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Mosadeq Sahebdin : «Les Mauriciens ne doivent pas céder à l’achat impulsif»
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Béatrice HOPE  |  20/12/2009

Le porte-parole de l’Institut pour la Protection des Consommateurs (ICP) expose les dangers que comportent des jouets proposés sur le marché.

Quels sont les précautions à prendre en cette période d’achat de fin d’année?

L’ICP estime que la majorité des jouets que l’on retrouve sur le marché local sont bas de gamme. Ils proviennent d’usines fabriquant à la chaîne. Les jouets qu’elles produisent ne sont pas nécessairement conformes aux normes de qualité.

Il existe pourtant le sigle «CE» qui est une garantie de qualité?

Contrairement aux affirmations des autorités, nous persistons à dire que la marque «CE», c’est-à-dire «Communauté européenne» n’est pas une norme de qualité. Selon l’Institut National de la Consommation (INC), cette marque constitue juste un moyen, pour les fabricants ou distributeurs de la douane en Europe. Quand on achète des jouets, on voit souvent la marque «CE». Mais ce que devraient rechercher les consommateurs, ce sont les normes internationales telles que «BS» ou «EN».

Toujours d’après l’INC, plus précisément, son magazine «60 millions de Consommateurs», la plupart des jouets en provenance de Chine présente des dangers pour les enfants. Un exemple de danger: on a découvert de la peinture à base de plomb ou de cadmium sur des jouets. Cela peut-être cancérigène si l’enfant le met dans sa bouche.

Donc, les Mauriciens ont tendance à acheter des jouets en se basant sur le prix, la couleur ou la grosseur. Il faut qu’ils soient plus exigeants. Nous savons que les enfants font des choix impulsifs en matière de jouets. Mais les parents ne doivent pas se laisser influencer aussi facilement. Ils doivent faire une présélection et juger de la qualité des jouets.

Il y a un autre message fort que l’ICP aimerait transmettre aux Mauriciens...

Lequel?

L’Union Fédérale des Consommateurs (UFC) est d’avis que les consommateurs doivent faire des achats éthiques. Et l’ICP souhaite que les Mauriciens y réfléchissent également. Les jouets provenant de Chine sont souvent fabriqués par des enfants âgés de moins de 13 ans. Ils travaillent jusqu’à 16 heures par jour, respirent des produits chimiques en travaillant… Ce sont des conditions inhumaines.

Ils sont employés par certains grands fabricants de jouets de marque qui se sont délocalisés en Chine parce que la main d’œuvre et les matières premières y sont bon marché.

Quid des guirlandes lumineuses en vente sur le marché mauricien? Sont-elles sûres?

Il n’y a pas de contrôle sur ces produits. Il en existe tellement. Ils comportent de nombreuses défectuosités. Il n’y a pas de normes de qualité. La seule chose à faire avant d’acheter ces guirlandes est d’adopter le principe de précaution. Dans le doute, il vaut mieux s’abstenir.

Je dirai que le mot d’ordre est «vigilance». Les Mauriciens ne doivent pas céder à l’impulsion d’achat.

    
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