Le diocèse de Port-Louis réclame des excuses publiques du ministre Aimée

Le comité diocésain 1er février se dit outré par les «propos insultants d’Hervé Aimée envers les Agaléens». Des excuses publiques sont exigées de la part du ministre des Collectivités locales et des îles éparses.

Après Monseigneur Maurice Piat, c’est au tour du comité diocésain 1er février de se prononcer sur le dérapage verbal du ministre Hervé Aimée à Agaléga, le 11 février dernier, lors de sa visite officielle sur l’île après le passage du cyclone Dumile.

«Le ministre affirme que l’église catholique s’acharne sur lui. Mais il a humilié les gens de foi catholique jetant ainsi le discrédit sur les institutions de prestige», lance, le président du comité diocésain, Jean-Maurice Labour, lors d’une conférence de presse, ce vendredi 22 février à Port-Louis.

Selon le père Labour, le ministre Hervé Aimée «a dénigré les représentants de l’Eglise catholique en insultant ceux qui publiaient des rapports sur la situation à Agaléga». «M. Aimée joue avec le feu. Mais selon moi, ses propos traduisent parfaitement l’état d’esprit des membres du gouvernement. Agaléga est une île oubliée de la République», poursuit Jean-Maurice Labour.

Le père Alain Romaine ajoute pour sa part, que le ministre devrait présenter des excuses publiques envers les Agaléens et les Mauriciens de foi catholique. «Hervé Aimée s’est revêtu d’un manteau de honte. Le seul moyen de l’enlever c’est de s’excuser en public», affirme le prêtre.

L’autre volet de la conférence de presse était axé sur la nécessité d’un «vrai plan de développement pour Agaléga». Selon les membres du comité diocésain, le gouvernement «essaie de se dissocier de sa responsabilité à Agaléga en la plaçant sous l’église catholique».

Le comité diocésain réclame à ce que les recommandations du rapport de la Commission Justice et Vérité soient appliquées. «Ce document préconise de nombreuses mesures en faveur du développement d’Agaléga. Par exemple, les Agaléens ont besoin d’un centre de santé pour que les accouchements se fassent sur l’île elle-même et non pas à Maurice», poursuit le père Labour.

Ce dernier va plus loin en soupçonnant «que les autorités usent de la manière douce pour vider Agaléga de sa population afin de la léguer aux Indiens». Il ajoute que la présence des Indiens sur l’île suscite beaucoup d’interrogations chez les Agaléens.

Laval Soopramanien, porte-parole de l’Association des Amis d’Agaléga affirme que la piste d’atterrissage, l’hôpital et l’éducation constituent les trois axes prioritaires au développement d’Agaléga.

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