
Le licencié syndicaliste Raj Rughoonath accepte de réintégrer Mauritius Telecom avec conditions, alors qu’Indiren Carpanen exige exactement le contraire. Un comité ministériel tranchera cette affaire.
En fait, on ne compte plus les rencontres, réunissant le ministre du Travail Jean-François Chaumière, des responsables de Mauritius Telecom (MT), les syndicalistes licenciés, sans oublier le Prof. Thorul, qui étaient supposées aboutir à une décision finale sur le sort d’Indiren Carpanen et de Raj Rughoonath. Ce 23 mars encore, les discussions n’ont pas mené très loin.
Mis à part le fait que le comité ministériel, composé d’Asraf Dulull, de Rama Valayden, de Vasant Bunwaree et de Jean-François Chaumière, se réunira avant la fin de mars pour prendre une énième décision finale. Sauf que cette fois-ci, il y a un impondérable. Raj Rughoonath a accepté de réintégrer son poste avec conditions.
Car il faut admettre que demeurer plus de six mois sans percevoir de salaire pèse même sur le plus courageux des syndicalistes. C’est le cas de Raj Rughoonath, qui luttait auprès de son autre camarade syndicaliste et licencié, Indiren Carpanen depuis leur révocation de MT, le 26 août 2008.
 «Mauritius Telecom accepte la quatrième proposition du Prof. Thorul. J’accepte également cette proposition. Mais j’enverrai une lettre officielle au ministre du Travail, le 24 mars, pour lui faire part des amendements que je souhaiterai voir apportés, dans mon cas, à cette proposition», confie un Raj Rughoonath quelque peu résigné.
Dans un premier rapport de conciliation soumis à Jean-François Chaumière, le 25 février, le Prof. Thorul avait avancé quatre propositions.
 La quatrième énonçait que «les licenciés soient rétablis dans leurs fonctions sous les règlements et conditions en vigueur avant leur révocation, en plus, de maintenir la continuité du temps de service pour des raisons de pension. Les salaires des six mois leur seront alloués sous forme de prêt, avec un moratoire pour les rembourser par acompte après ces six mois. Il se peut qu’ils soient complètement exemptés de payer des acomptes s’ils ont bien respecté les provisions de cet accord procédural.»
Les deuxième et troisième propositions du Prof. Thorul n’ont plu à aucun des deux licenciés. Indiren Carpanen, quant à lui, ne jure que par la première, qui recommande une réintégration sans conditions au sein de MT, avec paiement de six mois de salaires dus.
D’ailleurs, du coté d’Indiren Carpanen, on se dit déçu de la rencontre de ce 23 mars au bureau du ministre du Travail. «Le Prof. Thorul a maintenu ses quatre propositions. C’est simplement inacceptable. Sa mission était de trouver toutes les procédures pour la réintégration, pas de la redéfinir. On a perdu beaucoup de temps pour rien. En tant que président de la Commission for Conciliation and Mediation, il n’inspire pas confiance», déclare-t-il. Et d’ajouter: «Maintenant, la décision est dans le camp du gouvernement, avec ce prochain comité interministériel. Au gouvernement d’assumer ses responsabilités».
Commentaires
MT
Enkor ene fois mo envi kone ki ena raison et ki ena tort dans ca zafer la ????? Perna la loi dans ca paysla ???? Ce ki ena tort bizin paye .... Soit MT ou soit syndicalistes ... Pas kapav tout les 2 ena tort ou tout les 2 ena raison .... Si MT ena tort perna kata kata bizin reprend SANS condition .... Si MT ena raison soit met dehor soit prend AVEC condition