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Yousouf Dauhoo: “Pour faire face à la pauvreté, il faut une nation unie»
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Nazim Esoof  |  14/10/2009

Le président de SOS Pauvreté évoque le problème de la pauvreté alors que nous allons célébrer la Journée internationale contre la pauvreté le 17 octobre.

De quoi avons-nous besoin pour faire face à la pauvreté?

Pour faire face à la pauvreté, il faut une nation unie. Une nation qui ne soit pas habitée par des préjugés et des idées reçues sur les gens qui ne seraient pauvres que parce qu’ils ne font pas l’effort nécessaire et parce qu’ils se seraient habitués à l’assistanat. Or, à

Maurice, nous avons une nation divisée. La société mauricienne a plusieurs cancers. Et l’un de ses cancers le plus dangereux, c’est l’ethnicité à laquelle il faut rattacher le favoritisme, la corruption et la division. Tout cela a des effets néfastes sur les pauvres.

Qu’entendez-vous par une nation unie pour combattre la pauvreté?

Lorsqu’on a des groupes plus favorisés que d’autres, cela implique qu’on tue tout sens de solidarité. C’est le handicap premier et aussi l’expression flagrante d’une société qui ne pratique pas l’égalité des chances.

Que peut-on faire dans un tel contexte?

Je pense qu’il faut de la discrimination positive. Il y a des régions, des groupes et des sous-groupes qui nécessitent une attention particulière.

Un pays comme Maurice devrait avoir suffisamment de ressources pour nourrir toute sa population…

C’est la question que je me pose aussi. Malheureusement, nous constatons qu’il y a toujours une poignée de gens qui domine la majorité de gens, en termes de possession de biens. Le système de partage des richesses ne fonctionne pas au profit des plus pauvres. Ceux qui sont riches s’enrichissent. Inversement, ceux qui sont pauvres s’appauvrissent.

L’éducation est à la base de toute civilisation et du développement. Or, à Maurice, notre système éducatif est dépassé. Et cela depuis très longtemps.

J’ai toujours dénoncé les leçons particulières qui excluent les pauvres du circuit de l’acquisition du savoir. Même les plus riches sont écrasés par ce système déshumanisant. A l’université aussi, je constate qu’il y a de l’injustice. Par exemple, pour les cours à temps partiels qui se terminent tard, je me demande comment font ceux qui habitent dans des régions rurales éloignées pour rentrer chez eux?

Le gouvernement avait annoncé, depuis son installation, que la lutte contre la pauvreté est l’une de ses priorités. Comment s’en sort-il?

Il y a eu de beaux discours. Mais le combat a été faussé car beaucoup de décisions ont des connotations partisanes. Je dois aussi faire ressortir que le système de la fonction publique ne permet pas une lutte efficace contre la pauvreté. C’est la raison pour laquelle, je ne cesse de militer pour un ministère de la Pauvreté. Un tel ministère sera au-delà des changements de gouvernement. Il ne tiendrait en compte que les intérêts nationaux et non les intérêts partisans et particuliers des gens au pouvoir et de leurs proches.

Nous n’arrêtons pas, à Maurice, de voter des budgets faramineux pour cette lutte contre la pauvreté. Ces budgets sont canalisés vers différents ministères, vers différents services publics, et on finit par perdre leur trace dans les méandres de la bureaucratie.

Quelle est votre appréciation des programmes de Corporate Social Responsibility des entreprises privées?

Je pense d’abord que les entreprises doivent avoir une culture volontaire et citoyenne de partage. Il faut aussi plus d’équité et de transparence dans l’action sociale des entreprises.

Quelle devrait être la priorité dans cette lutte contre la pauvreté?

L’éducation. Car, l’éducation émancipe les gens. Il faut aussi continuer à réaliser l’empowerment des femmes. Mais, en même temps, il faut savoir que les pauvres ont besoin d’un minimum de moyens, ne serait-ce que pour se nourrir et se déplacer, afin qu’ils puissent venir jusqu’à l’éducation et la formation…

    

Commentaires

Par:-Moham
I guess you are badly informed, and if you are or not, the best way is to come to see with your eyes what work SOS is doing Mr Nazir. This bulding u r making allusion to will be used to deliver education to poor students who cant afford to get that free education that our country provides. After all Mr Nazir, the Trust u r talking about is riche, but not SOS. And after all Mr Nazir we cant deliver quality education "en bas pied tamarin" or "en bas la tente" just because those people are poor!! common Mr Nazir.....
Par:-nazir
"Nous n’arrêtons pas, à Maurice, de voter des budgets faramineux pour cette lutte contre la pauvreté. Ces budgets sont canalisés vers différents ministères, vers différents services publics, et on finit par perdre leur trace dans les méandres de la bureaucratie" nou ti envie connais si pas tout largent ki sos pauvrete ine gagne pou depenser lor ban pauvres ine utilise lor ban pauvres, parceki dans ene interview missie dauhoo ine dire ki li pe investi au moins ene million dans batiment en partenariat avec ene trust(ki deja riche). Est-ce ki sa ene million la pas ti besoin fini depenser lor ban pauvre la ? ou bien fine diminuer aide a ban pauvres pou monte batiment ?
Par:-MoralScientist
These are very good intentions, but, practically, we need, on the part of those who are trapped in poverty, much more than national unity (and whose duty, if I may ask, is it to implement this magic process of 'national unity'?) and legislator-initiated measures of affirmative action and empowerment (we alreay had one such programme, headed by J-C. De L'Estrac, but it was a resounding failure, because political/ethnic calculations trumped the fight against poverty). The essential ingredient is self-discipline and hardwork. Given this ingredient, no matter how negative an image any person or institution projects of anyone as an individual or as a social group, that individual or group will be able to perform and command respect. I’ll give an example of an individual and of a group to demonstrate how sound is my argument. Carl Gauss was a natural-born Mathematical prodigy, the son of parents belonging to a class of the populace literally-called, with German precision, ‘half-citizens’, his mother being an illiterate working as a maid and father a canal-digger and bricklayer. It is sad that Carl could do relatively advanced Arithmetic even before he could talk. Instead of giving his son the opportunity for good schooling, the father chose to make a fun-making show of him to his friends and neighbours, as a means to make some meager additional money. Carl also happened to have bad eyesight from a young age, and when, on occasion, he would be unable perform the mathematical feats that his father and his merrymakers expected of him because he could not see the long string of numbers that his father held up for him to quickly add up, his father would rough him up, and the poor boy would sulk, suffering in silence. In spite of this inhuman treatment that Carl had a right to expect his own father to shield him from, he grew up to be the most famous mathematician of his time, some would say of all time. By overturning Euclid’s famous Fifth postulate about parallel lines, he developed the whole new field of Non-Euclidean Geometry that, later, Lobachevsky, Riemann, Poincare and Einstein would use to develop the Theory of Relativity and Quantum Mechanics. Famously, when Napoleon’s army had reached Carl Gauss’ town of Gottingen and the General who was leading the army was about to give orders to his troops to storm the town, world came from Napoleon at headquarters to stop “The World’s greatest mathematician lives there” said the Emperor, and so Gottingen was pared thanks to Carl’s reputation. One wishes that Bush’s army vandalizing Iraq and allowing the hooligans to loot the invaluable treasures of the Baghdad Museum had been as civilized as Napoleon! Concerning groups, I can assure you that, around the year 1995, the South African affirmative action plan was such that, with 4As and 1B in his matric exams, a White, Coloured or Indian teen would not be able to get admitted to medical school, but a black teen with 4Bs would be readily accepted. Still, I used to regularly see, with my own eyes, such black teens trying to hitchhike their way to the med-school premises about one mile, and risk arriving late or even missing class, rather than walk the one mile. I know that because my wife was teaching at the University of Natal!
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