
L’engagement de ce jeune Britannique d’origine mauricienne résulte de son impuissance face à l’attaque cardiaque dont a été victime son père, Neerunjun Caleyachetty. Plus tard, on a diagnostiqué qu’il souffrait également du diabète de type 11. Il n’avait que onze ans. Depuis, il s’est juré de combattre l’ennemi numéro Un de nombreux Mauriciens. Son rêve s’est enfin réalisé.
Le Dr Rishi Caleyachetty est sans aucun doute une des exceptions à une perception qui a longtemps caractérisé les relations des Mauriciens de la diaspora à leur île natale. Lorsque leur parcours est couronné de succès à l’étranger, on leur prête souvent l’intention à ne jamais vouloir revenir partager le savoir-faire acquis. Lorsqu’ils sont disposés à aider leur pays, on accuse les autorités à tout entreprendre pour les décourager. Ce qui ne correspond pas tout à fait à la réalité. Il existe des cas où des Mauriciens de la diaspora viennent partager leur savoir-faire mais dans une totale discrétion.
Cependant, le cas du Dr Rishi Caleyachetty comporte plusieurs facteurs qui, selon toute probabilité, pourraient ne pas être présents dans d’autres cas. Un de ces facteurs se rapporte à un souvenir fort douloureux.
Rishi a onze ans. Impuissant, il assiste à l’attaque cardiaque dont est victime son père, Neerunjun Caleyachetty. Plus tard, on a décelé qu’il souffrait également du diabète de type 11. Son père qui a su résister aux attaques de ces maladies continue de lutter contre les complications attribuées au diabète de type 11. Dans les années 70, cet ex-policier originaire de Plaine-des-Papayes s’est laissé tenter, lui aussi, par la vague de départs de ses compatriotes pour des études en psychiatrie en Angleterre. Son mariage à Nithi, une Tanzanienne d’origine indienne, lui donne Rishi et Amrit, deux jumeaux. Dès lors, le petit Rishi, comme pour se venger du destin, allait considérer le combat contre la prévalence du diabète de type 11 comme une de ses priorités.
En 2006, lors de son internat au Sir Seewoosagur Ramgoolam National Hospital, un nouvel élément va le confirmer dans l’orientation qu’il devait donner à sa carrière de médecin, carrière qu’il a embrassée après des études au King’s College, Londres. Tel un phénomène mystérieux qui le poursuit comme son ombre, il est confronté chaque jour à un nombre croissant de patients écrasés par les effets des maladies non-transmissibles dont le diabète de type 11. Vu que des membres de sa propre famille ne sont pas épargnés par la maladie, le jeune homme conclut que la direction vers laquelle, il devrait orienter sa carrière ne fait plus l’ombre d’un doute. Il ne peut s’agir que de l’épidémiologie, cette discipline médicale consacrée à l’étude des facteurs responsables de l’apparition de maladies. Ce n’est qu’un projet.
Titulaire d’une bourse dans le cadre de la Faculty of Public Health Cochrane Prize, le Dr Rishi Caleyachetty consacre la totalité du cachet qu’il a perçu à la mise en place d’une étude ayant pour but de décrire les conséquences de la malnutrition chez l’enfant mauricien.
Pendant qu’il exerce comme jeune médecin débutant sa carrière à Oxfordshire et à Buckinghamshire, deux comtés situés au nord-est de Londres, le Dr Rishi Caleyachetty fait un pas de plus dans la voie d’en engagement au bénéfice des victimes de maladies non-transmissibles. Il participe à la rédaction d’un livre et aborde la prévention de l’obésité chez l’enfant. Ensuite, il se jette définitivement à l’eau. Il entreprend des études en épidémiologie au London School of Hygiene & Tropical Medicine et à l’Université de Cambridge. Et en 2012, il lance le Rivière du Rempart Prospective Child Health Project.
« Cette étude nous permettra d’examiner l’effet sociobiologique sur le développement des risques aux maladies d’origine cardio-métabolique. Cette étude sera réalisée auprès de 2 500 enfants âgés de 6 à 7 ans des écoles du gouvernement du district de Rivière-du-Rempart. Je serai épaulé par trois autres collègues du King’s College, Londres. Elle débute au début du troisième trimestre. Les résultats permettront au ministère de l’Education età celui de la Santé d’élaborer des stratégies à long terme en vue de réduire les risques d’apparition du diabète de type 2 et des maladies cardio-vasculaires durant l’existence de ces adultes en devenir. La prévention et le contrôle des maladies cardio-métaboliques représentent un véritable défi à l’échelon global tout particulièrement pour les pays comme Maurice. Le monde peut être analysé sous l’angle de l’épidémiologie et du niveau de la santé publique. Un épidémiologiste peut contribuer à changer l’image projetée par ces deux facteurs », soutient le Dr Rishi Caleyachetty
Comme la récompense suit toujours le sacrifice consenti, en 2011 le Dr Rishi Caleyachetty décroche une bourse Fulbright. En Septembre, il s’envolera pour le Mailman School of Public Health, université de Columbia, New York. Il aura ainsi l’occasion de parfaire ses connaissances et sa compétence en matière de prévention et du contrôle des maladies non-transmissibles. « J’espère que ce travail me permettra de faire reculer le spectre des maladies non-transmissibles des communautés humaines où elles sévissent. »
Pour couronner son projet d’aider son pays, le Dr Rishi Caleyachetty dispose de deux autres atouts de valeur inestimable. Il a développé un attachement considérable pour ses proches et son pays. Puis, comme c’était le cas pour ce qui est de son engagement au niveau de la prévention contre les maladies non-transmissibles, il n’a su trouver les moyens pour résister aux charmes de Manisha. C’est sans hésitation qu’il l’a prise pour être sa moitié pour le reste de sa vie.
Commentaires
Congrats, Doctor
You are a great soul and a wonderful person. You have come back to help the people in your dad's land. Even though, you are half Mauritian having grown up in the UK, your contribution is commendable. I just cannot help wondering how you put up with those rude, incompetent, half-baked doctors in l'hopital du Nord, good only at prescribing panadol and yelling at patients. I have seen at work when I used to live in Mauritius some twenty years ago. But I am sure you won't settle there for good. By the way , Mr. Prosper , one swallow does not a summer. So stop churning out your hot air in an otherwise good account of a remarkable soul : " Lorsque leur parcours est couronn de succs ltranger, on leur prte souvent lintention ne jamais vouloir revenir partager le savoir-faire acquis.'
Our health system & appeal to our diaspora
Dr Caleyachetty is a British doctor who did his internship in l'hopital du Nord. He now plans to conduct a research study about the impact of diabetes type II on Mauritian children (Rivire du Rempart Prospective Child Health Project). Bravo, docteur! I sincerely hope your report afterwards is not left to gather dusts in the drawers of MOH headed by a minister( Lormus Bundhoo) who is not even a doctor, but a political nominee awarded a ministry because of his caste. It is all the more deplorable that the health sector is in such bad shape with scandals galore( purchase of a private clinic by the state at an inflated price and the Indian owner, son-in-law of Emperor Sun, fleeing to England, Apollo Hospital with cutting edge technology beyond the reach of the average Mauritians while the poor Mauritians are left to die at the hands of incompetent and half-baked doctors as Michel put it so aptly. Such is our dire health system. Now Lindsay Prosper is writing glowingly about the diaspora and a brave soul making a significant contribution. Can the diaspora turn around the rotten situation? But, then, our health sector can only be revamped if our aging, indispensable, irreplaceable, eternal leaders/decison makers Berenger, Jugnauth, Ramgoolam, Duval, Boolell etc have the political will, intelligence, resources and expertise? Not so sure about it? We are doomed in this hell-hole. Diaspora, vinne tire nous dans baize(come to our rescue). We are all screwed up! We will even give up the right to vote overseas.
DR CALAYACHETY
Welldone DR. Wish you good luck. Very good start working with children.You sound a very good person.
Wishes of a generation are with you,may your project open new h
It is commendable that some who had a humble beginning is going to be an instrumental figure for thousands of children in Mauritius.All our good wishes are with you.May you bring pride to our community.
Your parents should be proud today and tomorrow for having given you this inspiration and looking forward to hear more of you..
Not registered at the GMC UK
As at today, this doctor is not registered in the UK at GMC: neither on Specialist Register nor on GO register. He is therefore not allowed to practise in the UK.
http://webcache.gmc-uk.org/gmclrmp_enu/start.swe?SWECmd=GotoView&_sn=N8W...
Re: Not registered at the GMC UK
Dear Sam,
I am sorry that you may feel I am not qualified enough to address the burden of non-communicable diseases in Mauritius.
Just to clarify, I obtained full registration on 06 Aug 2008 with a licence to practise in the UK. I wanted to specialise in Epidemiology, which is the branch of medicine that deals with the study of the causes, distribution, and control of disease in populations. From October 2008, I started training in Epidemiology at the London School of Hygiene and Tropical Medicine and thereafter the University of Cambridge.
Since I started epidemiology training, I no longer manage patients in UK hospitals and so took my name off the UK List of Registered Medical Practitioners.
Kind regards,
Dr Rishi Caleyachetty
Keep up the good work!
Sam, would you pay 420 if you are not planning to practice clinical medicine? If you didn't know, that's the fees you have to pay yearly to get your name on the UK List of Registered Medical Practitioners..but wait, do you know what's epidemiology? :)
Eh Joe, let's not be that much of a fatalist..our government hospitals are not so bad..though I do agree there's still a long way to go. Taking into account 4million attendances a year for a population of 1.2million, I do not believe we should be too hasty to judge the situation.. The ministry is doing quite a wonderful job, and I know it for a fact that Dr Rishi Caleyachetty agrees with that last statement :)
Dr Caleyachetty, it felt nice reading this article, knowing how much time and commitment you dedicate to this project. Wish you all the very best! :) Regards to you and Manisha, your ex-student Kursheed
Dr Calayachetty
Keep it up , I shared this article on our group page " Indiasporas" on FB.