| | Les maires mendiants | | | | Modifier la taille du texte: | A | | | A | | |
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| | Par:- Rabin BHUJUN
On 25/10/2009 |
Tout cela est pathétique. Une « affaire de corruption » illustre la déliquescence des pouvoirs de nos administrations régionales. La question doit être posée. Ceux que l’on appelle pompeusement les « Premiers magistrats » de nos villes et Conseils de districts (CD) seraient-ils devenus de vulgaires commis au service du pouvoir central ? L’affaire Raj Aubeeluck tend à la prouver…
Que reproche-t-on exactement au maire de Beau-Bassin – Rose-Hill ? De ne pas avoir suffisamment d’argent dans les caisses de sa mairie pour financer sa participation à l’assemblée générale de l’Association internationale des maires francophones (AIMF) ? Et d’avoir donc sollicité l’aide d’une entreprise afin qu’elle paye directement à l’agence de voyage une partie du coût d’un billet d’avion ? On reproche, en fait, à Aubeeluck de n’avoir pas respecté un article de la « Local Governement Act » (LGA) de 2003. Qui dispose : « a local authority shall not accept without the consent of the Minister any donation in kind, gift or property of a value of more than 25,000 rupees or such other sum as may be prescribed. » Cet article est particulièrement ridicule pour deux raisons.
D’abord, la somme prescrite est anormalement basse. Repeindre un petit bâtiment, ou acheter des équipements de sport rudimentaires pour un modeste gymnase peut représenter le double de cette somme ! Du coup la LGA, au lieu de dynamiser le fonctionnement des collectivités locales, les emplit de lourdeur. Et empêche les maires d’agir de manière proactives en mettant en place des partenariatscadre avec des sponsors appelés à les financer sur une base ad hoc… sans qu’il faille aller à chaque fois frapper à la porte du ministre des collectivités locales. afin d’obtenir son seing pour accepter quelques machines de musculation ou dizaines de pots de peinture !
Ensuite, il paraît évident que cet article vise à contrôler la corruption dans les administrations régionales. Du coup, il en devient encore plus risible. Ainsi, un maire ou président de CD pourrait recevoir chaque semaine des petits « cadeaux » valant Rs 10 000 ou Rs 20 000, sans devoir rendre de compte à personne. Mais le voilà horsla- loi s’il s’avise de conclure – sans l’aval du ministre - un accord de parrainage de Rs 100 000 avec une entreprise – pour le bien de ses administrés. En prime, il aura l’Independent Commission against corruption à ses trousses !
Loin de nous l’idée de dire qu’il ne faut pas combattre la corruption dans les collectivités locales. En effet, la lutte doit être permanente. Il y a bien des pourris qui sévissent dans les mairies et CD. L’actualité nous le rappelle bien assez souvent. L’enjeu est donc la mise en place d’une administration régionale de qualité. Gérée par des cadres permanents formés et compétents. Eux mêmes dirigés par des élus placés à la tête de ces institutions en raison de leur capacité de gestionnaire et de policy-maker.
Mais la pratique est autre depuis plusieurs années. L’on devient maire ou président pour service rendu ou grâce à sa proximité – voire sa servilité – avec les puissants du jour. On obtient donc la possibilité de ronger un os, exercer un peu de pouvoir ou rassembler quelques « cadeaux » pendant un an ou deux. Peu importe les idées que l’on apporte à la collectivité locale, peu importe le bilan. Ce qui compte, c’est d’avoir pu obtenir son dû. D’ailleurs si on ne l’obtient pas en temps et en heure… on peut même menacer de brûler sa chemise rouge au Plaza. L’effet est garanti. Le règne des sousfifres est installé.
Toutefois, certains essaient de faire remonter le niveau. Michael Sik Yuen à Curepipe, Tangavel Thodda à Vacoas- Phoenix et Mahen Gondeea à Port- Louis semblent vouloir exercer leur fonction au mieux de leur capacité. Mais la vérité demeure : ils sont tous soumis à l’autorité de leur ministre - James Burty David. Et certaines de leurs décisions - aussi saines et courageuses soient-elles – peuvent être cassées du jour au lendemain. Après l’intervention d’un senior minister ou du Premier ministre. Pour des raisons de clientélisme politique.
En infantilisant et en dénigrant à ce point les administrations régionales, le pouvoir en place insulte l’idée même de la démocratie. Un conseiller municipal ou de district est élu au suffrage universel direct. Au même titre que les ministres. On ne peut donc nullement leur enlever leur légitimité populaire. C’est paradoxal, selon cet étalon, Tangavel Thodda a plus de légitimité que James Burty David. Le ministre, a été élu best loser dans sa circonscription en juillet 2005 avec 49 % des suffrages en sa faveur. Tangavel Thodda a lui été plébiscité par près de 70 % des électeurs de son arrondissement à Vacoas-Phoenix en octobre 2005 ! Plus que les lois, c’est la relation entre le pouvoir en place et les dirigeants de collectivités locales qu’il convient de redéfinir. Toutefois, rien de changera tant que le pouvoir continuera à voir dans les maires et les présidents de CD de vulgaires sous-fifres. Ils deviendront enfin des élus légitimes et appréciés quand le pouvoir central leur permettra de fonctionner – et non pour plaire aux puissants du moment – dans le seul intérêt des administrés des villes et des villages. Malheureusement, il y a encore beaucoup de chemin à faire pour arriver à cet état d’esprit. | |
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| RSP | | | Ce n’est pas la première fois qu’on est en train de mettre en question la légitimité des élus des municipalités et conseil de districts. Rabin Bhujun a bien mis en exergue les points saillants de ces déroutes incompréhensibles quand il s’agit de droits et responsabilités des maires ou présidents des conseils de districts.
Si, le maire ne peut pas prendre des décisions pour le bien être de SA ville, alors pourquoi on l’a nommé maire ? S’il a besoin de mendier tout le temps pour emmener à bon port ses projets de société pour une meilleure ville, alors c’est foutu d’avance.
Il est dit que gouverner et diriger demande beaucoup de capacité et de volonté, pour contrer les obstacles et les difficultés, donc l’homme-leader est un eternel ‘esseulé’. Il est seul à son destin, et il est appeler à ramener des résultats. S’il emmène des resultats, on essayera de trouver des fautes dans la ‘façon de faire’. S’il n’emmene pas les resultats, on dira tout simplement que c’est un bon à rien !
Alors, la question reste posée ? On est élu pour faire quoi ? Agir ou mendier ? Travailler ou quémander ? Etre la solution ou le problème ? Chercher les moyens ou attendre la ‘bénédiction’ ?
Quand on entend tous ces polémiques du pouvoir, on se pose la question – Qui a le pouvoir de faire quoi ? Une seule personne ne peut tout faire, et l’individualisme n’a jamais rapporté beaucoup de bons résultats. Il suffit que tout le monde travaille ensemble pour la juste cause, en transparence et ayant le courage de ses actes et propos. Quand on est au centre de l’actualité, on prend son courage à deux mains et on défend ses actions pour le bien être de la société, car toute action prise pendant un mandat publique doit être pour le bien être de la société.
Si on a la certitude qu’on a mal agi, alors les excuses ne sont pas suffisantes, il faut partir car on a failli à sa tache première, celle du bien être de la société. Mais si on a la certitude qu’on a agi dans la légalité des choses, pour le bien être de ses citoyens, alors mettez vous au devant de la scène et défendez vous ! On sera là pour vous soutenir, car on croit nous que l’action et l’honnêteté d’action sont les éléments vitales pour bâtir une société de progrès et de réussite.
| | | democrat | | | Pourquoi JBD garde-t-il un silence religieux sur les scandales qui éclaboussent les administrations régionales ? Si prompt à pourfendre l’opposition lors de ses points de presse hebdomadaires, JBD a disparu de la circulation depuis quelque temps. Il n’a rien dit sur les propos de Valayden sur les brutalités policières. Il reste aussi tranquille sur le cas d’Aubeeluck. L’aveuglement de la haine de l’opposition lui a fait perdre tout sens de la justice et toute faculté de raisonner. | | | eric | | | The mayors are claiming what they are allowed by the system, in some countries. Cat food, stuffed parathas, porn DVD, new cars, plug for the kitchen sink are some items claimed. All's well till someone upsets a journalist!. | | | sabrina | | | Rabin, votre article a peut-etre souleve des montagnes,cree des ouragants et des tempetes a Maurice mais ce n'est rien de spectaculaire. Ces pauvres bons hommes peuvent etre donne la Communion sans une confession en comparaison des maires d'europe. Citer des exemples serait de leur donner des idees. | | | Starbright | | | Mauritius is heavily corrupted in every branch.Forms of corruption vary, but include bribery, exortion,cronyism,nepotism,patronage,graft and embezzlement.In some nations, corruption is so common that it has gained normative status.The activities that constitute illegal corruption differ depending on the country or juridiction.In some countries , government officials have broad or poorly defined powers and the line between what is legal and illegal can be difficult ot draw. | | | Baltazar | | | L'exemple d'une politque contradictoire entre les administrations régionales et le pouvoir. Les maires ne sont pas enchainés ou ont la langue coupé pour ne pas réagir . Pourquoi rester des " Yes Sir" la ou ils peuvent démontrer leur compétence vis à vis de leurs supérieurs. Une démission en bloc est la solution pour changer de bord, propice aux prochaines élections. Les citoyens des villes sont d'un niveau plus élèvé pour réaliser un tel changement. On a vus leurs réactions lors des conflits opposant les marchands ambulants et le maire de Curepipe et l'intervention du VOH. | |
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