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Vinod Seegum: «Tant qu’on n’aura pas aboli le CPE, rien ne changera dans le système»
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Jean-Pierre Bertrand  |  22/12/2009

Cette décision du ministre de l’Education est loin de faire l’unanimité au sein de ce syndicat. Mais tous les syndicats ne vont pas dans le même sens, à l’instar de la Union of Primary School Teachers (UPST).

Vous vous opposez à la décision du ministre Vasant Bunwaree d’abolir les leçons particulières en standard IV. Comment expliquez-vous cette position, puisque, dans le passé, la GTU s’est opposée aux leçons particulières?

Les leçons particulières existent depuis longtemps en standards IV, V et VI. Ce n’est un secret pour personne, le CPE se prépare à partir du standard IV. Alors, pourquoi avoir choisi d’arrêter les leçons particulières seulement en standard IV. S’il faut arrêter qu’on le fasse pour les trois classes jusqu’en CPE, sinon cela n’a pas de sens. Par ailleurs, cette décision est unilatérale de la part du ministre. Il n’y a pas eu de communication. Nous ne savons pas pourquoi une telle décision a été prise. Est-ce sans ou avec consultations? De notre côté, nous n’en avions pas été avertis. C’est ce qui a provoqué également notre colère.

Ne mettez-vous pas en péril la crédibilité de votre syndicat en réclamant un gain ou un avantage financier qui est strictement du privé?

Il faut voir la réalité, en priorité. Nous n’avons pas le choix que de défendre les leçons particulières. Si un enseignant, exerçant dans un des meilleurs établissements de l’île, ne donne pas de leçons particulières, il est muté. Les parents exigent que leurs enfants prennent des leçons particulières. Ces parents exercent même une pression sur les autorités et arrivent à leur fin. C’est l’éducation des parents qui est à refaire. Ils sont persuadés que les leçons particulières feront des miracles sur leurs progénitures.

Vous cédez donc à la pression de la rue? Et vous reprochez au gouvernement, en d’autres mots, de faire la sourde oreille aux attentes des parents…

C’est une mauvaise interprétation ou mauvaise appréciation de la réalité mauricienne. La compétition existe toujours. L’esprit de compétition perdure à cause d’un déséquilibre dans le niveau des collèges. Les parents veulent voir leurs enfants fréquenter les meilleures institutions du pays. Tant qu’on n’aura pas aboli le CPE tel qu’on le connaît aujourd’hui, rien ne changera dans le système.

Comment expliquez-vous ce déséquilibre qui existe dans le secondaire?

Il n’y a aucune volonté politique pour faire changer les choses. Les plus fortunés ont déjà tout planifié d’avance pour leurs enfants. Dès le début, les chances sont inégales, les plus fortunés se payent le luxe de choisir l’établissement du primaire et du secondaire de leurs progénitures. Une fois lauréats ou boursiers, ces derniers n’ont aucun frais de scolarité à leur charge dans les meilleures universités étrangères. Les parents ont tout prévu pour ces jeunes. Mais il en est autrement du Mauricien moyen et je ne vous parle pas de ceux qui viennent de milieu plus modeste. Les chances ne sont pas égales.

Que proposez-vous?

Ce que nous proposons au gouvernement, c’est de revoir tout le système et non pas faire du ‘peace meal’. Il faut une volonté politique et un bon plan d’action. Nous visons cette réalité mauricienne qu’il faut abolir. Tous les collèges doivent être de même niveau et doivent tous bénéficier des mêmes facilités.


Que se passerait-il si les autorités maintiennent la décision d’abolir les leçons particulières en standard IV?

Si le gouvernement maintient sa décision, nous serons contraints de prendre des risques, tels que déplacer toute une classe pour se rendre aux leçons particulières en dehors de l’enceinte de nos établissements scolaires. Nous sommes entre le marteau et l’enclume. D’un côté, nous allons prendre des risques vis-à-vis des autorités et, de l’autre, la grogne des parents qui risquent d’exercer une pression pour que nous soyons mutés. Un prolongement des heures de classes en primaire n’est pas à exclure. Il existe des solutions, mais la volonté politique doit suivre.

 

    

Commentaires

Par:-william wong yon san
Je vois que aujourd`hui ce n`est la vocation de enseigner qui compte. On veut devnir prof pour donner des lecons particuliers. L`education pour les enfants de notre pays est base sur un system ceux qui peuvent vont reussir les autre vont etres enferme dans un ghetto.Le system actuel favorise seulement ceux qui peut payer pour voir les enfants reussir les examens. je connais des parents qui depenses une fortune pour leur enfants en donnant des lecons 7 jours sur 7. finalement certain enfants on mal travailler. Vous les syndicaliste au lieu de S`occuper les bien etre de vos membres dans leur taches , vous aujouter de l`essences au feu. posez cette questions pourquoi les professeurs peut pas faire le programme entre 9:00 a 15:30, par contre apres 15:30 ils peuvent soi disant reussir. Mr Seegum encourager la vocation de enseigner & occuper le bien etre de vos professeurs , demander des materiels & infrastrctures necessaire pour que le prof se sent aimer a sa vocation.
Par:-M. Cyril Bontemps
M. Seegum a parfaitement raison. La preparation du C.P.E. commence a partir de la quatrieme. Le syllabus de la quatrieme est tellement charge que les lecons particulieres deviennent obligatoir. Il faut savoir que les papiers d'examens a la fin de la quatrieme sont prepares par le ministere de l'education et le papier est d'un tel niveau que l'enfant doit etre prepare au mieux. Un enseignant de la quatrieme n'a pas seulement que les cinq sujets examinables a enseigner, mais il doit aussi enseigner d'autres matieres qui est sub-divises en plusieurs periodes de 25 minutes. En prenant des lecons particulieres, l'enfant comprend mieux ce qu'il a appris pendant les heures de classe mais aussi, avec des exercices specifiques proposes, il a plus de pratique et comprend mieux ce qu'il sait deja. En d'autres mots, les lecons particulieres aident a parfaire l'education de l'enfant. Il y a des gens qui disent que les enseignants donnent des lecons particulieres pour gagner des sous. Je suis pas du tout d'accord. Prenons par exemple un ensignant qui reclaime Rs 300 par enfant. Vous divisez le chiffre par 12 sessions, ce qui vous fait Rs 25 par sessions de 1heure temps et demie. Et pensez ce que les enseignants du secondaire percoivent. Rs 400 par sujet pour seulement 4 seesions par mois. Ce qui vous fait Rs 100 par session de heure. Les parents peuvent conclure qui en profitent le plus. Ceux du promaire ou ceux du secondaire. Faire aux enfants ecrire de bonnes redaction, est-ce que vous croyez que seulment les heure de classes suffisent? Moi je vous dis, si on aboli les lecons particulieres en quatrieme, les resultats a la fin de l'annee seront CATASTROPHIQUES. Croyez moi. Les lecons sont la pour ameliorer la performance de nos enfants.
Par:-paradizio
lecon particuliere bizin arete.Cpe bizin aboli et fode pas ena divers categori colege ena kot lerat p marse,dalle coule et ena oussi coleg 5 etoile avek tou infrastructure top.public fode pa kroir ki tou professeur nek p rode kass,c vrai oussi ki parent ena so tort ladan.kifer ou pas dir non a lecon particuliere si prof la propose ou??zot bizin kone oussi ki ena prof ki refiz faire grand class non pas a koz zot bane incapab ou imbecile ( to prof m.i.e ena meme kalification sa) me parski zot PANVI donne lecon et zot pou oblize fair li si zot envi teach 4,5,6.system la ki kum sa,maleresement.bizin abolir lecon particuliere et cpe,sa system educatif la bizin changment.
Par:-Azaad Sulliman
Tout a fait d'accord avec vous M. Seegum. Arretez le massacre!!!!
Par:-gaston murugan
dan primaire 1 professer donn 12 a 13 jour lesson par mois(3 fois par semaine) ek li touche 200 a 300 roupies par mois pou 4ieme. (5 sujets0 tandi qui dan college 1 zenfant paye R300 a 400 par sujet ek 1 fois par semaine donc 4 ou 5 fois par mois ek 1 zenfant bizin pran 4 ou 5 lesson.okenn parent pa koz lor la.donc 1 zenfant ki pe fer SC pe bizin paye R 2000 par mois.Moi mo dir si minis la ena GUT, li ek so gouvernement bizin aboli lesson completement dan PRIMER mais mo konner ki zott pa serrieux ek election pe vini ek zott pou rod vot selman.
Par:-jean-paul
enan banne mercenaire parmi banne prof lecole primaire . zotte oblige zenfant prend lesson et de zotte coté, penan aucun travail de recherche zotte neque fer aster test paper et donne 5 a 6 testpapers banne zenfant pou fer. mo trouver ki lesson la bisin arreter dans 5 et 6 osi...
Par:-pam
3 ans de cela, ti enan ene femme dans lecol otter barry, a cose maitre d'ecole pas donne li 5eme pou gagne casse lecon, li pousuivre maitre decole la qui ti ene gentleman... si ou donne sa enseigante la ene papier mathematique cpe, li pas gagne fullmark . li medocre comme tout et voila qui banne inspecteur ti tombe dan so piege, donne li 6eme pou travail... finalement, resultat zero... et ki li dire? composition francaise la ti trop difficile... mais malereusement, li ti fini tappe largent lecon la... quelle bluff.
Par:-joy
Mr Seegum - Ene la honte pour l'humanite
Par:-krish
Shame! Shame!Teachers demonstrating in favour of private tuition. Si zotte anvi gagne larzan enkor, plito zotte alle vann gato piment qui met pression lor nou banne zanfan.
Par:-joy
Est-ce Mr Seegum a denoncé ceux qui ont muté son collegue, celui qui ne donne pas de leçons particulières?? Est-que Mr Seegum etait en conge maladie pendant ce period la???
Par:-Yann
pas faire demagogie. bann syndicats pe utiliser l'interet zenfants pou defanne zotte propre l'interet. Enant manque a gagner pou banne professeur std iv.
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