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| | Par:- Rabin BHUJUN
On 12/07/2009 |
La Fédération des créoles mauriciens (FCM) ne tolère aucun avis discordant sur son action. Ainsi, pour elle, si l’on n’est pas un « apprivoisé » converti à la cause, on est forcément classé hostile. On est l’une de ces personnes oeuvrant prétendument pour empêcher le progrès de la communauté créole. Ou pour sauvegarder l’hégémonie de la composante majoritaire de la population. Mais pour que la FCM atteigne sa vision globale d’égalité sociale – à laquelle nous souscrivons d’ailleurs – il lui faut regarder certaines réalités en face. Elle ne le fait pas. Ceci explique sa perte de vitesse. Il nous faut donc rappeler certaines choses.
Première réalité : la FCM commence à inspirer la crainte. Elle n’a pas encore la réputation de la « Voice of Hindu ». Mais il suffit d’écouter ce que beaucoup de nos concitoyens (toutes ethnies confondues) disent de la FCM pour comprendre que l’image de celle-ci est en train de basculer. La Fédération est maintenant assimilée à une organisation socioculturelle défendant les intérêts et cherchant des avantages pour « zot bann ».
C’est en grande partie la maladresse de la FCM dans la formulation de ses revendications qui suscite cette peur. Le tissu social est fragile à Maurice. Et dans un pays comme le nôtre, revendiquer des droits pour soi est un exercice délicat. Car toute demande d’un groupe est automatiquement perçue comme un empiétement sur les acquis des autres. Deux exemples illustrent ce que nous avançons. La revendication des 35 % de créoles dans la Fonction publique.Et l’apprentissage du créole à l’école au motif qu’il est « la langue ancestrale » des créoles.
Ces deux revendications ont été accueillies très tièdement. C’est compréhensible. La FCM s’est contentée de réclamer l’emploi des créoles dans la fonction publique sans suggérer oncrètement les moyens d’y arriver. Ce vide a vite été comblé par les conjectures des fonctionnaires en place. « Pour pouvoir faire de la place pour eux, on me virera. Ou alors on empêchera ma fille ou mon neveu d’avoir le job au seul motif qu’il n’est pas d’une ethnie minoritaire. » Ou comment renverser l’insécurité ethnique ! La bourde a été répétée. Au lieu de justifier l’inclusion du créole à l’école par des impératifs pédagogiques, la FCM en a fait une question identitaire. En sous-entendant que le créole est d’abord le patrimoine d’une ethnie du pays. Erreur capitale qui n’a pas plu à ceux qui considèrent que le créole est la langue de tous les Mauriciens.
Deuxième réalité : la place des créoles dans le pays est avant tout une question sociologique. Ethniciser à outrance le débat – comme le fait la FCM – équivaut à fausser les réponses globales qui peuvent améliorer le sort de cette communauté. Voici les faits : les taux de délinquance, de précarité et de scolarisation sont alarmants dans la communauté créole. Devant ce constat, on a le choix. Soit on décide de mener une politique ethnique ciblée vers cette population défavorisée. Ou alors on met en place des actions globales de lutte contre la pauvreté, d’accès à l’éducation et d’encadrement social. En sachant que ces politiques combinées iront prioritairement aux populations les plus handicapées dans ces domaines : les créoles ! Ce type d’approche permet aux pouvoirs publics de ne pas créer d’illusoires travailleurs sociaux ou spécialistes de la condition créole. Des « je-sais-tout » pouvant aussi bien coacher des parents afin qu’ils comprennent l’importance de scolariser leurs enfants. Encadrer des jeunes inactifs en leur faisant découvrir les possibilités du micro-entrepreneuriat. Ou réhabiliter des prostituées toxicomanes.Ces « jack of all trades » n’existent pas ! D’ailleurs, s’ils existaient, ils seraient « master of none ». Or, la FCM met dans un panier ethnique des problèmes sociologiques disparates en croyant les résoudre avec une approche unique. Ce raisonnement mène à l’échec.
D’ailleurs, pour trouver des solutions, il faut dresser des priorités : troisième réalité ! Toutefois, la FCM semble errer un peu trop sur le terrain de la politique identitaire. En abandonnant au passage celui de l’éducation. Nous en sommes convaincus, l’accès à l’éducation et la formation est la pierre angulaire à « l’émancipation » de la communauté à Maurice. C’est à travers l’éducation qu’une communauté qui se sent marginalisée conquerra sa place dans notre société et sa fierté. Il n’est un secret pour personne que les écoles en Zone d’éducation prioritaires (ZEP) accueillent majoritairement des enfants issus de familles créoles. Ces ZEP affichent des taux de réussite planchers (parfois de 12 % à 20 %). Or, la FCM n’a pas développé de proposition concrète dans ce domaine. Elle n’a en rien (sauf maladroitement sur la question du créole à l’école) expliqué comment des collaborations transversales – éducation nationale, Eglise, ONG, forces vives, secteur privé – peuvent être mises en place afin de donner plus de moyens d’encadrement humains et financiers à ces écoles.
Il est illusoire de penser à instaurer de l’équilibre dans notre société quand la base même de notre éducation est devenue une machine à créer des inégalités. La FCM doit d’urgence réaliser que l’égalité, elle doit l’instaurer aux premiers échelons du système. Afin d’outiller les jeunes créoles à poursuivre ensuite un long parcours académique. Ou à leur donner suffisamment de compétences de base pour en faire des petits entrepreneurs, ouvriers et citoyens responsables de demain.
Toutefois, on pourra mettre en place les meilleures politiques nationales pour rétablir l’équilibre, encore faudra-t-il que chacun prenne ses responsabilités. En se fixant suffisamment de discipline et de volonté pour sortir de sa condition actuelle. Cette volonté-là, on l’a ou on ne l’a pas…
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| Burn-it | | | Cher Satish, tu sembles être complètement à côté de la plaque. Pourquoi as-tu réagi au commentaire du Dr Henry, qui, comme tu l'as bien fait remarqué, fait partie de ces personnes qui ont su se sacrifier our pouvoir arriver dans la vie? Malgré tout, de retour au pays, ils ne sont pas reconnus. Pourquoi? Parce que la place appartient déjà ou est réservée à un parent. C'est une pratique qui existe depuis bien longtemps à Maurice et qu'il faudrait changer. Je connais d'autres cas similaires à ceux du Dr Henry, alors, que l'on soit "bouteille du vin" ou diplômé et compétent, il n'y a pas de différence, si la place est déjà prise ou réservée, on reste sur le banc de touche. | | | Satish | | | Tu as raison Burn-it, je vois bien que la verite que j'ai mentionne a bien blesse quelqu'un. Ai Ai Ai, CA FAIT MAL | | | Burn-it | | | Je constate que certains à l'instar de Satish continuent à avoir une perspective stéréotypée de la société mauricienne, une perspective qu'ils recrachent à tout bout de champs lorsqu'ils se sentent offensés,mais c'est normal lorsque la vérité blesse. | | | Harold | | | ((NB : J’ai soumis un commentaire depuis le 17 Juin et je voudrais savoir si vous allez le publier. Merci de me faire parvenir une réponse ou de publier ma réponse a Rabin.))
Je ne comprends pas comment vous pouvez dire que le FCM ne tolère aucun avis discordant sur son action. Pourtant il y a un débat ouvert sur la page Facebook du FCM et le 12Juin dernier vous avez posté un commentaire.
Et je ne savais pas non plus que le FCM avait autant de comptes à rendre devant la presse mais je suis surtout surpris d’apprendre que revendiquer ses droits, dans un pays comme le nôtre, pourrait être un exercice délicat! Sommes-nous encore dans une démocratie ou dans une république bananière ?
La FCM a parfaitement raison de réclamer de l’emploi pour les créoles dans la fonction publique. Les créoles sont pratiquement inexistants ou exclus du service public.
Presque tout est ethnicisé dans ce pays et Jocelyn Grégoire ne vient pas réinventer la roue quand il réclame un pourcentage concernant l’emploi dans la fonction publique.
Exemple : pour être candidat aux élections il faut indiquer son appartenance communale et après des députés correctifs sont nommés pour assurer une représentation équitable des différentes communautés. Cette pratique (qui est légale et garantie par notre constitution) pourrait être adaptée au recrutement pour le service public.
Dans des pays comme le Canada, le gouvernement a l'obligation légale de s'assurer que sa main-d'œuvre représente les collectivités qu'elle sert. Ainsi, lorsqu'il est nécessaire de mieux refléter la diversité canadienne, les organisations d'embauche (incluant la PSC Canada) peuvent décider de restreindre l'admissibilité à certains postes à un ou plusieurs groupes d'équité en matière d'emploi. Et la population Canadienne est classée en quatre groupes.
Je ne comprends pas pourquoi Maurice ne pourrait pas avoir une formule adaptée à la présente situation.
| | | satish | | | Dr JG Henry, if you being a 'creole' you have been able to become a doctor, why can't others. The thing is that the opportunity is there but very few 'creole' are willing to do some sacrifice to grab it. They are more attracted towards 'amuser, boire', disco, 'bouteille du vin' , 'antenne satelitaire lors lacaz tolle', habiller couma americain etc etc. That's the culture of yours which you must revise instead of blaming others for your (creole) failure | | | Starbright | | | The Labour Party was founded by Dr Maurice Cure in 1936 and in the election of 1947 the elite francophone was ousted from power by Guy Rozemont.I'm just wondering how the political landscape would have looked like today if the Labour Party was still led by a Guy Rozemont, a Dr Cure or Anquetil?. | | | Dr JG Henry | | | Mr Bhujun’s one-dimensional article strenghthens my view that only Creoles understand their problems and only they can speak with knowledge of and for their community. It is not my contention that Mr Bhujun is in any way hostile to the Creoles, but he is on a different wavelength and not connected to the network of the rainbow community. His article is based on well-known facts, but acceptable for purpose of serious discussion only as far as it goes. To blame Fr Gregoire and the FCM for stirring up communal demons just because they are pointing out loudly and openly for the first time that the Creoles have not received a fair share of the cake is disingenuous. To blame the Creoles for not being recruited into the civil service owing to their low educational attainment shows a serious degree of ignorance. One would think that one needs to have the mind of a rocket scientist to become a lowly clerk in a government office or cleaner in a hospital. The entry requirements to ICAC or the board of Air Mauritius must be less. No wonder one organisation is a white elephant and the other a black hole. The undeniable fact is that there is discrimination against the Creoles in the absence of representatives who are prepared to lobby aggressively and unashamedly for them. This makes Creoles easy to ignore. About twenty years ago I responded to an advert for a research position at the Ministry of Heath and I never received even an acknowledgement. I have a handful of degrees from some top UK universities and I am a Fellow of the Royal College of Pathologists. I am currently a consultant and professor of chemical pathology. My personal experience in applying for a civil service job allows me to empathise more strongly with my less fortunate Creole brethren. On my regular visits to Mauritius I meet young Creoles who complain about discrimination in university admissions, recruitment to the MRA and so on. We all know about the police force and the civil service. Discrimination is not only institutional but also cultural. In the sixties, someone accused the Creoles of a slave mentality. More recently, about ten years ago, a minister in Dr Navinchandra Ramgoolam’s government was asked by Robin White, a BBC World Service reporter, if a Creole could ever become prime minister. The minister, in unsurpassed arrogance and palpable ignorance, replied with the rhetorical question, “When will a black man become president of the USA?” At that time Colin Powell was a humble water carrier for the Bush administration at the State Department. It sounded as if fish would fly before a black butt was perched in the Oval Office and a Creole might have to wait even longer to become prime minister of Mauritius. I wonder if the former minister is prepared to eat humble pie now that Barack Obama has become president. In any case the good man is again in a top job, courtesy of his friend Navinchandra. After all he belongs to the right caste and for them there is no glass ceiling. In forty one years of independence, how many years has a Creole occupied the post of governor general or president of the country? Another point made by the writer is that the FCM is causing some worry. That’s a good thing in my book. Oddly enough, when Alliance Sociale MLAs and ministers of a certain community met their co-religionists after the Moka-QM by-election, no alarm was raised. I am certain that it was not a prayer meeting. As far as lack of effectiveness and results by and for the FCM are concerned, one may need to be reminded that Rome was not built in a day. The Creoles must take charge of their own destiny by investing in education and resisting the temptation for instant gratification. The sega “Amusez Creoles” is spot on. The Creoles must also coalesce behind some decent politicians who can openly and unashamedly defend their interests. There are too many tenth grade Creole politicians who are only looking for their own meagre crumbs from the table of Baby Ram, Baby Jug or whoever. My wife’s advice, “Go abroad, work your butt off and marry into a sugar baron’s family” may be hard for every young Creole to follow. Most Creoles will have to make their way in Mauritius with all of the handicaps and all of the snags they will encounter on their journey. The FCM, in alliance with the Church, should tap into the Creole networks overseas, particularly in the USA, and RC universities around the world, plus develop a think tank to address issues such as electoral reform and the re-drawing of electoral boundaries (under UN auspices as the Mauritian government could not be trusted and the same old gerrymandering would be rife) so that Creoles are not swamped. There is no constituency at present which can be guaranteed to return three Creole MLAs. Other communities are guaranteed three of their own in so many constituencies. One thing is certain: the discrimination which Creoles have endured in the last forty years will not be tolerated for ever. Something will have to give or everyone will have to pay the cost. Mr Bhujun, please look at the whole picture before you start apportioning blame. Your article as it is would not make the grade in Politics or Sociology 101.
| | | Jo | | | L'éducation, la formation et le savoir sont les seuls moyens qui pourraient aider les créoles. Je suis créole, habitant Roche Bois et je ne veux pas de passe droit je veux seulement que mes droits soient respectés en tant que citoyen, droit à l'éducation, droit au logement, droit à un environnement sain et épanouissant, droit à la parole, droit à la culture, droit au travail etc......Que l'état assume ses responsabilités et ne les laissent pas aux hommes d'église(je suis croyante et pratiquante) la responsabilité d'éduquer les créoles. Nous avons trop longtemps cru que seule l'église peut nous aider à progresser et à nous éduquer. Je crois que cela a été une grossière erreur de notre part (les créoles) et à notre désavantage. Les hommes d'église devraient nous aider à éveiller notre conscience de citoyens afin que puissions penser et agir en tant que citoyen et non en tant que créole. | | | Jacques S | | | Le FCM est maintenant la. Le momentum existe toujours mais les creoles sont des individus et non pas une collectivite' Communale. Il est vrai que nous sommes parti avec espoir de retrouvrer nos droits fondamentaux et un redressement de LInequite' qui nous delaisse. Mais La FCM est la, Elle n'est no Joslyn Gregoire bi une Comite', elle est une realisation de ce qui se passe a Maurice et le desir espoir de redresser des annes's d'abu et de discimination Communautaire. Les Creoles preneent les choses au serieux maintenant mais il faudra bien du temps pour que le chemin soit bien plus claire......Il nous faut attirer les Professionels talente' de notre Communaute, nous organiser a d'autre dimensions que Politique ett Religieuse....mais elle est la cette conscience, elle est la a travers Joslyn Gregoire et beaucoup. Cette maniere de nous organiser n'est pas de notre culture mais la realite' des choses a Maurice NOUS EN FORCE ,Nous sommes des individus et non pas une communaute' collectivie' avec But de voler les resources et le travail des autres, subtilement. . Nous n'elargons pas notre Communaute' avec des milliers d'enfants par an pour avancer notre Communaute'. Ce qui se passe a Maurice et a travers le Monde et principalement que le Creole trouve son identite, sa culture nouvelle, donnez lui du temps car elle n'esy pas a comparer ou a enregistrer comme ''Socio Culturelle'', le dynamisme et la et le momentum reprendra en temps et lieu , nous somes de s individus pour vivre nos vies en honnete' en fierte' de nos valeurs Chretienne . | |
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