Société

Jeetah: «Améliorer le système pour affronter les catastrophes naturelles»

En ce 7 avril, Journée mondiale de la Santé, le ministère de la Santé mauricien se positionne pour mieux «assurer la sécurité des hôpitaux dans les situations d’urgence» à Maurice.


«Sauver des vies. Assurer la sécurité des hôpitaux dans les situations d’urgence» est justement le thème choisi par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour 2009.


Situations d’urgence incluent catastrophes naturelles. Celles qui sont les plus courantes à Maurice sont tempêtes tropicales et inondations causées par des pluies diluviennes.


«Rappelez-vous que l’an dernier, l’île était sujette à des pluies torrentielles et qu’elles ont entrainé la mort de quatre de nos concitoyens. Cette situation chaotique a prouvé qu’il y a un besoin urgent d’adresser le problème de la préparation pour affronter ce genre de catastrophes naturelles. Les cyclones aussi», déclare Rajesh Jeetah, ministre de la Santé et de la Qualité de la Vie.


«A la lumière d’observations et de prévisions météorologiques récentes, et à cause des conditions climatiques instables, Maurice pourrait être victime de conditions cycloniques destructives. Nous pourrions passer directement à l’alerte II. Cela mettra beaucoup de pression sur la population, le personnel médical et paramédical, ainsi que les services d’urgence», poursuit-il.


Il admet que le plan d’action de son ministère pour les cyclones remonte à l’an 2000 et qu’il est nécessaire de le mettre à jour. C’est la raison pour laquelle un atelier de travail a été organisé en ce 7 avril. Directeurs d’établissements publics et privés offrant des soins, policiers, pompiers, représentants du SAMU, entre autres, y ont participé.


Le ministre Jeetah souligne que les systèmes de santé reposent sur des services publics et privés. En temps d’urgence, hôpitaux, centres de premiers soins, laboratoires, pharmacies et banques de sang, travaillent en collaboration avec des secteurs non-liés à la santé, tels que les fournisseurs d’énergie, de transport et les forces de l’ordre, pour assurer la continuité des services de santé.


«La dernière réunion de ce genre remonte à longtemps. Cet atelier a pour but de vérifier les systèmes mis en place, voir ce qu’il faut améliorer. Avec le réchauffement de la planète, les cyclones peuvent se former plus prêt de nos côtes…», confie le Dr K. Jauvaday, directeur des services de Santé.


Et d’ajouter, «s’il y a une catastrophe qui fait des victimes en masse, par exemple, une industrie qui aurait déversé des produits chimiques accidentellement et que des gens tombent malade…, il nous faut être préparés à cette éventualité, savoir quoi faire. Pour cela, nous faisons des simulations».


En effet, Rajesh Jeetah a demandé à ceux présents lors de cet atelier de travail de réfléchir sur les moyens de répondre efficacement à toute situation d’urgence, notamment les catastrophes naturelles. Ensuite, de lui soumettre un «Emergency Response Plan» dans les plus brefs délais. Ce plan devrait identifier quoi faire, comment s’y prendre et quel service est concerné, en cas d’urgence. Dans ce cadre, les responsables devront également élaborer une simulation. Laquelle devrait être effectuée dans les six mois à venir.