Tests plus rigoureux sur la nourriture de rue

Du 20 au 26 décembre, 566 inspections sanitaires sur de la nourriture en vente libre dans la rue ont eu lieu.

Salmonelle, E.coli, staphylocoque, bacille… Autant de bactéries qui seraient responsables d’intoxications alimentaires. Et pour prévenir ces cas, les inspecteurs sanitaires du ministère de la Santé ont musclé leurs méthodes de travail. Des Rapid Food Tests plus rigoureux, grâce à de nouveaux équipements, sur la nourriture de rue sont effectués.
 
 
Les inspecteurs sanitaires du ministère de la Santé muscleront leurs méthodes de travail. En effet, depuis le début du mois, ils effectuent des Rapid Food Tests sur la nourriture en vente libre, grâce à de nouveaux équipements. Du 20 au 26 décembre, 566 inspections auraient eu lieu avec pour résultat la saisie de 276,5 kilos de produits divers, en vente libre, 37 contraventions, 17 Prohibition Orders et des Improvement Notices servis à 129 commerces.
 
Si depuis 2011 ces Rapid Food Tests permettent de détecter la salmonelle et le E. coli, deux autres bactéries, le staphylocoque et le bacille, peuvent désormais être identifiées. Ces bactéries seraient les principales causes d’intoxications alimentaires. C’est ce que déclare Satish Beharee, Principal Public Health Food Safety Inspector de la Central Flying Squad au ministère de la Santé. De ce fait, la nourriture vendue par les snacks, restaurants, supermarchés et marchands ambulants, sera passée au crible.
 
Comment effectue-t-on un Rapid Food Test ? Satish Beharee avance qu’il suffit «d’estampiller» la nourriture, d’en prendre un échantillon et de placer celui-ci dans un incubateur. Les résultats sont obtenus après quatre heures. «Ceux-ci sont des indications. Des tests plus avancés peuvent être effectués en laboratoire», ajoute-t-il.
 
La salmonelle est une bactérie surtout présente dans les œufs et le poulet. Raison pour laquelle les marchands de kebab sont surveillés de près. «La mayonnaise est un aliment hautement périssable et propice à la prolifération de bactéries», indique l’inspecteur sanitaire. Quant au staphylocoque, sa présence dans la nourriture dépend surtout de «l’hygiène de la personne qui la prépare», explique Satish Beharee.
 
Le bacille, lui, peut être dans des céréales et des plats chinois, tels le riz frit ou les nouilles frites. «Les inspecteurs sanitaires de l’île sont mobilisés. Ceux qui vendent de la nourriture doivent être vigilants et respecter les règles d’hygiène. Les produits au frais ne doivent pas être conservés à plus de 4°C», souligne Satish Beharee. Car, dit-il, les bactéries prolifèrent entre 5°C et 63°C. Selon l’inspecteur, les aliments doivent être bien cuits, le thermostat devant afficher plus de 70°C.
 
Parmi les produits saisis, 36,7 kilos de poissons et fruits de mer, 11,7 kilos de viande, 7,7 kilos de légumes et 8 kilos de pâtisserie. Ont également été saisis, 160 litres de boissons gazeuses, jus et sirops jugés impropres à la consommation. 276,5 kilos de produits en vente libre saisis.
 
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