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La guerre de la COP15 aura bien lieu

THE COPENHAGEN CHRONICLES by Nicholas Rainer


La guerre de la COP15 aura bien lieu


Après un début timide, la COP15 est enfin en marche. Tout a commencé par une fuite (encore une!). Mardi après-midi The Guardian a publié sur son site web un document qui est désormais appelé le «texte danois». Rédigé par les pays riches, ce texte vise à forcer les pays en développement à s’engager à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et à placer le financement pour l’adaptation et l’atténuation entre les mains d’instructions soi-disant multilatérales comme la Banque mondiale.


Les pays pauvres ont dénoncé ces manœuvres avec férocité arguant que les pays industrialisés sont responsables du changement climatique et que, de fait, c’est à eux de réduire leurs émissions de façon significative.


A partir de là, tout s’est emballé. Les pays en développement ont interprété le «texte danois» comme une déclaration de guerre. La délégation chinoise a convoqué une conférence de presse en début de soirée pour mettre les points sur les i. Son chef négociateur, Su Wei, a méticuleusement disséqué les propositions en matière de GES de l’Union européenne, du Japon et des Etats-Unis et il se trouve qu’elles sont bien moins généreuses que les discours de leurs leaders pourraient laisser à penser.


La proposition de Barack Obama, par exemple, s’apparente à une mauvaise blague. Il propose de réduire les GES des Etats-Unis par 17 % d’ici 2020 (comparé aux niveaux de 2005). Etant donné que les émissions de la première économie mondiale ont augmenté de 16 % entre 1990 (le seuil normalement utilisé pour calculer les réductions) et 2005, les 17 % mis sur la table par le président américain paraissent dérisoires. En effet, vu sous cet angle, les Etats-Unis proposent donc de réduire leurs émissions de seulement 1 %. Su Wei a bien fait de remarquer qu’un misérable pour cent ne représente pas exactement un «chiffre remarquable», comme l’avait avancé le «umbrella group» auquel appartient les Etats-Unis lors de la cérémonie d’ouverture de la COP15.


La palme du plus grand hypocrite revient toutefois à l’Union européenne (UE). Ce bloc aime faire croire au monde qu’il est très impliqué dans la lutte contre le changement climatique. Ce n’est pas totalement faux.


Depuis le début de la première période d’engagements chiffrés sous le Protocol de Kyoto (2008), l’UE a réduit ses émissions d’environ 2,6 % annuellement. Mais là où le bât blesse c’est que sa nouvelle offre (moins 20 % de GES d’ici 2020) représente une baisse annuelle de seulement 1,05 %. En d’autres mots, les nouveaux engagements de l’Europe sont bien moins ambitieux que les anciens.


Su Wei a réitéré sa demande que les pays industrialisés entreprennent des réductions profondes afin de libérer «l’espace atmosphérique» pour les pays pauvres qui ont encore besoin de brûler des énergies fossiles pour assurer leur développement économique. L’intervention de Su Wei, qui a été suivie de près ici, a dû provoquer quelques haut-le-coeur à Washington et Bruxelles. Et c’est tant mieux.


Mais les pays riches n’étaient pas encore au bout de leurs peines. Mardi soir, le chef négociateur du G77 (le groupe des pays en développement), Lumumba Stanislaus Di-Aping, un Soudanais d’une grande éloquence, a animé une conférence de presse lors de laquelle il a exprimé la colère du Sud face aux manigances des pays industrialisés. «Le texte danois est une tentative pour imposer une solution sur nos leaders politiques», a-t-il martelé. Interrogé sur la proposition d’octroyer la gestion des fonds d’adaptation à la Banque mondiale et au FMI, il a répondu sèchement que «leur performance en matière de développement est un échec».


Le quantum du financement n’était pas non plus à son goût. «Les US$10 milliards par an ne suffiront pas à acheter assez de cercueils pour les habitants des pays en développement.» Le moment choisi pour la «fuite» du texte danois n’est probablement pas fortuit. Au fait, le document date du 27 novembre (il est aussi connu comme le texte du 27/11) et d’aucuns s’accordent à dire que sa publication arrange bien les affaires du G77 car le groupe veut être un acteur majeur dans les négociations. Avec un chef négociateur aussi impressionnant, il risque fort de réussir son pari.


Quoiqu’il en soit, le texte danois a au moins le mérite d’avoir réveillé tout un chacun.


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Commentaires

Ramen Nayagum | 12/10/09

We need to move to more renewable energy: efficient-energy saving houses and buidlings, use photovotaics carged during the day to light streets at night, start to upgrade our fleet of buses run on biogas, biodiesel, and electricity impacts of sea level change need to be assessed and adaptation measures starting now. IMF and world bank are crooks, so why not encourage mauritians settled abroad to invest in the country to develop infrastructures and renewable energy technologies?

Jean Chung | 12/10/09

Tant que les automobiles vont etre indispensable a l'economie, il y aura de la pollution gratuite. Les nouveaux parvenus en Inde et en Chine crient au meutre. C'est a leur tour de pavanner avec leur petites autos....
Renversons les roles. Ceux qui n'ont pas d'autos devront recevoir $ 10,000 par annee pour la non pollution.NOW WE CAN TALK....

Burn-it | 12/10/09

Pour poursuivre l'ide de Jean Chung, pourquoi ne pas payer les pays dont les ressources naturelles sont indispensables la survie de la plante? En tant que rseves naturelles et poumons de la plante, il faudrait les sauvegarder tout prix. Au lieu de dtruire la fort amazonienne pour y planter de l'eucalyptus qui sera exploit pour en faire du papier toilette, qu'il y ait un paiement annuel pour la prservation de ce patrimoine naturel vital l'humanit.

Hoax | 12/10/09

Climate change is the biggest hoax in history after the Apollo moon "landing"