Faits Divers

Outrage à la cour : les avocats de Dharmanand Dooharika sollicitent le Privy Council

Les avocats de Dharmanand Dooharika ont entamé les procédures pour une suspension du jugement rendu contre le rédacteur en chef de l’hebdomadaire Samedi Plus. Ils ont aussi fait une requête pour faire appel&nbsp au Privy Council.


Condamné à trois mois de prison pour outrage à la cour, Dharmanand Dooharika est toujours hospitalisé à la clinique Apollo Bramwell. En attendant, les hommes de loi du rédacteur en chef du journal Samedi Plus ont enclenché les démarches pour réclamer une suspension du jugement (stay of execution) en attendant que l’appel soit entendu par le Privy Council. Parallèlement, la défense présenté une motion de remise en liberté du journaliste condamné.


Le rédacteur en chef de Samedi Plus a été trouvé coupable d’avoir publié plusieurs articles diffamatoires à l’égard du chef-juge, Bernard Sik-Yuen. Dharmanand Dooharika donc été poursuivi pour outrage à la cour.


Dans son jugement, le Senior Puisne Judge, Keshoe Parsad Matadeen, a rappelé le contenu des articles de l’édition du 14 août 2010 de l’hebdomadaire. Ceux-ci faisant état d’un « scandale allégué » à propos d’un jugement rendu par le chef-juge dans un un procès opposant Paradise Rentals Co Ltd et Barclays Leasing Co Ltd.


Selon le juge Keshoe Parsad Matadeen, « les déclarations étaient sans fondement, gratuites, malveillantes et calculées pour déshonorer l’administration judiciaire, tout en jetant des doutes sur cette institution ».


Pour sa part, l’avocat de Dharmanand Dooharika, Me Ravi Rutnah a affirmé que c’est « un jour sombre pour la liberté d’expression et de la presse ».&nbsp « Le juge a fait son travail, qui est d’appliquer la loi. Et nous, en tant qu’avocat, nous faisons le nôtre », a-t-il ajouté. C’est sur une civière que Dharmanand Dooharika a quitté l’enceinte de la Cour suprême. Il a été transporté à la clinique Apollo où il a été admis aux soins intensifs.


&nbsp

Commentaires

narain | 10/19/11

Je veux bien que l'on dfende la libert de la presse mais pas la libert d'abuser de cette libert pour dfendre les intrts non pas des faibles mais des puissants. Ce journaliste a prouv dans un pass rcent comment il peut mettre ses crits au service des puissants en s'attaquant un honnte employ d'Air Mauritius. Il ne mrite pas notre sympathie.

un citoyen | 10/19/11

La loi c'est la loi ! Qu'il soit accus, il doit assumer ses responsabilits et il a un droit d'appel pour se dfendre. Mais personne ne trouve la sentence excessive ?!? Combien de meurtriers et autres aggresseurs sont en libert parce qu'il y a une caution pour eux mais ce journaliste prend trois mois fermes parqu'on estime qu'il est un danger public alors que ce n'est mme pas un rcidiviste ? Sa famille est refuse d'accs la clinique depuis hier... Ceci n'est plus un jour noir pour la presse, c'est carrment un jour noir pour le droit humain..! Je constate une sacre roche sur cette anguille.

Human Rights | 10/20/11

Premierement, Le DPP ne fait pas forcement partie des "petites gens" et ce n'est pas parce que l'on a ete victime de ce genre d'article dans le passe qu'il faut venter sa rage sur quelqu'un d'autre.
Et deuxiemement, c'est le DPP lui meme qui avait raye la charge contre ce meme journaliste, concernant cet "honnete employe" d'Air Mauritius.
Et finalement, le nom du journaliste s'ecrit comme ceci: Dhooharika.

gondo | 10/21/11

Navin bizin faire ene lopital dans port-Louis pres ar banne la cour. Bucu banne dimoune pe vine dans la cour dans tako. Nu bizin economise largent dans transport sarye sa banne dimoune la. Ossi Li pa pu ene inconvenient pu piblik, personnel, et pauvre malade!