ki situation Karl Offman ek Cassam diferent? Mo pa croire sauf ki Cassam sincere li pa fer kiksoz amba amba. Est ce ki Offman pa fer politique li? Sinon ki li ti ale fer dan congre reduit kan Pravin ti p maltraite Berenger? Zordi li ena toupet dir ki ene ex president bizin ena retenu mo poz li ene question.
Par:-Triptophan
Il est peut-etre necessaire pour que les ex-presidents s'unissent au sein d'une organisation pour defendre leurs droits politiques. Par example : SPAP ( Society for the Prevention of Abuse to Ex-Presidents).
Par:-PLOUM PLOUM
Under the current constitutional procedure of appointing our President, it will always be the prerogatives of the sitting Prime Minister to have the upper hand of gets appointed as President. The so-called voting or approval by MP's of the PM's choice is a red Herring. It is the PM who run the show and therefore by default the President will always be a Political figure, or an ex-Political figure. The appointment procedure is very open to abuse by the PM or being manipulated for Political gain. Let me provide evidence: First all the presidents we have had so far, HAVE BEEN ACTIVE POLITICIANS. Second, in 2000 two Political leaders SAJ and PRB concocted a plan whereupon one of them (PRB) would become PM when in all certainty he could never be elected as PM on his own. Then the second (SAJ) would make his way to Le Reduit as President, in all intents and purposes as a Retired former PM, given that prior to 2000 SAJ showed no interest in ACTIVE Politics. All he wanted in 2000, was Official Retirement. The whole Medpoint accord was given so-called legitimacy through a general elections. Yes, in effect the General elctions of 2000, thepopulation voted not only for 2 Prime Ministers (SAJ anfd PRB) but also for two Presidents (SAJ and Bouche trou President Offman). Ironically one can argue contrary to the constitution's requirement of a 5-year tenureship for a President, Offman willingly and knowingly participate with SAJ and PRB to " faire fi " de notre constitutions. Let KO explain his behaviour then , instead of taking up the higher moral ground here today. Now then, there is repeated claim that NR has also concocted a plan with SAJ by re-appointing SAJ toanother term in Office and in so-doing created a new concept in Mauritian Politics- LOYAL OPPOSITION and in so doing, allow Pravind Jugnauth to get elected in a by-election. Yet the Mauritian public is asked to believe no such deal has been struck between NR and the MSM of SAJ, sorry I mean of Pravind. Should an institution like the Presidency be the subject of so much whimsical decisons of a sitting PM, raised fundamental questions as to its purpose and usefulness to the nation. I should finally point out that the Presidency under the current norms, has become an OFFICIAL RETIREMENT POST (I dare not speculate on the fringe benefits) and it is even speculated in some quarters that the real strategy of PRB at the next general elections will be one that will ensure him a move to Le reduit as HIS retirement is long overdue. Would one be surprise if one day we see Navin at Le Reduit ? He will argue that he deserves to be there as SAJ because he has been PM twice or thrice as may be the case. One final point : How do guarantee that a former President or a CURRENT PRESIDENT IS ABOVE POLITICS. WE SIMPLY CANNOT as long as they both hail from active politics or even being Political leaders. CONCLUSION: WE NEED A NEW METHOD TO APPOINT A PRESIDENT WHERE THE PM ( OF ALL PARTIES WILL HAVE NO SAY. AN ELECTED PRESIDENT WOULD BE PERFECT AND A CIVIC PRESIDENT WOULD BE IDEAL. DEAR PEP ADMIRAB, WAKE UP AND STAND FOR YOUR RIGHTS AND DEFEND OUR INSTITUTIONS.
Par:-S
The example of the former French President does not at all help. The French democracy works in a rather different way. Ours is modelled on the Westminsterian one. However, it is true that there cant be any direct comparison between our system and the UK one since the UK has got the monarch. But we can compare our constitutional set up to that of other commonwealth nations like India. Have you ever seen a former Indian President getting involved into party politics??? The President in Mauritius has to be politically neutral since he may be called upon to work with a different government and a different Parliament to the ones that elected him. This happened with Cassam Uteem himself and with SAJ. You have to be politically neutral in these cases! A president for instance is never formally identified with a political party. But in France, yes he is. Sarkozy was a candidate under the banner of UMP. He isnt deemed to be politically neutral. Why are former Presidents entitled to a pension and to other facilities? BEcause it is thought that someone who has occupied the most important function within a State would not get involved in a remunerative activity after his mandate, and as such, needs to continue living. Accepting the post of President comes with some constraints as well! You never get the best of all worlds. YOu have to choose. And if thre isnt any statute or any clause of our constitution stating that a President cant get involved in active politics after his mandate, there is something called ethics, which you either have or you do not!
Par:-Zozo Conde
YES and NO...... YES, if he gives up all perks and keep his pension. NO, if he is greedy.
Par:-jean
moralement c'est a chacun selon sa conscience,moralement s'il le peut,mais j'ai une doute. Comment quelqu'un qui a assent un projet de loi peut debattre ou participer a un debat a l'assemblé nationale en tant que deputé ou ministre si dans le passé lui meme en tant que president de la republique a d'apres la loi donner son assent sur un tel projet. Je suis pas juriste et je laisse cette question au professionel du metier.
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