mercredi 23 mai 2012
Lexpress.mu en page d'accueil | newsletter | archives | rss
header
Météo Avis de décès Horoscope   
header
Philippe Lam: «Il faut essayer de limiter la casse»
Modifier la taille du texte:A | A

Imprimer

Envoyer

Commentaires

Sauvegarder

Noter l'article

Partager et classer cet article

Nazim Esoof  |  20/05/2009

Quelles devraient être les priorités du ministre des Finances lors de la présentation de son prochain budget?

Simplement, il faut essayer de limiter la casse. Beaucoup d’entreprises ont des problèmes. Comment aider ces entreprises? Ça, c’est une autre paire de manche. Il y a une baisse de la demande pour nos produits et services. Il s’agit de voir comment aider la trésorerie de ces entreprises. Dans le même souffle, les emplois sont menacés. Le plan de formation, destiné à ceux qui perdent leurs emplois, est une bonne chose. Mais, que se passe-t-il si la crise perdure? C’est ma grande crainte. Les économies américaines et japonaises sont en pleine récession. Et il y a un risque que cela dure.

 Que faire dans un tel contexte?

On peut prendre des mesures pour amortir les effets de la crise. Mais, on peut le faire sur le court terme. Pour une période de six mois, par exemple. Or, qu’est-ce qui se passe l’année prochaine? La solution n’est pas entre nos mains. Si la crise perdure, on aura un taux de chômage à deux chiffres. Je crains aussi une détérioration du climat social. Car pas mal de Mauriciens sont endettés.

Justement, sur le plan social, qu’est-ce qui peut être fait?

Le social est très important. La stabilité en dépend. Il faut savoir que, même lorsqu’il y aura une reprise, on risque d’avoir une crise sociale car la reprise sera lente et ses effets positifs mettront du temps avant de se faire sentir. Dans un tel contexte, on peut difficilement parler de croissance. Si la récession perdure, Maurice entrera également en récession.

N’y a-t-il aucun signe d’une sortie de crise?

Il y a surtout des chiffres qui indiquent une contraction de l’économie. Le seul bon signe, c’est qu’il n’y a pas de dépression de l’économie mondiale. L’économie mondiale ne va pas contracter par 10% sur trois ans. Ce qui démontre que nous ne connaissons pas une dépression de l’économie mondiale. Par exemple, lorsqu’il y avait la grande dépression mondiale, les Etats-Unis enregistraient une contraction de 25% de leur économie sur trois ans. Ce qui n’est pas le cas actuellement. Mais, on aura toujours un taux élevé du chômage qui sera, néanmoins, moindre qu’en période de dépression mondiale.

Donc, il n’y a pas grand-chose qu’on puisse faire…

Effectivement, le ministre des Finances ne pourra pas faire grand-chose. C’est la raison pour laquelle tous les partenaires doivent faire des efforts.

    
Vos Commentaires open close
Autres interviews
Dominique Dherve : «Ces plantes qui reviennent sont des porte-drapeaux»
C’est un projet tout à fait exceptionnel : ramener des espèces endémiques disparues à la vie et les réintroduire dans nos forêts. L’une de ses chevilles ouvrières nous raconte comment quelques cellules d’une graine peuvent sauvegarder une espèce toute entière et bien plus encore. Le Directeur du Conservatoire botanique national de Brest nous en parle.
 [1]
Jean-Claude de l’Estrac: « Je trouve la nation plus forte que beaucoup d’entre nous s’imaginent »
La nation, la citoyenneté, l’éthique. Ces sujets ne sont pas souvent débattus. Jean-Claude de l’Estrac qui a été éditorialiste, auteur d’ouvrages sur l’histoire de Maurice et ministre de la République les aborde et se prononce avec une clarté qui témoigne d’une réflexion approfondie sur ces thèmes à portée sociétale.
 [8]
Bissoon Mungroo, proche collaborateur de Sir Anerood Jugnauth : «Ramgoolam a piégé le MSM avec Medpoint»
Bissoon Mungroo, proche collaborateur de sir Anerood Jugnauth (SAJ) – le seul à avoir été présent au Réduit le jour de l’annonce de sa démission – affirme que les gens ont peur de montrer leur soutien à l’ancien président de la République par peur de représailles. Presque deux mois après la démission de SAJ, il déclare que ce dernier n’est pas déçu du manque de momentum, mais qu’il est, au contraire, en train de labourer le terrain.
 [12]
Rekha Issur-Goorah : “Where there is proposed reform, there is resistance”
It was an unpretentious, calm and down-to-earth registrar that we met to try and shed some light on the polemic which has rocked the university this week. She agreed to give her side of the story. A side which is little known.
 [7]
Jairaj Sonoo : «Une plus grande ouverture du capital au public prochainement»
Le CEO de la Bramer Bank commente la performance de l’institution qu’il dirige.
Actualités|Sports|Génération Y|Mauriciens d'ailleurs|Opinion|Jobs|Immobilier|petites annonces
Contactez Nous | Code de Déontologie | Vos Commentaires | Sitemap
© Copyright La Sentinelle Limited 2010 | Designed & Hosted By: Designed & Developed By 4C plus