| | Le jeu et les enjeux | | | | Modifier la taille du texte: | A | | | A | | |
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| | Par:- Nazim Esoof
On 11/08/2009 |
Ils n’ont pas l’air d’être conscients de la spirale dans laquelle ils s’enfoncent. Il y a, avant tout, cette contention qui les anime dès qu’ils sont pris dans l’attente de voir si leurs paris leur rapporteront quelque chose. Il y a pourtant un désespoir financier dans cette propension au jeu que manifeste une bonne partie de la nation mauricienne.
Au Champs de Mars, dans les maisons de jeu, dans les bureaux obscures des paris sur les matchs de foot étranger, au téléphone, sur internet… Les supports de jeux se sont multipliés. On peut aujourd’hui être joueur 24h sur 24h.
Dans un tel contexte, avancer avec des rameaux d’olivier entre les mains en espérant que seule la morale saura régler le problème serait faire preuve de candeur. Les Mauriciens aiment le jeu. Pour l’argent et aussi pour l’oubli. Il importe, cependant, d’aller au-delà des jugements de valeur.
La crise ne pousse pas seulement certains de nos compatriotes à se rabattre sur les cartes de crédit et à devenir de mauvais payeurs. Cette crise économique n’influe pas sur la seule situation matérielle de nos concitoyens.
Elle rend compte de la surestimation du fait économique sur le fait social et culturel. Même qu’elle témoigne de l’amplification d’une vision technicienne des choses au détriment des valeurs politiques.
Une économie parallèle et souterraine est en train de s’amplifier à Maurice. Nous ne verserons pas dans l’électoralisme de Vishnu Lutchmeenaraidoo en dénonçant le laxisme du gouvernement sur ce dossier. Ce n’est pas un gouvernement qui est en cause. C’est un système. C’est des mécanismes sociaux.
Si nous ne parvenons pas à saisir l’imaginaire social du Mauricien, nous ne parviendrons qu’à des lectures approximatives sur le rapport du Mauricien avec le jeu. Il faut aller plus loin. Se poser d’autres questions. Qu’est-ce qui peut être l’alternative au jeu? Pourquoi s’endetter pour le jeu? Quelles sont les causes de ce déferlement vers les maisons de jeux?
Il ne s’agit plus, aujourd’hui, d’identifier des boucs émissaires. Mais d’analyser et de comprendre un phénomène pour avoir des éléments nous permettant d’agir sur lui. Ce sont des études empiriques dont nous avons besoin.
Mais de grâce, évitons le clientélisme électoral des uns. Le moralisme primaire des autres. Car, là où nous nous attendons à une sociologie politique, on se retrouvera avec la kremlinologie des uns et des autres…
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| jose | | | Gambling on line is not allowed from the soil of Mauritus as per the gambling acted voted last year. It's same as in Australia. | | | Triptophan | | | The problems and social problems of gambling affect people universally and more specifically in societies where gambling has been "liberalised", where governments see in it as another source of income (through taxation). It would be interesting to know how much taxation revenue our own government makes as compared to foreign governments when people gamble on line from the Mauritian soil.
The addictive nature of gambling is well known, therefore , in my view , responsible leaders in our society should have taken steps to discourage gambling. Alas, in their enthusiasm for more democratisation , liberalisation, appetite for more revenue, and less desire for more regulation, the custodians of our society and of our children have , again, got their priorities wrong. They have given carte blanche to Gambling Sharks and casinos to operate so freely here.
The argument that liberalising gambling is necessary to root out "underground" gambling is completely false. Even if that is at all possibl what has our society gained (and lost) in the process?
Over this issue, as over many other social problems, the way forward is not to continue to waste time looking for their causes, but we should straight away begin to set goals to solve the problem. Their is no connection between the CAUSES of this problem and its SOLUTIONS.
in the absence of a concerted effort to protect us and our dependents from the scourge of gambling, I as a parent will have to waive my solitary "Jihad" to protect my own children, in the hope that they grow into responsible adults, safe from the gambling dens. | | | Jose | | | j'apprécie les points de vue exprimés. J'ajouterai cependant que le phénomène du jeu est universel et date de longues années, des siècles peut-on dire. Dans tous les pays du monde c'est la même chose. Le jeu est un phénomène qui ne s'explique que par la nature humaine.
Quand à la raison de l'apparent déferlement vers les maisons de jeux elle est simple: Les autorisations accordées pour l'ouverture de ces maisons de jeux partout dans l'île, donnant ainsi des accès facilités à ces maisons. | | | democrate | | | Lutchmeenaraidoo a parfaitement raison : le gouvernement se cache derrière la loi pour ne pas prendre ses responsabilités face à la prolifération des maisons de jeux à travers le pays. Au lieu de chercher des faux-fuyants, le gouvernement devrait agir fermement avant que le vice du jeu ne devienne une gangrène dans le tissu social mauricien. Ce gouvernement a l’habitude notoire d’invoquer l’Etat de droit pour cacher son immobilisme face aux nombreux problèmes qui affectent le pays : la corruption envahissante, la criminalité affreuse, la délinquance juvénile, le trafic de la drogue, les viols de mineurs, etc. Le comité de haute instance chargé de se pencher sur les maisons de jeux est un trompe-l’œil destiné à berner les gens. Comme toutes les autres institutions du pays (ICAC, MBC, MRA, etc.), la Gaming Authority s’est permis d’agir sans tenir compte des conséquences de ses actes et a ainsi accordé des permis aux opérateurs de maisons de jeux sans penser aux problèmes sociaux qu’elles allaient créer inévitablement. Il y a des cyniques qui diront que les maisons de jeux sont une activité économique qui rapporte de l’argent. Mais qui bénéficie de cette manne sinon l’Etat gourmand et quelques capitalistes ? Entretemps, on vend au petit peuple l’illusion du gain facile. La corruption, la drogue, les maisons de jeux et les paris sur les courses hippiques ne font qu’enrichir les riches et appauvrir davantage les pauvres. | | | Sesa | | | Voilà la bonne analyse dans l'Editorial de M. Nzim Esoof sur la question de l'addiction des Mauriciens aux jeux:"Si nous ne parvenons pas à saisir l’imaginaire social du Mauricien, nous ne parviendrons qu’à des lectures approximatives sur le rapport du Mauricien avec le jeu. Il faut aller plus loin. Se poser d’autres questions. Qu’est-ce qui peut être l’alternative au jeu? Pourquoi s’endetter pour le jeu? Quelles sont les causes de ce déferlement vers les maisons de jeux?
Il ne s’agit plus, aujourd’hui, d’identifier des boucs émissaires. Mais d’analyser et de comprendre un phénomène pour avoir des éléments nous permettant d’agir sur lui. Ce sont des études empiriques dont nous avons besoin." | |
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