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Ceux qu’on ne voit plus…
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Par:-  Cederix Babajee

On 02/07/2009

Vous êtes surement nombreux à avoir lu et entendu le reportage des journalistes de lexpress.mu et de Radio One sur la situation des gens qui vivent près du, voir dans le, dépotoir de Roches Bois.

Ce sont des familles entières qui y demeurent. Parmi, des enfants; dont certains sont en bas âge. Cette scène semble ne plus choquer les habitants de la localité tellement la misère et la précarité font parties de leur quotidien. On finit toujours par s’habituer à sa situation. Je me refuserai donc le droit de porter un regard misérabiliste sur ces gens. Mais, je ne peux m’empêcher de hurler mon sentiment de révolte. Lorsqu’on n’est plus choqué par de telles scènes, c’est qu’on est blasé. Et cela témoigne d’une résignation qu’il importe d’éviter.

Cela dit, il faut aussi souligner que cette situation n’est pas particulière à ce faubourg de Port-Louis. Plusieurs localités de l’île connaissent le même fléau. Cet extrême pauvreté est devenue quasi transparente tellement on y tourne la tête lorsqu’on les traverse. Les autorités, elles, semblent plus aveugles. La mairie de Port-Louis est, semble-t-il, au courant qu’une population vit dans ce dépotoir. Hélas, jusqu’à présent, rien n’a été fait.

Il y a encore quelques années, le secteur privé, pour des raisons fiscales, finançaient ces ONG qui œuvrent dans le social. Tel n’est plus le cas désormais. Car, la loi sur les impôts a été amendée et les entreprises ne peuvent plus déduire les donations de leurs impôts. N’est ce pas le devoir du gouvernement de les encourager à remplir leur responsabilité sociale? Finalement, ces mesures incohérentes me poussent à une réflexion: «Est-ce que les autorités souhaitent vraiment que cette population plus vulnérable s’en sorte?»

Ce n’est plus admissible qu’en 2009, personne ne remarque l’absence d’un gamin sur les bancs de l’école. C’est encore moins acceptable que tous les jours, des dizaines d’enfants vagabondent dans les rues de la capitale, à proximité du passage souterrain qui mène vers le Front de Mer, mendiant sous l’œil méfiant des parents tout aussi désemparés. Les travailleurs sociaux sont débordés. A eux seuls, ils ne peuvent grand-chose, par manque de ressources peut-être. Mais je suis tenté de croire que cela découle plus d’un manque de volonté de la part de nos dirigeants.

Je me souviens encore d’un évènement qui m’avait marqué en 2008. Radio One avait organisé la première édition de «Prendre un enfant par la main». La générosité des Mauriciens était telle que les organisateurs ont recueilli plus d’un million de roupies. Cet argent a servi à fournir du matériel scolaire à des enfants pauvres. L’objectif a été atteint et l’expérience fut retentée cette année, toujours avec succès. Mais ce qui m’avait heurté lors de cette première édition, c’est le rappel des chiffres. Alors que l’on annonçait à la radio la somme recueillie lors de l’opération, je lisais dans un journal que les ministres avaient fait l’acquisition de leurs nouvelles berlines, le tout au coût de Rs 70 millions! Ce cas n’est pas une exception, nous sommes tous les jours confrontés à ce genre d’abus. Entre les dîners princiers et les voyages d’agrément, le gaspillage des fonds publics est écœurant. Certes, je comprends qu’un ministre doit voyager confortablement. Mais, je ne m’explique pas des excès.

Entre-temps, la classe moyenne, elle, s’appauvrit de plus en plus. Celle qui a émergé dans les années 90 est complètement désillusionnée. Dorénavant, elle ne pense qu’à émigrer. Car au rythme où vont les choses, entre la perte de son pouvoir d’achat, la crainte de perdre son emploi et l’endettement indispensable à la concrétisation de ces projets, elle ne voit des perspectives de progrès que limitées.

Le défi consiste désormais à véritablement intégrer tout le monde dans le plan de sauvetage. Si plan de sauvetage il y a…


Commentaires

Par Apollon
Jul 04, 2009
Sauce for the goose is" not"sauce for the gander or One man's meet is another man's poison? Je lis de façon assez régulière le journal électronique de l'Express,qui, me semble-t-il, est très attaché à laliberté d'expression.L'example récent est la publication de l'article 12 de notre constitution et sous la rubrique"Il y a 25 ans,2 juillet 1984" ce que le juge Rault écrit dans son rapport suite à un évenement qu'a vécu le pays. Il m'arrive aussi de faire des commentaires sur certains articles pour essayer de "Impart ideas." Je ne ferai pas de commentaire sur "Ce qu'on ne voit plus."Je pense avoir fait un sur "Le dépotoir de Roche Bois et les 228 autres cas" un peu dans le sens de "Ce qu'on ne voit plus...."Malheureusement il n'a pas été publié;en sus de deux autres aupara- vant.Le premier était sur l'anniversaire de Maurice et le segond suite à un article sur un compatriote vivant au Zimbabwé. Je dois préciser que quand j'ai modifié les deux premiers commentaires ils ont été publiés.La question que je me pose :comment doit-on inter- preter l'article 12 de notre constitution. Conformément à ce meme article.........Merci.
Par Dialog
Jul 03, 2009
Lepep de Moris bizin pli sever ek ekzizan avek ban politisien manter, e ki kon zis zot lintere finansie et zot karyer politik. Politisien gouvernma ek politisien lopozisyon, zot tou parey. Zot tou bizin ran la popilation kont de se ki zot fer avek larzan piblik, sétadir tax ki nou tou nou payer. Manzé, boir, amize, voyaze ek protez montagne, se pa politik pou devlop nou peyi. Nou tou nou bizin manifeste et revolté kont ban politisien mafia. Politisien mafia met linet pou pas trouv lamizer mé pou trouv zis larzan pou rampli zot pos et pos zot ban fami. Nou bizin politisien ki kontan nou Moris e ki ena lidé pou delop li kouma bizin sans dilapid fond piblik ek fer gaspiyaz nissa.
Par Misere Noire
Jul 03, 2009
C'est la dure realite' de la Republique. L'Inequite', L'Inegalite' et le grand plein Communalisme. C'est vrai a'a Roche Bois notre Ile Maurice perd tout credibilite'...comme disait une fonctionnaire Europeeane a Maurice'' faut bouger pour voir la realite' mauricienne''. Tandis que les impots sont puise' ds habitants de la litorals mauricienne, les deputes' rouges se font gloire a leur nouveau emancipation sans merite ou capabilite' mais les pouvoirs politique acqui a travers un system electoral malsain et anti representatif de la Repubique ..ces deputes' jouit aux missions a l'etranger sans justification ou raison.... La realite' mauricienne des enfants de Roche Bois ou de Cite' Barkly ou de Port Mathurin , ou St Brandon doiventprendre conscience qui les ont abuse'. Les rouges seront le sang delL'angoisse, la misere de l'abandon, l'abus du pouvoir politique , l'hypocrisie d'un system ou d'une culture dont les vrai mauriciens ne s'associeront jamais.
Par Burn-it
Jul 02, 2009
... et le peuple admirable continuera à soutenir tous ces voleurs et ces acteurs du parlement. Que ce soit l'opposition ou le gouvernement, il n' y a pas de différence. Ils bouffent le gâteau et s'engraissent, rien est épargné, pas même les miettes. Mais nous continuerons à voter pour eux, car nous sommes tous aveugles et inaptes à la nouveauté et à un véritable changement. Le conditionnement a commencé dès l'enfance et c'est devenu une deuxième nature chez nous de voter par tradition ou pour des raisons communales. Après, nous voulons faire croire au monde entier que nous sommes modernes, alors que nous soutenons encore ces dynasties. Sorry abe pa pu kapav fer narye, byento nwa tann "sov ki pe", pu tro tar lerla.
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