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Plus profond que l?épiderme

?Il avait une décision à prendre, Dieu ou elle.? Voilà qui résume ? sans le trahir ? ?La peau de Dieu?, roman de Daniel Veerapen Chetty. Ouvrage qui bénéficie du soutien du ministère des Arts et la Culture. Fruit d?une vie d?efforts. Pour faire autre chose de ses dix doigts qu?aligner des chiffres pour le compte d?une agence de pub.

L?auteur exploite une idée qui n?est pas neuve. Celle de la relation mixte. Tissant le drame de Thomas Till et de Rajni. Pour corser le tout, lui est prêtre. Cela finira dans un bain de sang. Et la naissance d?un enfant.

Le sujet est bien choisi. Il n?a jamais manqué d?être d?actualité chez nous. Sauf que n?est pas bonne plume qui veut. Mièvre au mieux, l?auteur tire sur la corde sensible jusqu?à la nausée. Les dialogues sonnent faux. On ne peut imaginer que deux personnes que tout oppose, se parlent avec autant de mimiques. La narration façon ?telenovela ? n?est jamais loin. Ou plutôt, Daniel Veerapen Chetty se prend les pieds dedans.

En plus, l?auteur n?est pas aidé par ceux qui ont corrigé les épreuves (l?ouvrage est-il seulement passé par une étape digne de ce nom ?). La lecture est gênée par une profusion de maladresses d?expressions. Les conjugaisons approximatives, les longues phrases conçues font perdre le fil, n?aident pas un auteur qui, nous voulons bien le croire, a sué à grosses gouttes pour arriver à la publication de son livre. Ses parrains l?ont-il vraiment lu ?