Alors que la pauvreté gagne du terrain à vue d’oeil, l’Etat réduit les moyens qu’il met en oeuvre pour combattre le fléau. Cette mesure absurde, ainsi que le refus de repenser la politique de l’aide sociale, ne peuvent qu’aggraver la situation précaire à laquelle tant de ménages et d’individus font face déjà. Il est affligeant de constater que par un tour de passe-passe comptable, effectué lors du dernier budget, les fonds versés à titre de responsabilité sociale des entreprises (CSR) seront réduits de 40 % à partir de cette année. Il a suffi d’une petite astuce technique du ministère des Finances pour que la protection sociale accordée aux pauvres par l’intermédiaire des ONG soit compromise.
Cette mesure n’est pas la seule cause d’inquiétude que l’on peut avoir sur la question. La pauvreté est rampante, les fossés entre classes sociales se creusent mais la question ne figure pas au rang des priorités du gouvernement. Plusieurs projets, allant du village intégré au village touristique, ont été abandonnés ou négligés. Concrètement, sur le terrain, l’Etat se révèle incapable d’apporter des solutions à la misère des quartiers défavorisés. Et les associations caritatives qui parvenaient, tant bien que mal, à soulager les difficultés des pauvres se voient désormais privées de moyens.
Au vu de l’échec des méthodes utilisées jusqu’ici, il faudrait que l’on se pose des questions de fond, à la fois sur l’Etat-providence et les subsides universels. Car, accusé d’avoir oublié les pauvres, l’Etat va sortir des chiffres abasourdissants et citer les milliards qu’il dépense en termes de prestations sociales, de transport gratuit et de subsides pour le gaz ménager. Il faut alors demander aux dirigeants politiques s’ils sont réellement convaincus que les aides vont vers ceux qui en ont le plus besoin.
Des sommes gigantesques ont beau être mises en jeu, mais la pauvreté, elle, s’étend et atteint de nouveaux groupes. Confronté à une telle situation, l’Etat doit s’efforcer de trouver des réponses politiques. Il doit recentrer les dépenses sociales pour donner aux seuls nécessiteux. Les mécanismes à base universelle, comme les subsides et la pension de vieillesse, doivent être remplacés par des prestations ciblées. Sinon, la lutte contre la pauvreté ratera sa cible.
Commentaires
pauvret
la pauvret n'est pas une fatalit...
Afrique
Hello Raj,
Un ami m'a attir l'attention sur l'un de tes papiers sur l'Afrique, soulignant que tu y faisais rfrence au Temps. Je suis trs honor, cher confrre. Oui, j'ai un grand intrt pour le continent o j'ai voyag un peu. Je suis aussi en train de convaincre mes chefs de consacrer un numro spcial sur l'Afrique le 31 dcembre 2012.
Je crois que j'ai dj eu l'occasion de te dire que je te lis tout le temps et apprcie tes commentaires. Bravo.
Ram.
La pauvret
la pauvret n'est pas une fatalit
pauvret et partage
Il est trange, et peut-tre pas par hasard, que pauvret et partage commencent par un p. Comme profits, pognon. Comme pusillanimit galement, pour ceux qui manquent de courage pour forcer au partage. Ces associations socio-culturelles qui gueulent lorsqu'il s'agit de soi-disant principes sacrs sont curieusement silencieuses lorsqu'il s'agit de menacer de soustraire leurs votes si le gouvernement ne forcent pas au partage. Mais bien sr, suis-je bte? Elles sont finances par ce mme gouvernement. CQFD.
Pourquoi s'en faire Monsieur
le ministre n'a qu' donner l'ordre pour contruire d'autre murs de la honte pour cacher les bidonvilles des domaines sur les terre qu'on est prt vendre aux Rsidents Permanents - eh oui on veut avoir le droit de construire des McMansions l'Amricaine et crer des communauts entoures par des fils barbels.
Et aprs on se frotte les mains que Maurice est parmi le tier 1 en ce qui concerne la prostitution et la drogue car on ne dpend que des rapports des E.U . Or on ne ralise pas le vrai nombre car , on ne voit rien , on n'entend rien et on ne dit rien SAUF quand c'est le temps de la campagne lectorale et on distribue un T-shirt ici , un plat de bryani par l , des gugusse a et l "VOTEZ POUR MOI " car je vous promets la lune . Le lendemain de la victoire , basta -retourne dans ton bidonville.
@loulou
@loulou. Vous dites "forcer au partage". Trs curieux de savoir en quoi cela consisterait? Vous trouvez a lgitime de forcer la main de qui, afin d'arriver faire/partager quoi?
ATTENTION RAJ !
ON TE VOIT VENIR AVEC L'ANCIEN PROGRAMME D'AUSTERITE DE 2000-2005 CHER RAJ. JE TE RECOMMANDE DE LIRE D'AUTRES AUTEURS SUR LA PAUVRETE... COMME PAR EXEMPLE JAYATI GHOSH, ESTER DUFLO, ABHIJIT BANERJEE OU ENCORE HA-JOON CHANG...
Live and let live
Voulant devenir plus riche, l'homme empire la pauvret. Tous ces cupides de l'extravagance, l'Ile Maurice vendu comme " destination paradis", les normes dpenses dans l'infrastructure donnant accs aux Jardins d'Eden. Mais les bidonvilles et les villages des pauvres, on les voit pas sur les routes principales. Ils sont cachs, isols, surnomms de camps, accessible aux opulents tous les 5 ans avant les lections sinon on les voit rgulirement Bagatelle ou Cascavelle. L'Ile Maurice vu de l'extrieur comme un pays des riches, cette couverture qui est la plus grande hypocrisie des politiques mauriciens. Et pourtant il n'est mme pas question de partage. C'est seulement une volont humaine de vivre et laisser vivre. La gourmandise est un pch. Pour ceux qui croient.
blabla
souvent nous causons de la pauvrete quand ceci nous arrange. Ou bien nous sommes nostalgique de la ou nous sortons, mais en realite cela nous importe peu, nous sommes indifferents et c'est tout. Mais c'est qui est regrettable et injusste c'est de se servir des pauvres sans tenir compte du repect de leurs dignite et aussi des porter des jugements de valeurs sur leur sort et leur comportement. Pour finir au lieu de CSR que les entreprise payent correctement leurs travailleurs.